Race ovine : MÉRINOS de RAMBOUILLET

Publié le par histoire-agriculture-touraine

1921

LAROUSSE AGRICOLE Tome second. 1921

p. 155

1° Le mérinos de Rambouillet, qui provient de la sélection continue, depuis 1796, en vue de la production de la laine, des animaux importés d’Espagne en 1785 à la bergerie nationale de Rambouillet. Bernardin, ancien directeur de Rambouillet, a publié une monographie de ce troupeau qui montre que, sous l’influence d’une sélection rigoureusement conduite, on a obtenu à la fois une augmentation du poids, de la taille et du rendement en laine, tout en conservant l’extrême finesse, la nervosité et la souplesse de la laine. Les animaux amenés en France pesaient en moyenne 35 kg et produisaient 2 à 3 kg de laine ; en 1804, les brebis pesaient 48 kg et donnaient 3,7 kg de laine ; en 1847, le poids est de 56 kg avec un rendement de 3,8 kg de laine. Chez le type Rambouillet, les soins apportés à sélectionner la bête à laine ont conduit à l’obtention d’un animal dont la toison très dense couvre toutes les parties de la peau, sauf la face au-dessous de la ligne des yeux et des oreilles ; la peau, très ample, forme au cou des plissements parallèles appelés cravates. Chez le rambouillet très plissé, on rencontre, en outre des cravates de cou, un pli de la base de la queue formant « fer à cheval ».
Le rambouillet a été un améliorateur de la qualité de la laine partout où il a été employé.
 

1960

BOUHIER de L’ÉCLUSE Robert, Pratique de l’élevage du mouton. Flammarion, 1960. 177 pages
p. 19-20

Mérinos de Rambouillet.
Standard : mouton de format moyen.
Taille : moyenne ; béliers adultes 70 à 75 cm ; brebis adultes 65 à 90 cm. 
Poids moyen : béliers adultes 65 à 90 kg ; brebis adultes 40 à 60 kg. 
Tête : fine, courte, orbites peu saillantes, type très légèrement concaviligne. 
Yeux : vifs à peine saillants.
Profil : légère dépression à la base du chanfrein. 
Nez : moyen, surmonté d'un ou plusieurs plis caractéristiques chez les mâles. 
Oreilles : courtes, horizontales, passant dans les volutes des cornes chez le bélier. 
Cornes : toujours existantes chez le bélier. Fortes, finement striées régulièrement enroulées en spirale. Les brebis ne portent pas de cornes.
Cou : court, trapu, fanon peu ou pas développé avec, chez les individus plissés, présence de plis dénommés cravate ou tablier. 
Épaules : rondes.
Poitrine : manquant parfois d'ampleur. 
Dos : horizontal. 
Gigot : assez épais. 
Membres : épais, jarrets larges et gros, aplombs réguliers. 
Couleur : toison blanche recouvrant le corps jusqu'aux onglons. 
Laine : extra fine, brin très ondulé de 16 à 22 microns de diamètre, souple, élastique,  résistant, laine très chargée en suint blanc ou jaune citron. 
On recherchait autrefois des animaux ayant la peau très plissée et on distinguait 3 types :


1° Type très plissé : 3 cravates sur le cou, tablier double et très descendu, nombreux plis sur le corps ; laine extra-fine très lourde, 65 à 70 mm de longueur, 15 à 18 ondulations, suint jaune. 
2° Type intermédiaire : 2 cravates sur le cou, un tablier bien descendu, peu de plus sur le corps, laine super-fine de poids moyen, 65 à 72 mm de longueur, 13 à 16 ondulations, suint jaune citron. 
3° Type peu plissé : une seule cravate, tablier peu développé, pas de plis sur le corps ; laine légère, super-fine ou fine, longueur 70 à 90 mm, 9 à 13 ondulations, suint blanc. 
Actuellement on préfère les animaux lisses plus faciles à tondre et les sujets dont la laine ne dépasse guère le niveau des yeux.


Importés d'Espagne en 1786, cette race ne compte plus que deux troupeaux en France : La Bergerie Nationale de Rambouillet et M. Thirouin à Cheville (Eure-et-Loir).
Elle a servi à l'amélioration d'un grand nombre de troupeaux à laine en France et dans le monde entier (Australie, Argentine, États-Unis, U.R.S.S., etc.).
Les brebis portent plus de 3 kg de laine très fine (plus de 10 % de leur poids total). Cette race est rustique, prolifique, (1 à 2 agneaux) mais peu laitière et peu précoce. 

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