LECOINTRE Gérasime (1809-1888)

Publié le par histoire-agriculture-touraine

Gérasime LECOINTRE

Né à Alençon le 4 décembre 1809

Décédé le 25 septembre 1888 à Poitiers (78 ans)

Fils de Julien LECOINTRE (1771-1835) et de Justine MINORET (1782-1859)

Grand-père de Georges LECOINTRE (1888-1972), géologue.

Arrière-grand-père de Colette LECOINTRE (1920-2017) épouse de Christian de SAINT-SEINE.

Membre fondateur de la Société des Antiquaires de l'Ouest depuis 1835.

Il acquiert le château de Grillemont (commune de la Chapelle-Blanche-Saint-Martin, Indre-et-Loire) en 1850.

 

 

TRANCHANT Charles. Biographie de M. Lecointre-Dupont, pat J.-L. de la Marsonnière.. In : Bibliothèque des chartes. 1890 ; tome 51 ; pp. 333-334.


https://persee.fr/doc/bec_0373-6237_1890_num_51_1_447623_t1_0333_000_2


Biographie de M. LECOINTRE-DUPONT, par J.-L. de la Marsonnière, ancien procureur général, président de la Société des antiquaires de l'Ouest. Poitier, typ. Oudin, 1889. 1 vol. in-12 de 170 pages avec portrait.


Cette biographie est un touchant témoignage rendu à la mémoire d'un homme de bien, récemment décédé, qui sut allier aux devoirs d'une vie très remplie par les affaires et par les œuvres incessantes de bienfaisance de sérieuses et fructueuses études se rattachant à des parties diverses de la science historique.
Gérasime LECOINTRE, qui, depuis son mariage, s'était appelé par l'adjonction du nom de famille de sa femme, LECOINTRE-DUPONT, était né, le 4 décembre 1809, à Alençon d'une famille originaire de Normandie. Sa première éducation terminée, il vint faire ses études de droit à Poitiers, auprès de son aïeul maternel, banquier dans cette ville. Il s'y maria et ne tarda pas à s'y fixer définitivement. Tout jeune, il s'était senti un goût très vif pour l'histoire, en particulier la numismatique, qu'il aborda sous la direction de son savant compatriote M. de Gerville. Il était membre de la Société des antiquaires de Normandie quand il quitta le pays de sa famille pour le Poitou. A Poitiers, la science historique n'avait pour organe qu'une section de la vieille Société d'Agriculture, Lettres, Sciences et Arts. Sous l'impulsion de M. Mangon de la Lande, alors directeur de l'enregistrement et des domaines du département de la Vienne, des érudits, au nombre de onze, parmi lesquels se trouvait M. LECOINTRE, en même temps que notre regretté confrère M. Louis Rédet, jetèrent les fondements d'une Société nouvelle et spéciale, la Société des antiquaires de l'Ouest, qui s'est fait une place des plus honorables parmi les sociétés savantes de France. M. LECOINTRE était alors le plus jeune membre de la Société. De longues années après, en 1884, resté seul de la première réunion, il était président d'honneur au cinquantenaire. Dans l'intervalle, il avait été deux fois président et avait payé vaillamment de sa personne dans l'œuvre commune, ainsi qu'en témoignent les recueils de la Société.
M. de la Marsonnière a consacré un chapitre de son livre, le chapitre III, à rappeler les travaux numismatiques de M. LECOINTRE, travaux dont les plus connus sont : les Essais sur les monnaies du Poitou (1840), couronnés par l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1842 ; les Lettres sur l'histoire monétaire de la Normandie (1842-1843) ; la Lettre sur l'histoire monétaire du Perche (1847). Il rappelle, ailleurs, les études archéologiques en citant un rapport relatif à la façade de Notre-Dame-la-Grande à Poitiers (1830), rapport après lequel on pourrait mentionner une notice sur le château de Bonnivet (1876) et diverses autres publications. Le chapitre IV est consacré aux travaux qui se rapportent plus particulièrement à l'histoire proprement dite et parmi lesquels il faut signaler : Légendes de saint Julie le pauvre d'après un manuscrit de la bibliothèque d'Alençon (1838), l'Histoire de Jean Sans-Terre (1845), des notices sur Philippe et sur Pierre des Roches, trésoriers de l'église Saint-Hilaire de Poitiers (1843, 1868), la Disette de l'hiver de 1786 en Poitou (1865), l'Hypogée des Dunes à Poitiers (1888), etc.
La notice de M. de la Marsonnière se termine par des indications relatives aux œuvres excellentes dues à la générosité sans borne de M. LECOINTRE et par des détails personnels.
A la fin du volume, en annexe, on reproduit un double hommage rendu à M. LECOINTRE, au lendemain de sa mort, par M. Auguste Barbier, alors président de la Société des antiquaires de l'Ouest, et une bibliographie très étendue publiée par un autre de anciens présidents de la Société, M. de la Bouralière, dans la Revue poitevine et saintongeaise.
Charles TRANCHANT

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