BERTHON Pierre Auguste (1800-?)

Publié le par histoire-agriculture-touraine

Pierre Auguste BERTHON

Epoux de Marie Elisabeth BOUVIER, originaire de Senlis (Oise)

Leur fille, Elisabeth Augustine (né à Senlis le 14 novembre 1829), épouse Antonin BOUTRON le 15 octobre 1849 à Loché-sur-Indrois.

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Avoué

Propriétaire cultivateur du domaine de la Gironnerie, commune de Loché-sur-Indrois (canton de Montrésor)

Maire de Loché-sur-Indrois : de Janvier 1849 à Juillet 1860 et de décembre 1868 à septembre 1870

 

 

1849

Visite de la Commission de la Société d'Agriculture d'Indre-et-Loire et remise du Prix départemental d'agriculture

Domaine de la Gironnerie

 

Annales de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres d'Indre-et-Loire. 1849. Prix d’agriculture décernés par la Société d’agriculture

p. 222

Domaine de la Gironnerie

Le domaine de la Gironnerie, créé sur une étendue de 548 hectares de bruyères incultes, vous a montré ce que peut l'intelligence quand elle est éclairée par le savoir. Nulle part vous n'avez trouvé une plus heureuse application de ressources for limitées. Les détails dans lesquels le rapporteur s'est plu à entrer ont convaincu de la haute intelligence de M. BERTHON, qui le place loin au-dessus de ses concurrents.

p. 227

Prix décernés à titre d'encouragement pour les cultures et les plantes fourragères. Culture fourragères pratiquées sur une plus grande étendue, eu égard à l'assolement de la ferme.

1er prix. M. BERTHON, domaine de la Gironnerie, commune de Loché-sur-Indrois (canton de Montrésor), 200 fr. avec médaille d'argent.

1851

ADIL Recencement de Loché-sur-Indrois,La Gironnerie 1851

BERTHON Pierre Auguste, propriétaire cultivateur, marié, 51 ans
BOUVIER Elisateth, sa femme, 48 ans
BOUTRON Antonin Jean-Baptiste Hyppolite, gendre, marié, 25 ans
BERTHON Elisabeth Augustine, femme Boutron, 21 ans
BOUTRON Louise Elisabeth Augustine, fille, 6 mois
SIMON Eugènie, fille, gagiste, célibataire, 26 ans
TANCHOU Silvine, fille, gagiste, célibataire, 22 ans
BODARD Pierre, garçon, gagiste, célibataire, 24 ans
CHRETIEN Pierre, garçon, gagiste, célibataire, 25 ans
BIERCKENSTOCK Chrétien, garçon, gagiste, célibataire,19 ans

1853

 

Prime décernée par la Société d'Agriculture d'Indre-et-Loire

 

Annales de la Société d'Agriculture Sciences, Arts et Belles-Lettres du département d'Indre-et-Loire,  1853. Rapport des prix d'agriculture pour les primes de 1854. Le secrétaire de la section d'agriculture, rapporteur de la Commission. F. MINANGOIN. p. 114-131.

p. 116-119

Défrichements : Médaille d'or à M. BERTHON, de Loché

Terre de la Gironnerie. L'année dernière votre commission rendait hommage aux efforts et à l'intelligence de l'homme qui ouvrait pour la première fois le sein d'une terre couverte de bruyères, et venait ainsi coopérer à la prospérité générale, en enlevant à la stérilité des portions notables du sol de la patrie ! Cette année encore, nous sommes heureux d'avoir à vous signaler des efforts semblables couronnés du même succès. Eloigné de son pays natal par les circonstances de ses occupations, M. BERTHON de Loché, y est revenu au bout d'un certain nombre d'années, pour y prendre le manche de la charrue après avoir déposé la toge du barreau. Convaincu que l'intelligence en culture, soutenue par un capital suffisant, guidée par une prudence persévérante, peut triompher des plus grandes difficultés, il est venu fixer sa résidence sur la terre de la Gironnerie, dont les champs stériles na rapportaient que 3 pour 1 aux malheureux métayers, et qui renfermait, en outre, 138 hectares de landes. Aujourd'hui, 104 ha ont été rendus à la fécondité, et votre commission, après avoir traversé les terres désolées qui entourent la forêt de Loches dans sa partie sud-est, ne pouvait se lasser d'admirer la transformation qui s'opérait sous ses yeux au moment où elle arrivait sur les terres de la Gironnerie : ici, de larges routes bien tracées, bien entretenues, plantées d'arbres fruitiers ou limitées par de larges bandes de pin formant abri ; là, des champs couverts des plus riches moissons ; plus loin, des vesces fourragères atteignant 0,70 m de hauteur ; des trèfles promettant pour la première année une ample provision de fourrage d'hiver, et pour la deuxième un pâturage excellent pour les bêtes à laine. Les blés, sur les défrichements récents, se faisaient remarquer par la richesse de leur végétation ; ils étaient obtenus au moyen d'une année de jachère et d'une addition de 4,5 hl de noir de raffinerie, au moment de la semaille M. BERTHON ne s'est pas laissé séduire par l'appât trompeur des premières récoltes sur défrichements ; il n'a pas voulu épuiser son sol pour remplir momentanément sa ; après deux récoltes épuisantes, il a songé immédiatement à un assolement riche en fourrage, qui pût lui fournir les ressources nécessaires à l'alimentation d'un nombre considérable de bestiaux : éloigné de tout centre producteur de fumier, il devait naturellement songer à le produire sur son exploitation : il a donc adopté la rotation suivantes, qui lui donne trois récoltes fourragères sur deux céréales :

1° Jachère avec racines et vesces fourragères

2° Blé 

3° Trèfle fauché

4° Trèfle pâturé

5° Avoine

Cet assolement a pu fournir au froment une fumure de 27 m3/ha, et élever ainsi son produit à 10 pour 1, soit à 18 et 20 hl/ha. Mais en triomphant de la stérilité des landes, M. BERTHON n'a pas fini de combattre ; il lui reste à lutter contre le gibier qui abonde dans les immenses forêts qui l'avoisinent, et qui vient vivre aux dépens des moissons obtenues, par des efforts persévérants. Il serait de toute justice que le cultivateur eût droit de se défendre, pendant l'interdiction de la chasse, contre de semblables ennemis. Madame BERTHON a apporté, au succès de l'exploitation dont nous vous entretenons, cette participation si importante de la maîtresse de maison : ordre et économie dans le ménage, surveillance incessante du personnel et de la basse-cour. Par ses soins intelligents, les abeilles multiplient leurs essaims ; les viviers, suffisamment peuplés, viennent augmenter les ressources de la table ; le poulailler fournit des produits abondants. Les habitants de Loches ont pu apprécier la délicatesse de la volaille grasse qu'elle livre sur le marché de cette ville. Votre commission se plaît à reconnaître, par une médaille d'or, les services que l'exploitation de la Gironnerie a rendus et peut rendre encore au pays stérile qui l'entoure.

1856

ADIL Recencement de Loché-sur-Indrois, La Gironnerie, 1856, p. 20-21

BERTHON Pierre Auguste, propriétaire, marié, 56 ans
BOUVIER Marie Elisabeth, sa femme, 53 ans
BOUTRON Hyppolite, agricukteur, marié, 30 ans
BERTHON Elisabeth Augustine, sa femme, 26 ans
BOUTRON Louise Elisabeth Augustine, leur fille, 5 ans
BOUTRON Cécile, 4 ans
BOUTRON Caroline, 3 ans
BOUTRON Maurice, 1 an
BESSON; gagiste marié, 29 ans
DANCHOUX Silvine, sa femme, 27 ans
GELINEAU Pierre, journalier, marié, 36 ans
GABARD Henriette, sa femme, 33 ans
GELINEAU Henriette, leur fille, 6 ans
GELINEAU Marie, leur fille, 4 ans
GELINEAU Joséphine, leur fille, 1 an
BAUDOIN Victoire, veuve Gélineau, 66 ans
PRIEUR Auguste, journalier, marié, 31 ans
MOREAU Madeleine, sa femme, 38 ans
PRIEUR Armand, leur fils, 8 ans
DENIS Silvain, journalier, célibataire, 20 ans
BOUILLON Louis, journalier, marié, 29 ans
BALLERAUT Marie, sa femme, 26 ans
CARRE Joseph, gagiste, célibataire, 23 ans
DAUMAIN Louis, gagiste, célibataire, 26 ans
BOUREAU Silvain, gagiste, célibataire, 17 ans
LEGOT Valentin, berger, marié, 38 ans
BOUREAU Henriette, sa femme, 29 ans
BERNARD Louis, garde, marié, 45 ans
BOURDIN Elisabeth, sa femme, 44 ans
BOUREAU Louis, fils naturel, 9 ans
LEGOT Auguste, 3 ans
LEGOT Désiré, 4 ans

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