DE SPARRE (général comte) Louis (1780-1845)

Publié le par DESBONS Pierre

Louis Ernest Joseph DE SPARRE dit comte de Sparre

né à Paris le 8 juillet 1780

décédé à Paris le 9 juillet 1845

Il épouse Marie de MONTHOLON SEMONVILLE le 11 octobre 1798 qui décède à une date inconnue.

Brillante carrière militaire (1796-1845) : voir nécrologie ci-après.

Nommé Pair de France le 5 mars 1819

En 1823, il épouse Carolina NALDI (1802-1876, voir plus loin)

En 1825 : propriétaire du domaine du Haut-Brizay (1) commune de Brizay, canton de l'Ile-Bouchard (Indre-et-Loire)

Nommé maire de Brizay le le 21 février 1828

Membre du Conseil général d'Indre-et-Loire

Membre honoraire de la Société d'agriculture d'Indre-et-Loire

Président fondateur du Comice agricole de l'arrondissement de Chinon en 1844 (2)

(1)  http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/02/la-ferme-du-haut-brizay-1865-1879-premices-de-la-deuxieme-revolution-des-temps-modernes-en-touraine.html

(2) http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/09/comice-agricole-de-l-arrondissement-de-chinon.html

http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/02/comices-agricoles-du-departement-d-indre-et-loire.html

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Ernest_Joseph_Sparre

Louis Ernest Joseph de Sparre, dit Louis Ernest Joseph Sparre, (né le 8 juillet 1780 à Paris, mort le 9 juillet 1845 à Paris) est un général de brigade.
Descendant d'une famille suédoise au service de la France, ayant des origines françaises, il est le fils de Louis Ernest Joseph de Sparre, maréchal de camp, baron suédois Cronenberg et comte français de Sparre.

Distinctions :
Noms gravés sous l'Arc de Triomphe de l'Étoile : pilier Nord, 5e et 6e colonnes.Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l'Arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la 5e colonne (l’Arc indique SPARRE).
Il est membre de la Légion d'honneur.
Il est fait baron de l'Empire le 19 mai 1811.
Il est Pair de France.

Légion d'honneur (Base Léonore : LH/2545/27)

Chevalier le 25 mars 1804 
Officier le 22 décembre 1809
Commandeur le 23 août 1814

1823

Il épouse en deuxième noce : Carolina NALDI

Sa deuxième épouse : Carolina NALDI, née le 8 novembre 1802 à Aquaviva (province de Livourne, Italie), décédée le 26 décembre 1876 à Brizay (château du Haut-Brizay) en Indre-et-Loire. Fille de Giuseppe NALDI, chanteur baryton-basse.

 

JUDE Jean, Mémoires de l'Académie des Sciences, Arts Belles-Lettres de Touraine, 2009 Deux-centième anniversaire de la naissance de Frédéric Chopin, Aspects de la vie musicale tourangelle dans la première moitié du XIXe siècle. p. 13-32.

p. 28-29
La comtesse de Sparre Naldi (8 novembre 1802-26 décembre 1876). Fille de Maria et Giuseppe Naldi, Carolina de Sparre fut avant son mariage une des plus importantes cantatrices de sa génération. Suivant les traces de son père, baryton-basse qui incarna les grand rôles du répertoire (Don Giovanni, Leporello, Figaro…) sur les scènes internationales avant de périr tragiquement dans un accident de marmite autoclave, Carolina, selon les propos de la comtesse de Bassanville : « (…) a brillé dans le monde du triple éclat de la beauté, du talent et de la bonté ». Élève de Manuel Garcia, elle est amie de la fille de ce dernier, Maria, qui devint célèbre sous le nom de Malibran. Les Garcia avaient élu domicile chez les Naldi, à Paris, rue de Louvois. Madame Naldi gérait à la fois la carrière de sa jeune protégée Maria Garcia et de sa fille. Carolina fait ses débuts au Théâtre Italien en 1819. Elle chante tous les grands rôles de Rossini et de Mozart. Sa carrière sur les scènes de théâtre cesse après son mariage avec Joseph de Sparre (1780-1845). Toutefois, elle participe à divers concerts dont celui de l’inauguration de la salle Pleyel, rue Rochechouart, le 23 mai 1839. Le comte Joseph de Sparre, grand militaire ayant participé aux campagnes napoléoniennes se retire en Touraine. En 1825, il achète le château et la ferme du Haut-Brizay près de l’Ile-Bouchard et devient conseiller général du département. Ses terres atteignent deux cents hectares qu’il exploite selon les principes de l’agronome Mathieu de Dombasle. En 1828, Maria Malibran passe une partie de l’été et de l’automne au château du Haut-Brizay pour se reposer de l’agitation parisienne et fuir sa belle famille avec laquelle elle ne s’entend pas. Carolina de Sparre donne quelques concerts à Tours. Elle interprète, entre autres, des extraits du rôle de Desdemona de l’Otello de Rossini. En novembre 1843, elle chante lors de la consécration de l’église de la colonie de Mettray, dont son mari est un des membres fondateurs. À cette occasion, ils font un don de 2 000 francs. Carolina de Sparre décède dans son château de Touraine le 26 décembre 1876. En 1883, la propriété passe entre les mains du baron Roger de Nanteuil.

1825
Acquisition du domaine du Haut-Brizay
(Commune de Brizat, canton de l'Ile-Bouchard)
 
Dictionnaire géographique historique et biographique d'Indre-et-Loire et de l'ancienne province de Touraine par J.-X. Carré de Busserolle Membre de la Société archéologique de Touraine et de la Société des gens de lettres. Publié par la Société Archéologique de Touraine. Tome 1er, Tours Imprimerie Rouillé-Ladevèze, 6, rue Chaude, 6, 1878. 480 pages.
 
Page 435
 
Brizay, ou le Haut-Brizay. château et fief, commune de Brizay. C'était le siège de la seigneurie de Brizay. En 1825, le général comte de Sparre acheta cette propriété, composée de 200 hectares environ, et la cultiva d'après la méthode de Mathieu de Dombasle. De nos jours, M. Goussard de Mayolles, ingénieur-agriculteur, président du Comice de Chinon, l'a affermée et en fait une très belle ferme expérimentale. (Turgan. Les grandes usines en France et à l'étranger, X, 241-336.)

Maires de Brizay....Le comte de Sparre, pair de France, lieutenant-général, nommé le 21 février 1828. Il succède à Louis Pallu-Girard. Il est remplacé par Charles-Etienne Grosset le 22 novembre 1834.

1845

Nécrologie

Annales de la Société d'Agriculture des Sciences, Arts et Belles-Lettres du département d'Indre-et-Loire. Tome XXV. Année 1845. Tours Imprimerie Mame 1845.


Séance publique du 30 août 1845.
Rapport du secrétaire général.
Extrait :
p. 166-168
Le comte de Sparre (Louis-Ernest-Joseph), d'origine suédoise et dont le nom rappelle l'un des héroïque compagnon de Charles XII, naquit à Paris le 9 juillet 1780. Il servit d'abord dans la patrie de ses ancêtres, car il débuta par être sergent dans la garde royale de Suède en 1796 ; mais dès 1799 il entra au service de la France par la légion polonaise, et y parvint rapidement au grade de chef d'escadron. Il fut fait colonel en 1808 ; général de brigade le 11 avril 1812 ; lieutenant général en 1814. Un avancement si rapide fut le fruit de campagnes qui se succédaient sans interruption, et de nombreuses actions d'éclat. De 1808 à 1813, il ne quitta par l'armée d'Espagne et se signala en plusieurs occasions : c'est ainsi que le 6 janvier 1809, devant Zamora, il passa, à la tête de 20 hommes, une rivière à la nage pour couper l'ennemi fort de 1 000 hommes, qu s'était placé à la tête d'un pont avec deux pièces de canon ; il chargea l'ennemi attaqué en même temps par les dragons, le mit en fuite et s'empara des deux canons. Une autre fois, et c'était en janvier 1811, M. de Sparre, colonel du 5e dragons, se trouvait de passage à Murcie. A peine sa petite troupe, fatiguée, avait-elle commencé à prendre quelque repos, qu'elle fut attaquée par une division de cavalerie espagnole. M. de Sparre, aussitôt descendu sur la place, fut entouré d'ennemis ; il s'élança rapidement sur un cheval de troupe qui avait perdu son cavalier, et, ralliant autour de lui quelques dragons, il chargea avec tant d'énergie la cavalerie ennemie que celle-ci perdit son général et plusieurs officiers, fut culbutée, et que le colonel resta seul maître de la ville, où il avait été sur le point d'être accablé par le nombre. D'autres actions également hardies sont encore inscrites sur ses état de services ; enfin prenant sa part des derniers revers de l'armée française en 1814, il fut grièvement blessé à la bataille de Craonne. Non moins instruit que brave, il dut à ses hautes lumières le crédit illimité dont il n'a cessé de jouir depuis douze ou quinze ans au ministère de la guerre. Il a été successivement inspecteur général, puis membre du comité de cavalerie, dont il venait d'être fait président lorsque la mort est venue le surprendre sous les armes, alors qu'il passait une revue. M. le comte de Sparre était pair de France depuis le 5 mars 1819, et grand-croix de la Légion d'honneur depuis le 13 avril 1845. Il a été, à diverses reprises, membre du Conseil général d'Indre-et-Loire, et membre honoraire de la Société depuis nombre d'années. Dans les intervalles que lui laissaient ses hautes fonctions, il aimait à venir se reposer à son domaine de Brizay, et à faire des apparitions trop courtes à Tours, où nous avons apprécié l'homme plein de dignité et d'affabilité qui savait allier aux vertus militaires les qualités sociales les plus utiles et les plus bienveillantes.


CH. DE SOURDEVAL. (Charles de Sourdeval, Sécrétaire général)
 

Publié dans Personnage

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