BARANÇOIS Charles-Hélion, marquis de (1760-1822) (fils)

Publié le par histoire-agriculture-touraine

de BARANÇOIS-VILLEGONGIS Charles-Hélion (marquis) (1760-1822)

Naissance : 17 août 1760 à Villegongis (36)
Décès : 17 mars 1822 (à 61 ans)

Agronome
Le marquis Charles-Hélion de Barbançois-Villegongis, né le 17 août 1760 à Villegongis (Indre) et mort le 17 mars 1822, est un agronome français. Il a introduit des béliers mérinos en France et a conçu un nouveau modèle de charrue.
Après une carrière dans l'infanterie, accaparé par la gestion et l'agrandissement de son domaine, il a été conduit à s'impliquer profondément dans le monde de l'agriculture. En 1801, Président-fondateur de la Société libre d'Agriculture, Commerce et Arts de l'Indre, devenue très vite Société d'agriculture de l'Indre, il s'est révélé un agronome compétent, soucieux de faire progresser les techniques agricoles et d'élever le niveau des connaissances des propriétaires fonciers de son temps, mais aussi de ceux qui cultivaient directement la terre. Il a également été membre de la Société royale d'agriculture de Paris, et associé correspondant des Sociétés d'agriculture de la Seine et de Seine-et-Oise.

Charles-Hélion, deuxième marquis de Barbançois-Villegongis appartenait à une famille de noblesse ancienne qui pouvait s'enorgueillir d'alliances illustres. Son père, Léon-François, propriétaire de l'un des plus beaux châteaux du Berry, avait été l'un des pionniers de l'introduction du bélier mérinos dans le royaume de France. Riche et cultivé, partageant son temps entre sa terre et le milieu intellectuel parisien, il aurait souhaité se faire un nom dans le monde des sciences et dans celui de la philosophie. Mais, accaparé par la gestion et l'agrandissement de son domaine, sans doute un peu malgré lui, il a été conduit à s'impliquer profondément dans le monde de l'agriculture. En 1801, Président-fondateur de la Société libre d'Agriculture, Commerce et Arts du Département de l'Indre, devenue très vite Société d'Agriculture de l'Indre, il s'est révélé être un agronome compétent, soucieux de faire progresser les techniques agricoles et d'élever le niveau des connaissances des propriétaires fonciers de son temps, mais aussi de ceux qui cultivaient directement la terre. Sa vie nous offre un exemple d'un gentilhomme-cultivateur, héritier de Duhamel du Monceau et de l'École des physiocrates, introducteur de la grande Révolution verte du XIXe siècle. Préface de M. Hubert Joffre, Président de la Société d'Agriculture de l'Indre

Publications
Mémoire sur les moyens d'améliorer les laines et d'augmenter les produits des bêtes à laine dans le département de l'Indre, Châteauroux, 1804 ;
Le Rêve singulier, ou la Nation comme il n'y en a point, par M. de B. Tome Ier, Paris, 1808, 25 p. ;
Observations sur les mérinos, présentées à la Société d'agriculture du département de l'Indre, dans sa séance du 1er dimanche de septembre 1810, par M. de Barbançois, Châteauroux, impr. de Brandely, 1811, 21 p.
Petit Traité sur les parties les plus importantes de l'agriculture en France, Paris, Grégoire, et chez Mme Huzard, 1812, in-8°, 256 p.
Principes généraux sur l'instruction, rédigés par demandes et réponses pour servir à l'instruction des jeunes gens, par M. le Mis de B***, Paris, impr. de Mme Huzard, 1816, 64 p. ;
Auteur de plusieurs mémoires d’économie rurale dans les Éphémérides de la société d’agriculture de l’Indre de l’an XIII à 1818

Sources

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles-H%C3%A9lion_de_Barban%C3%A7ois-Villegongis
HARTMANN Claude. Promenade historique aux confins de la Touraine et du Berry. Seigneurs et paysans. Mémoires Académie d'Orléans, VIe série , 5, 1996, 109-120.
HARTMANN Claude. Jean-Marie Heurtault de Lamerville. Un gentilhomme cultivateur en Berry. Les Publications de l'Académie d'Orléans, 3, 2003, 83 p.
HARTMANN Claude, Charles-Hélion marquis de Barbançois-Villegongis (1760-1822). Un noble éclairé du Bas-Berry, agronome, amateur de science et de philosophie, Paris, l'Harmattan, 2007, 110 p. (acheté version pdf au Furet de Lille le 26 février 2020)
MAHUL Jacques-Alphonse, Annuaire nécrologique, ou Supplément annuel et continuation de toutes les biographies ou dictionnaires historiques, 3e année, 1822, Paris : Ponthieu, 1823, pp. 4–5 [1] [archive].
REYNAUD Florian, Les bêtes à cornes dans la littérature agronomique de 1700 à 1850, Caen, thèse de doctorat en histoire, 2009, annexe 2 (4. 1812)

 

https://gw.geneanet.org/mdelajudie?lang=fr&n=de+barbancois&oc=0&p=charles+helion

https://memoiresfrancaises.forumgratuit.org/t568-des-chateaux-de-l-indre

1822

Mémoires d'agriculture, d’économie rurale et domestique publié par la Société royale et centrale d'agriculture. Année 1822, Tome II. Paris (Huzard) 1824.
p. 92-93

Notice sur la vie de M. de BARBANÇOIS membre du Conseil Royal d'agriculture ; associé correspondant de la Société royale de la Seine, ancien lieutenant-colonel d'infanterie.
Par M. Bonneau, président de la Société d'agriculture de l'Indre.
(Extrait des Ephémérides de la Société d'agriculture du département de l'Indre, pour l'année 1822, sixième cahier.)
M. Charles Hélion de BARBANÇOIS est né au château de Villegongis, le 17 août 1760, du mariage de François Léon de Barbançois, brigadier du Roi, avec Louise-Hélène Leferron ; il a terminé son honorable carrière dans les premiers jours d'avril 1822, laissant une fille, Mme Dampierre, et deux fils, dignes successeurs du père qui les a instruits et formés par son exemple à la pratique de toutes les vertus.
A son début dans la carrière agricole, M. de Barbançois donna le premier exemple de la naturalisation des mérinos en France ; cette race première des bêtes à laine, ayant été introduites chez nos en 1776 par les soins de M. de Trudaine, le premier troupeau fut partagé entre le ministre, M. Daubenton, et M. de Barbançois ; les mérinos transportés à Villegongis n'ont point dégénéré jusqu'à ce jour.
M. de Barbançois exploitait par lui-même environ 1 000 hectares de terres labourables, divisés en quatre corps de ferme de grande culture : dix charrues, 2 000 bêtes à laine, et tous les accessoires de cette culture exigeait un nombre considérable de bras ; tout marchait avec l'ordre et la régularité qu'on admire dans une dans une grande manufacture. L'ouvrage que M. de Barbançois a publié en 1812 sous le titre modeste de Petit traité d'agriculture ; un vol. in-8° (Chez Mme Huzard), présente un aperçu rapide de la multitude des soins et des travaux qu'avait exigé une telle organisation.
Les environs du château de Villegongis, offrent l'aspect d'un vaste jardin ; 4 000 pieds d'arbres de la plus belle venue attestent le bon goût et la prévoyance du propriétaire.
 

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