FENNEBRESQUE Pierre Servais (1808-1879)

Publié le par DESBONS Pierre

FENNEBRESQUE Pierre Servais

Né à Versailles le 26 mai 1808 ; décédé à Tours le 22 juillet 1879.
Agronome.
Son père, Pierre François, originaire de Louye (Eure) est portier au Grand Trianon. Sa mère, Jeanne François LE JUSTE est née à Donges (Loire-Atlantique).
Il vient terminer ses études secondaires à Tours où son oncle l’abbé Le Juste dirige le collège de cette ville. Il en sort bachelier ès-lettres et s’oriente vers l’Instruction publique. Le 8 février 1830, il est nommé provisoirement maître d'études au collège royal de Reims. Il s’aperçoit vite que ce n’est pas sa voie. Il refuse le secrétariat du consulat du Danemark.
En 1836, il est engagé comme comptable par le Duc des Cars pour son vaste domaine de La-Roche-de-Bran situé sur la commune de Montamisé (Vienne).
Désirant perfectionner ses connaissances en agriculture, Pierre Servais entre en 1837 à l’Ecole d’agriculture de Grignon, et en sort diplômé en 1840.
 
Il épouse Angélique Marie Möring à Paris en 1841 avec laquelle il a quatre fils et trois filles. Son fils Henri Auguste sera Directeur du service des enfants assistés du département de la Seine à Romorantin (Loir-et-Cher)
Il retourne sur le domaine de La-Roche-de-Bran où le Duc des Cars le nomme régisseur, poste qu’il occupe pendant 22 ans. Il y conduit d’importantes  expériences agricoles et forestières. Il introduit les prairies artificielles, la culture des racines, le drainage, les tous derniers modèles de charrues, herses et extirpateurs. Il introduit les meilleures races animales : bovins suisses et de Durham, porcs anglais, moutons de Dishley et de Southdown. Il réalise des plantations et des semis forestiers de conifères. Il importe en 1845 le pin noir d’Autriche par voie de semis. Il créé des châtaigneraies, des bois de taillis. Par ses innovations et sa  bonne gestion, il multiplie les revenus de la propriété par quatre.
De 1861 à 1867 il est directeur des cultures à la Colonie agricole et pénitentiaire de Mettray en Indre-et-Loire. Il réside à la Colonie avec sa famille dans un logement de fonction.
De 1869 à 1875, il est régisseur du domaine du Plessis à Saint-Antoine-du-Rocher (Indre-et-Loire) et réside au château.
En 1876 il se retire à Tours,  rue de l'Aumône Saint-Jean.
En plus de ses emplois à la Colonie de Mettray puis au domaine du Plessis, il s’implique activement dans plusieurs organismes de l’Agriculture, de l’Enseignement et de la Justice :
En 1864, il est élu membre résident de la Société d’Agriculture. Puis de 1865 à son décès en 1879, il y occupe le siège de vice-président.
Membre de la Société Royale et centrale d'agriculture de Belgique et membre correspondant de la Société d'agriculture de la Vienne, etc.
Délégué du Ministre de la guerre pour les examens de volontariat, section agriculture,
Membre de la Commission d'examen pour l'enseignement primaire,
Membre de la Commission de surveillance et des examens, de la ferme-école des Hubaudières,
Membre du jury des concours régionaux dans la Nièvre, le Loiret et le Loir-et-Cher,
Deuxième suppléant du juge de paix de Neuillé-Pont-Pierre.
L’arrêté ministériel du 17 avril 1875, nomme M. Fennebresque, titulaire de la première Chaire d’agriculture d’Indre-et-Loire et par voie de conséquence professeur d’agriculture à l’Ecole normale d’instituteurs de Loches. Ce poste, l’obligeant à résider à Loches, il démissionne aussitôt. Cependant il participe aux conférences itinérantes instituées par cette Chaire, en faisant deux interventions en décembre 1875 sur la Sylviculture, à Langeais et à Neuillé-Pont-Pierre.

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