TESTARD Charlemagne Numance (1807-1874)

Publié le par DESBONS Pierre

Charlemagne Numance TESTARD

Né le 29 janvier 1807 à Mitry-Mory (Seine-et-Marne)

Décédé le 8 août 1874 à Saint-Jean-Saint-Germain (Indre-et-Loire) à 67 ans.

Propriétaire agriculteur-éleveur à Saint-Jean-Saint-Germain près de Loches. Il y possède le château.

Vice-président fondateur du Comice agricole de l'arrondissement de Loches (1849-1874)

http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/02/comices-agricoles-du-departement-d-indre-et-loire.html

 

 

1851

 

ADIL_Recensement_Saint-Jean-Saint-Germain_1851_page 21

Grosse propriété à 6 km de Loches, une vingtaine de personnes y vivent

 

Candidature pour ferme-école en 1851, en remplacement de Marolles, en concurrence avec les Hubaudières

1854

 

Annales de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire, Tome XXXIIIIe, année 1854, Tours, Imprimerie Ladevèze, rue royale, 1854.

Rapport présenté par au nom de la Commission d'examen pour les primes (départementales) de 1854, par M. Minangoin, Rapporteur.

p. 230-232

2. Exploitation renfermant la plus forte proportion de culture fourragère, relativement étendue.

L'exploitation de M. Testard, vice-président du comice agricole de Loches, à St-Germain, présente un fait des plus remarquables et qui a déjà eu une heureuse influence sur le progrès agricole de l'arrondissement, la réussite de la luzerne sur des terres silico-argileuses non calcaires d'une fécondité médiocre. Tous les cultivateurs sont d'accord sur les services que cette plante peut rendre à l'agriculture ; tous la considèrent comme précieuse, soit pour les fourrages abondants qu'elle produit, au meilleur marché possible, soit par les détritus qu'elle laisse pour les récoltes suivantes ; mais généralement on pense qu'elle est trop exigeante sur la nature et la fécondité du sol ; cette opinion limite sa culture à des champs d'une étendue restreinte et placés dans des conditions exceptionnelles de fécondité. Les résultats obtenus à Saint-Germain nous ont prouvé que cette plante est beaucoup moins exigeante qu'on ne le croit et qu'elle est appelée à faire faire des progrès rapides et permanents à l'agriculture du département. Votre commission considère donc comme un devoir de signaler ce fait aux agriculteurs, en décernant une médaille d'honneur à M. Testard. Cette exploitation offre encore aux cultivateurs un choix judicieux d'instruments perfectionnés : La machine de Duvoir, la herse Bataille, la houe Bouscasse, la charrue Pluchet, une charrue appropriée par M. Testard aux circonstances locales et plusieurs autres instruments ou modifications ingénieuses. Aux terres fécondes de la vallée de l'Indre, la propriété dont nous entretenons réunit, sur les plateaux supérieurs, des landes, qui chaque année disparaissent pour faire place à de magnifiques récoltes. M. Testard défriche à la charrue Pluchet ; et, sur un seul labour, suivi de nombreux et énergiques hersages, il obtient, au moyen du noir animal, des récoltes qui ne le cèdent en rien aux terres des vallées.

Nous ne quitterons pas l'intéressante exploitation de Saint-Germain sans vous dire un mot de sa fromagerie, dont la réputation est si méritée dans le département ; l'ordre et la propreté, qui y règnent, témoignent des soins assidus et intelligents de Mme Testard ; elle a su apporter en Touraine le système de fabrication des fromages de Brie et leur faire une redoutable concurrence.

 

p. 240

 

II. Cultures fourragères en plus forte proportion. 1er prix. Médaille d'or, à M. Testard, vice-président du comice agricole de Loches à St-Germain.

 

p. 269

Médaille de bronze à M. Testard, pour sa collection d'instruments d'agriculture.

1854

Voyage agricole en France par la Cte de Gourcy, année 1854, Librairie de la Maison Rustique, Paris 1859, 351 pages.

p. 245-247

Nous nous sommes rendus le lendemain 16 septembre, M. de la Selle et moi, chez M. Tétard, habitant de Paris, qui a acheté, il y a plusieurs années la terre de Saint-Germain, située à 8 km de la ville de Loches ; je l'avais déjà visitée il y a quelques années, mais je n'avais pas trouvé M. Tétard chez lui. Sa culture se partage en deux fermes, dont la plus considérable est situées à près d'une lieue du château et occupe un plateau fort élevé, sur lequel il a établi une luzernière considérable et productive, mais une grande partie de cette ferme est composée de terres très siliceuses et peu fertiles ; il en a planté une partie en lignes simples de ceps, à intervalles de 10 mètres ; on les cultive à la charrue, et l'on sème des céréales et prairies artificielles entre les rangées de ceps. M. Tétard a été forcé de vendre son troupeau, composé de brebis de ce pays, auxquelles il avait donné des béliers de la partie du Berry nommée de Crevant ; ces bêtes avaient été atteintes de cachexie, qui lui avait déjà enlevé le tiers du troupeau. La ferme située près du château contient toujours une quarantaine de vaches, que lui achète un boucher dans les foires environnantes : il les revend au moment de vêler, avec un certain bénéfice, après les avoir nourries à l'étable pendant huit à dix mois. M. Tétard élève des cochons du pays. Il a fait venir depuis huit ans une machine à battre de Duvoir. Elle a coûté 1900 francs, mais n'a jamais exigé de fortes réparations ; elle a le grand inconvénient, pour les cultivateurs qui ne vendent pas leur paille fort chère, de ne battre que 18 à 20 hectolitres de froment par jours. Celles qu'on dans les environs d'Angers, à Chef et surtout à Château-Gonthier, entre autres chez le sieur Stubenrauhc et qui sont locomobiles, coûtent, pour deux chevaux, 500 francs, et pour quatre, 70 ; cette dernière bât bien quatre fois autant que celle de Devoir ; mais, à la vérité, elle ne vanne pas, étant faite pour être mise au pied des meules.

M. Tétard vient de faire venir une charrue de Dombasle avec un avant-train Pluchet, que le fabricant vend 12 francs. Il a une houe à cheval de M. Bouscasse, faite à La Rochelle, qui a coûté, prise sur place, 120 francs. : elle fonctionne bien, mais je lui préfère infiniment, pour la culture des betteraves, rutabagas, carottes et navets, celle de M. Maxime Lemaire, commune de Saint-Rimeau, près Bresle, département de l'Oise. Ces houes à cheval cultivent trois lignes de racines à la fois et coûtent 150 francs, étant montées sur trois roues. Les terres de cette ferme son fertiles et produisent de fort belles récoltes. M. Tétard, ayant vu chez M. de la Selle (1) les remarquables effets produits par l'emploi du guano, en achète depuis lors une quantité assez considérable. J'ai vu chez lui des râteaux-brouettes dont il fait grand cas ; il se fabriquent dans la commune de Genillet, département de l'Indre ; c'est un diminutif du râteau à cheval.

 

(1) : Léon Gaullier de la Celle à la Celle-Guénand (Indre-et-Loire, arrondissement de Loches)

 

http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/09/gaullier-de-la-celle-leon-1816.html

 

1856

Mémoire de la Société d'Agriculture d'Indre-et-Loire, 1856, p. 294

Comice agricole de Loches (célébration du 8e anniversaire)
Domaines ayant attiré l'attention du Comice : Domaine de Saint-Germain exploité par M. Testard 

Race porcine. Verrat, race étrangère. Prime de 25 fr., accordée à M. Testard, n. 57. 

 

ADIL_Recensement_Saint-Jean-Saint-Germain_1856_page 10

3 gagistes travaillent à la ferme

1861

ADIL_Recensement_Saint-Jean-Saint-Germain_1861_page 5

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