DESLOGES Charles Édouard (1817-?)

Publié le par histoire-agriculture-touraine

Charles Édouard DESLOGES

Né le 15 septembre 1817 à Fontenay-le-Marmion (Calvados)

Il épouse Julie-Ernestine ARNAULT le 15 janvier 1850, à Reignac-sur-Indre (Indre-et-Loire, il a 33 ans.

Fermier de la ferme des Usages à Manthelan de 1840 à 1852. (Son père, venant du Calvados, prend en fermage la ferme des Usages en 1840 et il décède 2 ans plus tard. En 1842, le fils, Charles Edouard qui a 25 ans, reprend la ferme à son compte)

Fermier de la ferme des Mézières à Dolus-le-sec à partir de 1852

1846

Recensement de Manthelan, ferme Les Usages, 1866, p. 25-26

ADIL Recensement Manthelan, Les usages, p. 17

DESLOGES Edouard, cultivateur, 28 ans, célibataire
LANCELIN Aimée, mère, veuve, 50 ans
GAULTIER Sylvain, domestique, célibataire, 21 ans
PROUST Gatien, domestique, célibataire, 23 ans
MIRAULT François, domestique, célibataire, 18 ans
BONIN Etienne, domestique, célibataire, 17 ans
LACROIX Jean, domestique, célibataire, 13 ans
BOUCHER Antoine, domestique, célibataire, 13 ans
MIGEON Marie, domestique, célibataire, 30 ans
BERTIN Angélique, domestique, célibataire, 34 ans

1848

Concours départemental d'Indre-et-Loire

 

Annales de la Société d'agriculture, sciences, arts et belles-lettres d'Indre-et-Loire. 1848. p.88

p. 95

Prix pour le domaine le mieux cultivé et le mieux tenu, eu égard à la nature du sol et des circonstances. M. DESLOGES, fermier-cultivateur, aux Usages, commune de Manthelan .. 200 francs.

p. 88

La ferme des Usages, exploitée par le sieur DESLOGES, est située commune de Manthelan ; elle occupe 200 ha sur un plateau inégal où les ondulations du sol alternent l'aridité brûlant avec le marécage. Ce terrain, couvert de bruyères sur les 3/4 de sa surface, était affermé, il y a 30 ans (1818), à la modique somme de 150 francs. Il est juste de dire que le propriétaire a commencé les défrichements, qu'il a amené la ferme à produire un revenu double de son bail primitif. Mais là ne devait pas s'arrêter le progrès. Le père de DESLOGES (Jean-Charles Desloges, 1785-1842) venu de Normandie (Calvados) à la sollicitation d'un riche propriétaire voisin, se rendit fermier des Usages, il y a 8 ans (1840), et s'établit avec sa famille dans les bâtiments chétifs destinés à l'exploitation de ce domaine réputé sans valeur. Il y commença des travaux intelligents ; mais la mort l'ayant bientôt surpris (1842), ce fût son fils (Edouard Charles, âgé de 25 ans), encore jeune, qui hérita de son courage et de sa noble tâche ; c'était là, à peu près toute sa fortune. Le jeune DESLOGES, depuis lors, n'a négligé aucun moyen d'améliorer sa ferme. Les défrichements ont été poussés avec tant d'ardeur qu'il ne reste plus aujourd'hui trace de bruyères. Mais ce n’était pas assez d'avoir labouré cette terre, il fallait encore lutter contre sa nature ingrate et stérile. Son sol, sans résistance à la pluie comme à la sécheresse, se détrempe outre mesure pendant l'hiver, se durcit comme le marbre pendant l'été ; il produit spontanément une foule de plantes, ennemies acharnées de la culture, comme l'aunée, la menthe, le tussilage, la camomille, les brômes, les festuques, l'agrostis spica venti. On a dû vaincre tant d'obstacles à force de labourage et d'engrais. DESLOGES emploie la charrue américaine, qui, suivie de fortes herses, dompte et ameublit convenablement ce sol rebelle. L'expérimentation des engrais donne lieu à des observations importantes : la marne et le falun ne produisent qu'un effet inappréciable sur ce sol capricieux. Le noir animal, au contraire, y assure d'excellents effets, surtout dans les terres récemment défrichées ; le tourteau de colza réussit à l'égal du noir, et, de plus, il étend partout ses effets fertilisants ; c'est cet engrais surtout que DESLOGES affecte à ses récoltes de céréales, et il le fait avec un grand succès, car ses récoltes dépassent de beaucoup celles de ses voisins, lors-même que ceux-ci ont un renom comme cultivateurs. Les fumiers d'étables sont tout entier consacrés à la culture du colza. Ces engrais sont faits uniquement à l'aide de la paille de colza qui est en telle abondance sur la ferme, qu'elle suffit à tenir constamment le bétail sur litière fraîche, et qu'elle tapisse, en outre, les cours et abords des étables. DESLOGES ne pourrait consommer ses pailles de céréales en sus de ses tiges de colza, les vend en totalité et en retire une somme 3000 francs qu'il remploie en engrais chimiques. Sa vacherie, composée d'animaux de Touraine et de Gâtine, se recrute d'elle-même par des élèves bien nourris et en voie d'amélioration. Quatre bœufs sont appliqués au travail avec autant de chevaux. Nous aurions désiré une force motrice plus considérable ; mais l'habile cultivateur nous a fait espérer qu'avec le temps son écurie se fortifiera.

p. 147-149

La ferme des Usages

(Note fournie par M. de la Ferrière)

La ferme des Usages exploitée par le sieur DESLOGES, cultivateur à Manthelan, est d'une contenance de 200 hectares. Lorsque le fermier actuel l'a prise à bail (1840), il y avait encore plus de la moitié des terres en bruyères, et la partie qui se trouvait en valeur ne donnait qu'un très faible produit ; on sait généralement, et le propriétaire actuel a déclaré que le domaine entier avait été affermé pour la somme de 300 francs. Le sieur DESLOGES, depuis le commencement de sa jouissance, n'a pas négligé une seul des améliorations qui pouvaient être introduites sur la ferme. Les défrichements ont été poussés tous les ans avec une telle vigueur qu'il ne reste plus en ce moment la moindre partie de bruyères. Les bâtiments de servitudes qui ont dû être considérablement augmentés par suite du développement de la culture sont garnis de bestiaux en bon état, et malgré les 60 têtes de gros bétail et un troupeau de 200 moutons que le fermier entretient habituellement, les engrais ne se trouvant pas en rapport avec les besoins d'une ferme aussi étendue, le sieur DESLOGES se procure au dehors tous ceux qu'exigent les cultures. Il a acheté cette année, pour suppléer aux fumures qui lui manquaient, 90 milliers de tourteaux et en outre une assez grande quantité de poudrette. Aussi depuis longtemps déjà les résultats sont-ils tels qu'il avait droit de les espérer. Tous les produits sont de la plus riche apparence, les colzas surtout avaient une vigueur de végétation d'autant plus remarquable que les terres où ils étaient situés ne sont pas de bonne qualité, que la culture de cette plante est tout à fait exceptionnelle dans la localité et qu'on ne peut attribuer un tel succès qu'à la perfection des labours de préparation, aux soins particuliers et à la grande quantité d'engrais appliqués par le sieur DESLOGES. Les récoltes se divisent ainsi cette année sur la ferme de Usages : Colza 23 ha, Blés d'hiver 47 ha, Avoine 40 ha, Vesce de printemps et maïs en vert 2 ha, Betteraves et pommes de terre 2 ha, Trèfle et ray-grass 30 ha, Semis de colza préparé 12 ha. Total 56 ha. Les 44 ha qui ne son pas ensemencés sont les derniers défrichements qui ont été faits cette année et qui sont dès à présent préparés à recevoir des ensemencements de blé et des colzas repiqués. Le sieur DESLOGES se propose de semer cette année 60 ha de froment et au moyen des 12 ha de semis de colza qui resteront en place, il compte en les éclaircissant en repiquer 15 ha qui porteront en totalité sa culture de colza pour 1849 à 27 ha. A partir de cette année la jachère n'existe plus sur le domaine des Usages. Dans la commune de Manthelan et dans plusieurs autres environnantes, les terres ne s'afferment guère au-delà de 10 francs / ha et le prix de ferme que paye le sieur DESLOGES établit ce prix moyen pour toute la contenance de son domaine, dont le sol est généralement humide et difficile à égoutter. Il est donc facile de se rendre compte des sacrifices qu'il a fallu faire et des soins qui on dû être pris pour obtenir le résultat qui est aujourd'hui contesté et qui ne permet pas d’évaluer la récolte brute de cette année à moins de 32000 francs. Il faut aussi ajouter que le 10 juin, époque où on commence le sciage du colza, jusqu'au 1er novembre, le sieur DESLOGES n'emploie jamais moins de 50 ouvriers qu'il nourrit sur son domaine et que pendant le reste de l'année ce nombre s'élève à 25, et ce non compris tous les travailleurs qui ont jusqu'à ce jour effectué les défrichement à la tâche.

 

1850

Second voyage agricole en Belgique, en Hollande et dans plusieurs départements de la France par M. le comte Conrad de Gourcy, Librairie d'agriculture de Mme Bouchard-Huzard, Paris 1850, 387 pages, Cote A238
p. 360-363


Manière économique et très profitable de défricher les bruyères.
On fait produire à une bruyère, au bout d'une année ou 18 mois au plus, du moment où le premier labour a été donné, une récolte de 20 à 25 hl en froment, méteil ou seigle, suivant le plus ou le moins de légèreté du sol défriché, en adoptant la manière d'employer le noir animal, imaginée par M. de la Selle fils, propriétaire demeurant à 12 lieues de Tours, près de la ville de Preuilly.
Il y a six ans [1844] qu'il suit cette méthode, qui lui a si bien réussi, que beaucoup de cultivateurs l'ont adoptée et qu'il y a déjà plus 100 ha de bruyères défrichées d'après cette méthode, près de chez lui.
Voici comment procède M. de la Selle : il fait piocher à tranche ouverte la bruyère, après en avoir fait faucher la surface pour litière, ou l'avoir fait brûler, en y mettant le feu par un temps sec. Ce piochage coûte dans ce pays, aux époques où les travailleurs ne sont pas employés à la fenaison ou moisson, 60 fr/ha. Il fait ensuite réduire ce grossier piochage au moyen de herses armées de coutres et à coup de rouleau. En septembre, on donne un labour assez profond pour amener de la terre sur les gazons qui n'ont pu être réduits entièrement ; on herse encore un couple de fois, et puis on sème le grain, mêlé aussi bien que possible avec 360 litres de noir animal bien pulvérisé. Afin de répandre également [uniformément] sur le champ la semence et le noir, il fait passer le semeur trois fois sur l'emplacement où il ne serait passé qu'une, s'il n'avait semé que du grain pur. Une fois la récolte enlevée, M. de la Selle fait donner un seul labour et sème lorsque le temps est venu, une seconde fois du grain d'hiver, en y mettant la même quantité de noir. Cette deuxième récolte produit ordinairement de 30 à 35 hl.
La troisième année produit, toujours avec la même quantité de noir mêlé à la semence, une trentaine d'hl de colza ou de 6 à 8 000 kg de vesce d'hiver mêlée de seigle.
La quatrième année, on sème de l'avoine qui devient superbe et qui peut donner ayant reçu aussi du noir, de 40 à 45 hl.
On se trouve alors, au moyen de l'argent et du fumier produits par les 4 premières récoltes, en état de drainer les terres humides, de les marner et de les fumer ; de cette manière, on continuera à obtenir de ces terres d'aussi bonnes récoltes que dans les bonnes terres cultivées depuis longtemps. M. de la Selle a déjà défriché ainsi plus de 70 ha.
M. Dubreuil-Chambardel, propriétaire de la terre de Marolles, près Loches, où il vint d'établir une ferme-école, a été un des premiers à imiter M. de la Selle. Il a déjà défriché une centaine d'hectares, il ne donne que deux labours ou un piochage et un labour à ses bruyères ; il ne herse que deux fois avant et deux fois après la semaille, et quoique sa terre se trouve ainsi infiniment moins bien préparée que celle de M. de la Selle, il obtient des récoltes encore plus belles, ce qui vient de ce que M. Chambardel met 450 litres de noir au lieu de 360.
J'ai vu, cette année, chez M. Chambardel 3 ha en froment et 3 en seigle, qui produisent leur troisième récolte du même grain ; elle nous a paru encore plus belle que la deuxième récolte sur défrichement que nous venions de voir et qui était très belle. Nous avons estimé qu'une première récolte de grain méteil, qui avait été semée sur une bruyère qui n'avait reçu que deux labours et quatre hersages, devait produire de 28 à 30 hl ; la palle en avait près de 2 mètres de haut ; la récolte était très épaisse et les épis très longs et bien garnis.
M. Malingié, propriétaire de la terre de la Charmoise, près Pontlevoy, département de Loir-et-Cher, qui a établi une ferme-école il y a trois ans, a défriché cette année 100 ha de bruyères pour les emblaver de cette manière.
M. Desloges, fermier près de Manthelan, route de Tours à Preuilly, a plus de 50 ha de bruyères traitées de même, et les récoltes de froment et colza y sont admirables.
M. Lupin, au château de Loroy (Cher), ayant essayé sur 10 ha cette méthode, s'en est bien trouvé, qu'il vient d'emblaver ainsi 50 ha de bruyères défrichées.
M. Mariotte, au château de Trécy près Romorantin, après avoir essayé sur 4,5 ha, vient d'en défricher 20 autres qui ont été semés de même. Il va défricher toutes ses bruyères.
Il faut que j'ajoute que M. Mariotte ayant fait l'essai de semer sur 1 ha, 10 hl de noir animal sans le mélanger avec la semence, sur l'hectare voisin 5 hl mêlés à la semence, le froment du second hectare a été aussi beau que celui du premier. Le noir animal devra être acheté dans les grandes raffineries d'Orléans ou de Paris ; dans celles-ci, il valait cet été, 8 fr/hl, qui pèse ordinairement de 80 à 90 kg. Les cultivateurs, qui n'ont jamais défriché ou vu défricher des bruyères comme il y en a une immense étendue dans le centre de la France et en Bretagne, bruyères qui, malgré le bon sol qu'elles couvrent, peuvent encore s'acheter dans quelques endroits au-dessous de 100 fr/ha, pourront penser qu'une fois que le noir aura été employé pendant 4 ou 5 ans, ce terrain se trouvera épuisé et inerte ; ils devront se tranquilliser là-dessus, en voyant les belles récoltes que M. de la Selle obtient à la cinquième et sixième année, après avoir employé une fumure ordinaire [fumier], ou de 300 à 400 kg de guano du Pérou. J'ajouterai que j'ai défriché, il y a 25 ans [1825], des bruyères qui ont été cultivées depuis ce temps par de pauvres métayers des environs de Blois, et que cette terre continue à être infiniment meilleure que les anciennes terres de la même ferme qui l'entourent.
 

1864

Concours régional de Tours

 

Annales de la Société d'agriculture, arts, sciences et belles-lettres d'Indre-et-Loire. 1864

p. 24

DESLOGES, fermier à Mézières, commune de Dolus-le-Sec, médaille d'or grand module, pour ses prairies artificielles et ses colzas.

p. 26

DESLOGES, à Mézières (Dolus), 1er prix, médaille d'or et 400 francs pour un taureau Cotentin (n° 144 du catalogue) ; 1er prix, médaille d'or et 300 francs pour une vache cotentine (n° 136) ; 2e prix, médaille d'argent et 200 francs pour une autre vache cotentine (n° 129) ; médaille de bronze pour ses betteraves.

DESLOGES (Mme), Dolus, médaille de bronze pur coq et poules Brahma ; mention honorable pour canards.

p. 70-71

La prime d'honneur au concours régional de Tours

Rapport par M. Edouard Lecouteux (rédacteur en chef du Journal d’agriculture pratique)

« Parmi les agriculteurs qui se sont le plus distingués dans le Concours de la prime d'honneur, se place un de ces fermiers comme il faut en désirer beaucoup à un pays. Ce fermier exploite la ferme de Mézières, commune de Dolus, et il s'appelle M. DESLOGES. Le premier mérite de M. DESLOGES, c'est d'avoir su découvrir une ferme valant beaucoup mieux que sa réputation à elle, ferme jusque-là traitée et martyrisée selon toutes les règles de l'art de la culture épuisante, et, par conséquent, dépréciée dans l'opinion publique. Mais le fond de terre était bon : il se prêtait aux labours profonds, aux assainissements, aux grosses fumures. M. DESLOGES devint, en 1852, fermier de Mézières pour 26 ans, et moyennant le prix de 30,6 francs par hectare. Il arrivait alors d'une ferme voisine, celles des Usages, dont il avait doublé la valeur par de grands défrichements. La fortune ne lui avait pas encore beaucoup souri, en tant que la fortune ne serait que l'argent. Mais il avait cette richesse des fermiers, richesse pour eux à nulle autre pareille, qui s'appelle une vraie fermière, une ménagère vigilante, une femme d'ordre, une femme qui sait exonérer son mari du service intérieur de la ferme, le remplacer au besoin, comprendre ses travaux toujours. Ainsi assorti, le ménage DESLOGES devait prospérer. Il a prospéré. Maintenant, la ferme de Mézières est un exemple, une démonstration de la supériorité des nouvelles méthodes de culture sur les anciennes coutumes locales. Il n'y a plus de jachères, les luzernes et les sainfoins y occupent le huitième de l'étendue totale, les fourrages s'y équilibrent à peu près par moitié avec les céréales et le colza. Et s'il n'y a pas d'assolement très régulier, au moins la succession des récoltes est-elle calculée de manière que le retour de chaque plante sur elle-même ne soit pas trop fréquent. Là où commence le dommage pour une récolte s'arrête la liberté des autres. Or, en matière d'assolement, c'est là, sans contredit, de la bonne liberté. C'est par l'agriculture seule que M. DESLOGES est arrivé à conquérir une honnête aisance. Il jouit d'une belle réputation agricole dans sa localité. Il est habitué à remporter les premiers prix des Comices. La commission, rendant un hommage public à la beauté de ses récoltes, lui décerne, particulièrement pour ses prairies artificielles et ses colzas, la médaille d'or grand module, haute récompense qui ne s'accorde qu'aux grands services rendus à l'agriculture, et qui, presque toujours, est le présage de plus grands efforts et de plus grands triomphes. »

1866

Recensement de Dolus-le-sec, ferme de Mézières, 1866, p. 25-26

DESLOGES Edouard, fermier, marié, 48 ans

ARNAULT Ernestine, sa femme, 41 ans

DESLOGES Eugénie, leur fille, 9 ans

DESLOGES Edouard, leur fils, 7 ans

ROSSIGNOL Adolphe, domestique, garçon, célibataire, 21 ans

PÉANNE Pierre, berger, domestique, garçon, marié, 55 ans (manchot)

PÉANNE Marie, sa femme, domestique, 60 ans

ROBIN Louise, domestique, fille, mariée, 36 ans

VION Louis, domestique, garçon, célibataire, 18 ans

GANGNEUX Pierre, domestique, garçon, célibataire, 16 ans

GAULTHIER Alphonse, domestique, garçon, célibataire, 15 ans

BIOT Louis, domestique, garçon, célibataire, 16 ans

RAGUENEAU Silverine, domestique, fille, célibataire, 16 ans

Publié dans Personnage

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