CONSEIL ROYAL D'AGRICULTURE

Publié le par histoire-agriculture-touraine

1819

Conseil d’agriculture


Circulaires, instructions et autres actes émanés du Ministère de l'Intérieur, ou relatifs à ce département. Seconde édition, publiée par ordre du Ministre. Tome III. 1816 à 1819 exclusivement. A Paris, de l'Imprimerie royale. 1823.

Paris le 28 janvier 1819.
LOUIS [Louis XVIII], par la grâce de Dieu, ROI DE FRANCE ET DE NAVARRE ; 
A tous ceux qui ces présentes verront, SALUT.
Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'état au département de l'intérieur ;
NOUS AVONS ORDONNÉ ET ORDONNONS ce qui suit :
ART. 1er. Il sera établi, auprès de notre ministre secrétaire d'état au département de l'intérieur, un conseil d'agriculture.
2. Ce conseil donnera son avis sur les questions de législation et d'administration, et sur les projets et mémoires relatifs à l'agriculture, qui lui seront renvoyés par notre ministre, à qui il présentera également ses vues sur les améliorations et perfectionnements qui pourraient contribuer aux progrès de l'agriculture, et sur les encouragements et récompenses à accorder.
3. Le conseil d'agriculture sera composé de 10 membres, à la nomination de notre ministre secrétaire d'état au département de l'intérieur, et sous notre approbation.
4. Notre ministre secrétaire d'état au département de l'intérieur désignera celui des membres du conseil qui présidera, en son absence.
5. Il y aura, dans chaque département, un membre correspondant du conseil d'agriculture, choisi parmi les propriétaires cultivateurs qui se livrent avec le plus de zèle et d'intelligence, aux travaux agricoles.
6. Les membres correspondants mettront en pratique, dans une portion de leur propriété, les meilleures méthodes de culture : ils feront les essais et les expériences qui leur seront indiqués par le conseil, à qui ils rendront compte, par l'intermédiaire du ministre de l'intérieur, du résultat de leurs travaux.
7. Lorsque les membres correspondants seront à Paris, ils auront le droit d'assister au conseil, avec voix consultative.
8. Notre ministre secrétaire d'état au département de l'intérieur nomme les membres correspondants du conseil d'agriculture, sur la présentation des préfets. La liste des membres correspondants nous sera présentée, tous les ans, par notre ministre, qui nous fera connaître ceux qui seront le plus distingués, dans le cours de l(année, par leurs travaux et par leurs succès.
9. Notre ministre secrétaire d'état au département de l'intérieur est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.

p. 397-402
(Etablissement d'un Conseil d'agriculture)
Paris, le 9 février 1819.
Le Ministre de l'Intérieur (Comte Descaze),
Aux Préfets.
J'ai l'honneur de vous transmettre l'ordonnance rendue par sa Majesté, le 28 janvier dernier, pour l'établissement d'un conseil d'agriculture. Le rapport qui précède cette ordonnance en expose suffisamment les motifs. Il me dispense d'insister sur le but de cette institution et sur les avantages que Sa Majesté a le droit d'en attendre. Mais je dois fixer particulièrement votre attention sur la part que vous êtes appelé à prendre aux mesures qui doivent compléter cette institution, l'approprier à votre département, et entretenir l'activité des travaux entrepris sous vos yeux. Déjà, sans doute, vous avez porté vos regards sur l'état de l'agriculture dans le département dont l'administration vous est confiée ; et vous avez apprécié les produits qui en résultent. S'il s'y est introduit quelques améliorations, vous aurez jugé de leur importance et estimé, à cette mesure, le mérite des cultivateurs qui en ont donné l'exemple ; vous aurez remarqué les propriétaires des terres qui, présidant eux-mêmes à leur exploitation, s'y dévouent par goût, y portent un esprit plus exempt de préjugés, s'inquiètent des méthodes accréditées ailleurs, se livrent avec sagesse et discernement à des essais plus ou moins heureux. Dans le nombre de ces derniers, vous aurez particulièrement distingué ceux qu'une fortune plus considérable, que des terres plus étendues mettent à portée de tenter l'expérience sur une plus grande échelle, et de procéder en grand au perfectionnement des diverses races de bétail, sans être arrêtés par l'impatience de voir rentrer leurs capitaux : mais, surtout, vous aurez distingué ceux d'entre ces propriétaires qui, à toutes ce conditions de préférence, réunissent les avantages de la considération personnelle, de l'honorable renommée qui ajoute à l'autorité des conseils et à l'influence de l'exemple. Voilà les hommes que le Roi appelle à seconder ses vues bienfaisantes ; voilà les noms que je désire rencontrer sur la liste de présentation à la formation de laquelle vous devez procéder, en exécution de l'article 8 de l'ordonnance.
Que si, et je me plais à concevoir cette espérance, votre département renferme plusieurs de ces cultivateurs distingués, également dignes de s'associer aux vues bienveillantes de Sa Majesté, également animés du noble désir d'y concourir ; alors se présentent des considérations d'un autre ordre, et qui ne sauraient vous échapper dans l'application de la mesure générale aux intérêts spéciaux de la portion du territoire dont l'administration vous est confiée. Quelque circonscrite qu'elle puisse être, la nature peut n'y être pas du tout uniforme : le sol, je le suppose, offrira de grandes diversités, soit sans sa configuration, soit dans sa qualité ; et la culture variera comme les lieux où elle est assise. Ici, tous les soins seront dirigés vers l'éducation de telle ou telle sorte de bétail ; là, ils se concentreront dans la culture des productions consacrées à la nourriture de l'homme, ou destinées à alimenter nos manufactures. Vous sentirez aisément qu'aucune branche d'industrie agricole n'étant étrangère aux vues d'amélioration que le Gouvernement a conçues, vous devez, dans ce cas, préférer le propriétaire dont l'exploitation est assez étendue pour embrasser la majeure partie des diverses industries, ou qui, du moins, réunit les principales ; et enfin, si telles étaient, dans votre département, les dispositions de la nature et la division des industries agricoles, que celles-ci fussent, en quelque sorte, exclusive l'une de l'autre, il faudrait donner la préférence à celle qui occupe le plus de place et emploie le plus de bras, à celle qui intéresse la plus forte partie de la population, représente la plus grande masse de capitaux, et ouvre au pays la source la plus abondante de sa richesse. C'est dans cet esprit que je vous invite à vous occuper, sans délai, de la liste de présentation dont la formation vous est déléguée. Ne craignez pas de trop étendre cette liste, si votre département est assez heureux pour offrir la concurrence de plusieurs cultivateurs à la fois empressés de briguer un titre honorable et jaloux de satisfaire aux obligations qu'il impose. Ne craignez pas de restreindre, au contraire, si vous ne rencontrez ces dispositions que dans un petit nombre. Mais qu'en aucun cas, cette liste ne se grossisse du nom de ceux qu'attirerait un intérêt étranger aux intérêts de l'agriculture, ou une ambition qui ne serait pas celle de concourir efficacement à ces progrès.
Si votre département possède une société d'agriculture, ses avis vous seront d'un grand secours pour la désignation des candidats, et je n'ai pas besoin de vous recommander des communications dont vous sentiriez vous-même les avantages. C'est probablement dans le sein de cette société, que vous rencontrerez les collaborateurs que nous cherchons, ces cultivateurs éclairés qui allient le savoir à l'expérience, et sont habitués à réduire en pratique les méthodes recommandées par les plus habiles agronomes ; c'est là aussi que vous puiserez les renseignements les plus certains sur le zèle, l'intelligence et les moyens des divers candidats que vous me présenterez. J'ai besoin de ces renseignements pour déterminer mon choix. Au nom de chacun, vous joindrez une indication sommaire de l'étendue, de la nature et de la valeur des propriétés ; de la situation et de la contenance de la portion qu'il se propose de consacrer à l'établissement d'une ferme expérimentale. Vous n'oublierez pas de me parler des ressources qu'il trouve dans sa fortune, ou dans l'économie, l'activité et l'intelligence qui la suppléent. Surtout, ne manquez pas d'exposer les titres qu'il peut avoir acquis à notre confiance, par des améliorations effectuées dans quelqu'une des branches de l'économie rurale. S'il s'est déjà distingué par la suppression des jachère, la culture en grand des prairies artificielles, l'adoption d'un bon système d'assolement, l'introduction des irrigations ; s'il a essayé la culture des plantes nouvelles et utiles au pays, fait des plantations, formé des pépinières, s'il s'est livré à l'éducation et au perfectionnement des diverses races de bétail ; s'il possède des troupeaux, ou purs, ou du moins améliorés : alors assurément nous pourrons fonder de justes espérances sur le nouveaux efforts que nous devons attendre de son zèle.
Vous connaissez les obligations que s'imposent les membres correspondants du conseil d'agriculture ; empressez-vous de la faire connaître aux personnes qui aspirent à ce titre honorable. Ces obligations sont exprimées dans les dispositions de l'article 6 de l'ordonnance, et développées dans le rapport qui la précède : elles se bornent à suivre un bel exemple que le Roi ne dédaigne pas à nous donner. Sa Majesté, voulant concourir elle-même à l'exécution du plan qu'elle a conçu, a ordonné que, dans le département de la Seine et aux portes de Paris, un de ses domaines ruraux fût consacré à l'établissement d'une ferme d'expériences et d'améliorations, où sera réalisé, pour l'instruction des cultivateurs, le système complet d'une exploitation rurale la plus parfaite possible, tant sous le rapport de la culture, que celui des outils aratoires, de la tenue des bâtiments, du choix et de l'éducation des bestiaux.
Affecter une portion déterminée de sa propriété à une destination pareille, est la condition fondamentale d'admission au titre de membre correspondant ; parce que l'objet principal de l'institution est de présenter, dans chaque département, le modèle d'une exploitation régulière et complète, assujettie aux règles tracées par les meilleures méthodes, mais en même temps appropriée au climat, au sol, aux convenances des lieux, et forçant, par l'autorité de l'expérience, la conviction qui ne cède pas à l'autorité des préceptes.
Une ferme destinée à devenir normale pour les principales branches de l'économie rurale, doit avoir une étendue proportionnée à la fin qu'on se propose. Il serait à désirer quelle fût d'une contenance de 50 à 60 hectares ; on ne peut guère la réduire à moins de 25 ou 30. Le propriétaire se soumettra à y établir le meilleur système d'assolement que comportent les lieux, à employer les meilleurs instruments aratoires, à entretenir les meilleures espèces de bétail ; il y fera les essais qui lui seront indiqués par le conseil d'agriculture ; il sèmera les graines et cultivera les plants qui lui auront été adressés, soit dans l'intention d'en soumettre la culture  l'expérience, soit dans le dessein d'en propager la connaissance et d'en accréditer l'usage : obligations légères, et que l'agronome éclairé sera loin de regarder comme une charge, à la vue des avantages incontestables qu'il retirera, pour ses propres intérêts, de l'adoption d'un bon système d'économie rurale, de la correspondance et des avis du conseil d'agriculture, et enfin des secours et des encouragements de tout genre qu'il recevra du Gouvernement.
La correspondance établie entre ce propriétaire et le conseil d'agriculture sera un échange continuel de lumières et de bons offices, au profit de l'économie rurale. Celui-là nous fera connaître les besoins et les ressources de son département ; celui-ci fixera les incertitudes, résoudra les doutes, préviendra les tâtonnements, assurera la marche de l'entreprise nouvelle. De mon côté, je secourrai le zèle de tout ce qui peut en seconder les efforts. Il sera adressé à chacun des correspondants un exemplaire des Annales d'agriculture, et je ferai graver, pour leur usage, un recueil des meilleurs instruments aratoires, qu'ils recevront accompagné de toutes les explications nécessaires. Ils auront droit, d'ailleurs, à toutes les distributions de graines, de plants, d'outils, qui se feront dans mon ministère. Mais de tous les encouragements qui peuvent leur être offerts, le plus digne, sans doute, d'exciter leur émulation, est l'espoir de se rendre utiles à leur pays, et l'honneur d'attirer un regard de bienveillance de Sa Majesté, à l'époque où il m'est permis de mettre sous ses yeux, les noms de ceux qui se seront le plus distingués, dans le cours de l'année, par leurs travaux et leurs succès.
Pour satisfaire à ce devoir, vous savez que vote avis m'est nécessaire ; et c'est assez vous dire que vous ne pouvez perdre de vue la marche progressive de l'entreprise rurale à l'établissement de laquelle vous aurez concouru. Je trouverai, sans doute, dans la correspondance du conseil d'agriculture, les premiers éléments du compte que j'aurai à rendre au Roi, du zèle, de l'activité des correspondants, et des principaux résultats de leur exploitation. Mais ces résultats ont divers caractères, soit aux yeux du propriétaires, qui les envisage dans son système et ses vues particulières, soit à l'œil impartial de l'administrateur, qui les considère sous les divers rapports de leur importance, ou générale, ou locale. Vous les apprécierez surtout dans l'intérêt de votre département, et dans l'influence qu'ils peuvent exercer sur sa culture ; circonstances entièrement dépendantes et de la facilité que le cultivateur trouve à imiter les procédés, et de l'évidence des avantages attachés à leur adoption. La société profite toujours de beaux résultats, dussent-ils être chèrement achetés : mais l'exemple est sans vertu, s'il n'est que l'exemple des sacrifices ; et le produit net d'une entreprise nouvelle est, en dernière analyse, la seule de ses conséquences qui décide à l'imitation.
Vous acquerrez de nouveaux droits aux bontés du Roi, en donnant des soins assidus à un objet qui intéresse sa constante sollicitude pour le bien du peuple. Vous sentirez que l'exécution de ses intentions bienfaisantes ne doit éprouver aucun retard, et je vous invite à m'adresser, sans délai, la liste des candidats que vous croirez devoir me désigner, pour le choix à faire du membre correspondant du conseil d'agriculture.

(Correspondance du Conseil d'Agriculture.)
Paris, le 2 avril 1819.
Le Ministre de l'Intérieur (Comte Decazes),
Aux Préfets,
Je vois, par les rapports qui me parviennent, que plusieurs propriétaires cultivateurs n'ont pas compris le véritable sens d'un article de ma circulaire du 9 février dernier. Ils ont cru qu'un des obligations imposées par le titre de membre correspondant du conseil d'agriculture était de laisser à la disposition du Gouvernement une partie considérable de leurs terres, qu'ils ne pourraient plus exploiter à leur profit ; c'est une erreur qu'il est facile de détruire.
Le service que l'on attend des membres correspondants, c'est qu'ils repoussent les préjugés de la routine, en se livrant à un bon système de culture ; qu'ils s'appliquent à rendre leur domaine plus productif, par l'usage de meilleures méthodes ; qu'ils aient une exploitation de 50 hectares au moins ; qu'ils ne craignent pas d'employer, au besoin quelque portion pour des expériences qu'on les inviterait à faire, sans que jamais, d'ailleurs, on prétende exiger d'eux qu'ils se livrent à des opérations agricoles préjudiciables à leurs intérêts ; qu'il éclairent les habitants des campagnes par leurs conseils et leur exemple ; et qu'enfin ils veuillent bien nous faire connaître les résultats de leurs essais. Tel est l'esprit dans lequel il a été décidé qu'il y aurait des membres correspondants du conseil d'agriculture ; telle est la tâche, à la fois honorable et facile, qu'ils auront à remplir. (voir l'ordonnance royale du 29 janvier 1819, page 401 de ce volume).
Je vous invite à rectifier, dans ce sens, l'idée inexacte qu'auraient pu recevoir quelques-uns des propriétaires de votre département. Rappelez-leur surtout, que l'intention de Sa Majesté n'a point été de leur impose une obligation onéreuse, mais de les admettre à concourir avec elle à une entreprise non moins avantageuse pour leurs intérêts privés que pour la prospérité nationale.

 

1820

ADIL cote 7M73
Département d'Indre-et-Loire
État des agriculteurs qui, aux termes de la circulaire de son Excellence le Ministre de l'Intérieur, en date du 5 novembre 1819, ont acquis des droits à la bienveillance du Gouvernement.

Voir tableau pdf ci-après


Arrêté par nous Préfet d'Indre-et-Loire.
À Tours, le 16 février 1820.
 

1820

Annales de l'agriculture française. Deuxième série - Tome IX- Paris 1820.
p. 289-299
MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR.
RAPPORT AU ROI.
SIRE,
Conformément à l'article 8 de l'ordonnance du 28 janvier 1819, portant sur l'institution du Conseil d'agriculture, je dois mettre tous les ans, sous les yeux de votre Majesté, la liste des membres correspondants du Conseil. Un rapport séparé lui fait connaître les travaux agricoles des propriétaires que j'ai nommés, et des membres résidants à Paris. Je supplie Votre Majesté d'accorder son approbation au tableau que je joins à mon rapport.
Je suis avec respect,
SIRE,
De Votre Majesté,
Le très-dévoué et très-fidèle sujet,
Le comte DECAZES
Paris, le 10 février 1820.


TABLEAU général des Membres du Conseil d'Agriculture et des Membres correspondants dans les départements.


CHAPITRE PREMIER.
Membres du Conseil établi près du Ministre de l'intérieur.
Messieurs,
Le duc de la Rochefoucauld, pair de France ;
Le baron Morel de Vindé, pair de France ;
Le comte Chaptal, pair de France ;
Le baron Ramond, conseiller d'Etat ;
Tessier, de l'Académie des sciences ;
Le comte de Lasteyrie, secrétaire, rapporteur du Conseil ;
Huzard, de l'Académie des sciences ;
Bosc, de l'Académie des sciences ;
Hachette, professeur de la Faculté des sciences ;
Thouin, de l'Académie des sciences ;
Mirbel, maître des requêtes, de l'Académie des sciences.


CHAPITRE II.
Membres correspondants dans les départements.
AIN.
Messieurs,
Bourg. - Le baron de Belvey.
Belley - De Villeneuve, à Belley.
Gex. - De Bons de Farges, à Farges.
AISNE.
Soissons. - Le comte Dulauloy, lieutenant général, à Villeneuve.
Château-Thierry. - Sarrazin, à Verdilly.
ALLIER.
Lapalisse. - Servajan du Bretail, maire de Liernolles.
Moulins. - Le comte de Chalus, maire de Veurdres.
Gannat. - Descombes de Morelles, juge de paix à Escurolles.
ALPES. (BASSES-)
Sisteron. - Bermond de Vaux, frères, propriétaires à Noyers.
Digne. - Raibaud-Lange, propriétaire aux Mées.
Gap. - Farnaud.
ALPES. (HAUTES-)
Embrun. - Serre, sous-préfet.
Briançon. - Faure aîné.
ARDÈCHE.
Tournon. - Dubay, maire de Saint-Didier.
Privas. - Bernardy, à Fontbonne, près Aubenas.
ARDENNES.
Sedan. - Gobert, à Sailly.
Vouziers. - Bouleuois, à Senne.
Mézières. -Taillefer, à Villiers-le-Tilleul.
AUBE.
Nogent-sur-Seine. - Fortier, à Pouy, par Velleneuve l'Archevêque.
Arcis-sur-Aube. - Le comte de Plancy, à Plancy.
Bar-sur-Aube. - Armand.
Troyes. - Avalle-Duplessis, conseiller de préfecture.
AUDE.
Castelnaudary. - Gardelle, avovat.
AVEYRON.
Milhau. - Giron, à Buzarègnes.
Rodez. - Rodat, à Olemps.
BOUCHES-DU-RHÔNE
Aix. - De Belleval, à Istres.
Arles. - Roux (François).
CALVADOS.
Caen. - De Magneville, maire d'Herouville.
CANTAL.
Aurillac. - Daudin, maire de Vie.
Mauriac. - Le comte de Bussignac.
Saint-Flour. - Devèze de Chabriol.
CHARENTE.
Angoulême. - Terrasson, maire de Saint-Estèphe.
Barbezieux. - Ganivet, maire adjoint de Montboyer.
Confolens. - Le comte Dupont, lieutenant-général.
CHARENTE-INFÉRIEURE.
La Rochelle. - Jousseaume, membre du Conseil général.
Saint-Jean-d'Angély. - Jouneau, maire de Nouillers.
Jonzac. - Le chevalier Decazes.
Saintes. - Savary.
CHER.
Saint-Amand. - Le comte de la Merville, à Dun-le-Roi. [lien hypertexte de son père]
Sancerre. - Cadet de Vaux fils, maire de Saint-Germain-des-Bois.
CORRÈZE.
Brives. - Le comte Alexis de Noailles, Ministre d'Etat.
Tulle. - Lespinasse de Buronazel.
Ussel. - Jovin, à Meymac.
CORSE.
Ajaccio. - Pelardy.
Bastia. - Rigo (Vincent).
Calvi. - Renicci.
Corte. - Gaffori.
CÔTE-D'OR.
Châtillon. - Le maréchal duc de Raguse.
Semur. - Le comte Heudelet, lieutenant-général.
CÔTE-DU-NORD.
Dinan. - Beslay, membre de la chambre des députés.
CREUSE.
Bourganeuf. - Chassoux, sous-préfet.
DORDOGNE.
Riberac. - Le comte Descazes.
Bergerac. - Durand de Corbiac.
DOUBS.
Beaume. - De Chantrans, à Champs-Vans.
Besançon. - Ordinaire, médecin à Mézières.
Montbéliard. - Jeanmaire.
DRÔME.
Die. - Rigaud de l'Isle.
Valence. - Degros de Conflans, à Rain.
EURE-ET-LOIR.
Chartres. - Lelong, maire à Soulaires.
Châteaudun. - Duclos, maire de Saint-Denis-des-Ponts.
FINISTÈRE.
Quimper. - Lebastard de Kerguiffinec.
GARD.
Alais. - D'Hombre Firmas, maire d'Alais [Alès].
GARONNE (HAUTE-).
Toulouse. - Le baron Malaret.
GERS.
Condom. - Le comte de Grisony, à Rozès.
GIRONDE.
Bordeaux. - De Montbrun, à Castres.
Lesparre. - Duperrier, maire de Saint-Germain.
Libourne. - Le comte Decazes.
HÉRAULT.
Montpellier. - Coste Fregorgues, à Montpellier.
ILLE ET VILAINE.
Saint-Malô. - De Lorgeril, maire à la Motte-Beaumanoir.
INDRE.
Châteauroux. - Le marquis de Barbançois, à Villegongis.
INDRE ET LOIRE.
Tours. - Aubry-Laborde.
ISÈRE.
Latour-du-Pin. - Fusier frères, à Saint-Oudras, canton de Virieu.
JURA.
Dôle. - Brune, maire de Souvans.
LANDES.
Saint-Sever. - Basquiat-Mugriet, maire de Meillan.
LOIR ET CHER.
Romorantin. - Bertereau de la Giraudière, à Villeny.
LOIRE.
Roanne. - Le marquis de Tardy, maire.
LOIRE (HAUTE-).
...... - Girard-Jandriac.
LOIRE-INFÉRIEURE.
Ancenis. - Baudry, à Maumusson.
LOIRET. 
Orléans. - Bobée des Chenailles.
LOT.
Figeac. - Delpon, procureur du Roi.
LOT ET GARONNE.
Agen. - De Raigniac, à Foulayronnes.
LOZÈRE.
Mende. - Brun de Villeret, maréchal-de-camp, à Malzieu, par Saint-Chely.
MAINE ET LOIRE.
Saumur. - Bonnemère aîné, à Varennes.
Segré. - Maunoir.
MANCHE.
Valognes. - Sivard de Beaulieu.
MARNE (HAUTE-).
Vassy. - Le baron Thosse, à Joinville.
Langres. - De Montarby, maire à Dampierre.
MAYENNE.
Laval. - Le marquis de Bailly, à Bourgneuf.
Château-Gontier. - De Boisjourdan, à Bouire, canton de Grez.
MEURTHE.
Nancy. - Berthier de Roville, à Roville.
MEUSE.
Verdun. - Genin, à Wadelincourt.
MORBIHAN.
Ploërmel. - Le marquis de Boëssière, à Malville.
MOSELLE.
Metz. - Grandidier, maire de Talange.
NIÈVRE.
Nevers. - Le comte Armand de la Rochefoucauld, à Gimouille.
NORD.
Dunkerque. - Cocquillier, à Grand-Synthe.
Hazebrouc......
Lille. - Cogel, maire de Thumeries.
Avesnes. - Fournier, à Beaufort.
Douay. - Broy, maire-adoint, à Cuincy.
Cambrai. - Farez, à Villers-Plonich.
OISE.
Clermont. - Levavasseur.
ORNE.
Mortagne. - Dutemple de Beaujeu, à Viantais, canton de Regmalard.
PAS-DE-CALAIS.
Montreuil. - Dumetz, à Bois-Jean.
PUY-DE-DÔME.
Clermont. - Le comte de Montlosier, à Randanne.
PYRÉNÉES (BASSES-).
Mauléon. - Dandurein, à Maluléon.
PYRÉNÉES (HAUTES-).
..... -Buron, à Ibos.
PYRÉNÉES ORIENTALES.
Perpignan. - François Durand, membre de la chambre des députés.
RHIN (HAUT-).
Belfort. - Migeon, à Chalembert, canton de Delle.
RHIN (BAS-).
Strasbourg. - Marocco.
RHÔNE.
Villefranche. - Mongniat (dit l'Ecluse), à Saint-Jean-d'Ardure.
SAÔNE (HAUTE-).
Gray. - Nourisson, à Corneux.
SAÔNE ET LOIRE.
Mâcon. - Le comte Rambuteau.
SEINE.
Paris. - Le comte Musnier, lieutenant général, maire de Bonneuil.
SEINE-INFÉRIEURE.
Neufchâtel. - Decroulette, à Parfondeval.
SEINE ET MARNE.
Provins. - Bruchère de l'Epinois, à Chemaise.
SEINE ET OISE.
Corbeil. - Andrieu, maire de Cheptainville.
Rambouillet. - Le baron Auguste Lebrun, à Dourdan.
SÈVRES (DEUX-).
Niort. - Main, négociant.
SOMME.
Péronne. - Petit, maire de Bressuire-Courcelle.
TARN.
Castres. - Le comte Louis de Villeneuve.
TARN ET GARONNE.
Castel-Sarrazin. - De Saget.
VAR.
Toulon. - Autran (Louis), à Hyères.
VAUCLUSE.
Orange. - Le baron Billiotti, à Beauregard.
VIENNE.
Montmorillon. - Chatenet, à la Trémouille.
VIENNE (HAUTE-).
Limoges. - Navières du Vieux-Péron.
VOSGES.
Neufchâteau. - Maran, à Bulgniville.
YONNE.
Auxerre.  - Bernard, à Hery.


Paris, le 10 février 1820.
Le Ministre secrétaire d'Etat au département de l'intérieur.
Signé le comte DECAZES.
Approuvé en votre château des Tuileries, le 18e jour du mois de février, de l'an de grâce mil huit cent vingt, et de notre règne le 25e.
Signé LOUIS.
Par le Roi.
Le Ministre secrétaire d'Etat au département de l'intérieur.
Signé le comte DECAZES.
 

1820 (suite)

Annales de l'agriculture française. Deuxième série - Tome IX- Paris 1820.
p. 300-347
RAPPORT sur les Travaux agricoles des correspondants et des membres résidants à Paris.


SIRE,
Votre Majesté, en établissant auprès de son Ministre de l'intérieur un Conseil d'Agriculture, a voulu que le résultat de ses travaux fût mis annuellement sous ses yeux ; et une disposition formelle de son ordonnance du 28 janvier 1819, statue que la liste des membres correspondants lui sera présentée tous les ans par son Ministre, qui lui fera connaître ceux qui se seront le plus distingués, dans le cours de l'année, par leurs travaux et leurs succès. (Art. 8)
Je replis aujourd'hui ce devoir pour la première fois, et en ramenant les regards de Votre Majesté sur une institution encore trop récente pour avoir produit jusqu'à présent le bien qu'on a droit d'en attendre, j'aurai du moins la satisfaction de lui offrir le tableau d'efforts qui n'ont pas été sans succès, et qui ouvrent un vaste champ aux plus justes espérances.
Correspondants régnicoles.
.... Le choix des correspondants ne pourra être terminé que dans le cours de 1820...
Correspondants étrangers.
etc...
Fermes expérimentales.
etc...
Bergeries royales.
etc...
Instructions.
La création du Conseil d'Agriculture, l'institution des correspondants départementaux, l'établissement des fermes d'expériences et des bergeries royales, tels sont, Sire, les moyens d'action qui sont actuellement en nos mains et vont être mis en œuvre, pour réduire en pratique, sur tous les points du royaume, les saines doctrines qu'appuient de leur autorité les plus habiles agronomes régnicoles et étrangers. Ajoutons à ces moyens d'action, ceux qui propagent l'instruction et la rendent vulgaire. C'est dans cet esprit que l'établissement des Sociétés d'agriculture d'arrondissement a été conseillé et autorisé. Leur nombre est actuellement de 165, et s'accroîtra successivement. C'est dans les mêmes vues que le Conseil a cherché à naturaliser en France l'institution anglaise des Assemblées agricoles [Comices]. Une instruction destinée à la faire connaître est actuellement répandue dans les départements. Ces assemblées, composées de fermiers et de laboureurs, forment un jury rural qui prononce sur le mérite, soit des méthodes, soit des instruments aratoires soumis à son jugement, et décerne le prix à ceux des concurrents qui présentent les plus beaux résultats.
C'est une véritable amélioration de nos anciens comices agricoles, interrompus par la révolution ; c'est un moyen également simple et puissant d'établir entres les cultivateurs des communications profitables, de les intéresser tous aux travaux de chacun, de développer chez eux les germes de l'émulation et de propager rapidement, jusqu'aux lieux les plus reculés, l'emploi des pratiques que couronne le succès.
Plan de fermes et d'étables.
etc...
Dessins d'instruments aratoires.
etc...
Engrais. 
etc...
Irrigations.
etc...
Boisement des montagnes.
etc...
Conservation des grains.
etc...
Chanvres.
etc...
Sucre de betteraves.
etc....
Encouragements.
etc...
Pépinières.
etc...
Arbres forestiers.
etc...
Encouragements pécuniaires.
etc...
Distribution de charrues.
Il a été donné trois charrues Guillaume, dont deux dans un même département. Plusieurs autres agriculteurs, d'après les indications qui leur ont été fournies, ont fait ou se disposent à faire l'acquisition d'instruments aratoires perfectionnés.
etc...
Bêtes à cornes.
etc...
Baudets.
etc...
Bêtes à laine.
Exportation et importation des laines.
etc...
Duvet de chèvres.
etc...
Voyages dans l'intérêt de l'agriculture. 
Votre Majesté m'a autorisé à envoyer trois jeunes naturalistes, l'un à Madagascar, l'autre aux Philippines, le troisième à l'île Saint-Thomas. Ils doivent demeurer environ trois années dans ces contrées lointaines, et les instructions dont ils sont porteurs les chargent d'envoyer en France, non seulement des objets d'histoire naturelle dans les trois règnes [minéral, végétal, animal], mais encore des observations sur l'agriculture, les commerce et les arts des peuples qu'ils vont visiter.
Le Conseil, en reconnaissant combien de pareils voyages étaient utiles, a pensé que ceux qui seraient entrepris dans la vue de visiter notre vieille Europe, et d'en examiner les diverses parties sous les mêmes rapports, ne seraient pas moins profitables à notre agriculture, à l'amélioration de nos diverses races de bestiaux, au perfectionnement des divers instruments employés à l'agriculture.
M. Huzard fils, médecin vétérinaire, a été autorisé à voyager en Angleterre. Il a parcouru avec fruit les trois royaumes, et il en a rapporté de notions très utiles sur les diverses branches de l'agriculture. D'après les indications qu'il m'a fournies, j'ai fait acheter des individus de deux races de porcs qui paraissent très supérieurs aux nôtres pour la grosseur et la facilité avec laquelle on les engraisse. Déjà les premiers produits ont été distribués à des agronomes zélés qui en soigneront et propageront la race.
En même temps quatre chèvres du Thibet ont été tirées d'Angleterre où elles étaient arrivées sur des vaisseaux de la compagnie des Indes. Leur acquisition, peu dispendieuse, fournit des moyens de comparaison entre elles et les chèvres importées directement d'Asie par les soins de MM. Ternaux et André Jaubert. A la suite de ce voyage, M. Huzard fils a été envoyé au Sénégal. Cette mission avait pour objet principal des acquisitions de chevaux destinés au haras. Elle n'a pas répondu à ce qu'on s'en était promis sur la foi de rapports exagérés. Il va maintenant entreprendre un troisième voyage en Europe. Préparé à cette nouvelle entreprise par l'examen réfléchi de nos principaux établissements ruraux, il parcourra successivement la Suisse, l'Italie, les provinces autrichiennes et la Saxe, étudiera les systèmes agricoles de ces diverses contrées, comparera les races d'animaux qu'on y élève avec les nôtre, et nous indiquera celles qu'il paraîtrait utile d'introduire en France. Il prendra une connaissance exacte des instruments aratoires, des méthodes de culture, des plantations, de la fabrication des fromages, de la tenue des étables, de la confection et de l'emploi des fumiers, etc. Les résultats de ce voyage ne seront obtenus qu'en 1821.
Terres incultes, défrichements.
etc...
Chemins vicinaux.
etc…


Je suis, avec le plus profond respect,
Sire,
De Votre Majesté,
Le très humble, très obéissant et fidèle sujet,
Le Ministre secrétaire d'Etat de l'intérieur,
Signé, comte DECAZES.
En marge est écrit :
Approuvé, LOUIS.
Par le Roi,
Le comte DECAZES.
 

1821

Annales de l'agriculture française. Deuxième série - Tome XV- Paris 1821.
p. 289-328


RAPPORT AU ROI
Sur les travaux du Conseil d'Agriculture et de ses membres correspondants, pendant l'année 1820.

SIRE,
C'est pour la seconde fois que le résultat des travaux du Conseil d'Agriculture va fixer l'attention de Votre Majesté. Mon prédécesseur [Elie DESCAZES] lui en présenta le tableau pendant le cours de l'année 1819. Je viens aujourd'hui remplir le même devoir pour 1820. Le rapport de M. le duc Decazes portait principalement sur l'organisation récente du Conseil, celui-ci montrera le bien déjà obtenu et les espérances qu'il est permis de concevoir...
Le Conseil d'Agriculture fut créé : ce Conseil, dès le commencement de l'année dernière, eut 128 correspondants parmi les agronomes les plus distingués du royaume ; il en compte aujourd'hui 300, et le nombre en sera porté jusqu'à 360, etc
Grâce aux soins de M. le baron Séguier, correspondant lui-même du Conseil et consul de France à Londres, nous nous sommes enrichis de correspondants étrangers, MM. David Low en Ecosse, Thomas Radcliff en Irlande et Curwen en Angleterre.


OBJETS GÉNÉRAUX. - Statistique rurale.
etc.
Code rural, Chemins vicinaux
etc.
Problème à résoudre,
etc.
Assolements.
etc.
Irrigation.
etc.
Engrais.
etc.
Amélioration des bestiaux
etc.
TYPES AMÉLIORATEURS. - Importation.
etc.
Bêtes à laine.
etc.
Commerce des laines.
etc.
Races de chevaux.
etc.
Instruments aratoires.
etc.
Diverses branches de culture.
etc.
Incision annulaire de la vigne.
etc.
Culture du mûrier.
etc.
Culture de l'olivier.
etc.
Conservation des grains.
etc.
Duvet de chèvres.
etc.
BOISEMENTS et SEMIS. - Pépinières.
Dessèchement des marais.
etc.
Défrichements.
etc.
Distribution d'ouvrages.
etc.
Annales d'Agriculture.
etc.
Colonisation.
etc.
Fermes expérimentales.
etc.
Ecole d'Alfort [vétérinaire].
etc.
Efforts des membres correspondants.
etc.
Sociétés d'Agriculture.
etc.
Comices agricoles.
etc.
Je suis avec respect, SIRE, DE VOTRE MAJESTÉ, le très dévoué et très fidèle serviteur et sujet, Le Ministre secrétaire d'Etat au département de l'Intérieur. SIMÉON.
Approuvé : signé LOUIS. Par le Roi : signé SIMÉON

 

1821

Source : ADIL, cote 7M19

Conseil d'agriculture Septembre 1821, liste nationale envoyée en 4 exemplaires au préfet d'Indre-et-Loire le 29 octobre 1821.

L'Indre-et-Loire a trois correspondants (un par arrondissement) : 

Chinon : AUBERT DU PETIT-THOUARS
Loches : LE MAÎTRE DE SAINT-AUBIN
Tours : AUBRY DE LA BORDE

Note : Le 6 janvier 1821, le sous-préfet de Chinon propose douze candidats au préfet en décrivant ce qu'ils ont apporté à l'économie agricole de leur contrée. Concernant M. Du Petit-Thouars on apprend qu'il a œuvré pour l'introduction des prairies artificielles dans son canton et l'amélioration de son vignoble remarquable par sa beauté.
 

1823

Le 5 décembre 1823, le Ministre de l'intérieur envoie les ouvrages suivants au membres correspondants d'Indre-et-Loire :

1. Ouvrage de M. Yvart sur la jachère.

2. Le Calendrier du cultivateur de Mathieu de Dombasle.

3. Rapport de M. Barbé de Vauxclair sur les moulins à eau.

4. L'Art du fontainier sondeur.

5. Ouvrage de M. de Plancy sur l'administration de l'agriculture appliquée à une exploitation.

1828

Annales de l'agriculture française. Deuxième série. Tome XLIV (44). Octobre 1828.
p. 183-184
CONSEIL D'AGRICULTURE.
Le Conseil d'Agriculture, établi auprès du Ministère de l'intérieur par l'Ordonnance royale du 28 janvier 1819, pour éclairer le Gouvernement sur les questions d'économie rurale, avait cessé de se réunir depuis plusieurs années. La sollicitude paternelle du Roi [Charles X] a voulu rendre la vie à une institution qui, pendant la courte durée de son existence, a révélé tout le bien qu'il est permis d'espérer de son concours.
Sur proposition de son Ministre de l'intérieur, le Roi a appelé au Conseil d'Agriculture, par décision du 30 novembre dernier [1827], MM. le comte Chaptal, pair de France ; le comte Tournon, idem ; le vicomte de Morel-Vindé, idem ; le comte Alexis de Noailles, membre de la Chambre de Députés ; le comte de Lur-Saluces, idem ; le baron Ternaux, idem ; le vicomte Emmanuel d'Harcourt ; le comte Charles de Polignac ; le baron Sylvestre, membre de l'Académie royale des Sciences ; Busche, directeur de l'approvisionnement de la Réserve de Paris.
MM. Tessier et Huzard ont été aussi appelés à faire partie du Conseil ; le premier en sa qualité d'Inspecteur général des bergeries du Gouvernement ; le second, comme Inspecteur général des Ecoles royales vétérinaires.
(Moniteur.)
 

1829

Annales de l'Agriculture française. 3e série. Tome II. 1829.
p. 93-95


CONSEIL SUPÉRIEUR D'AGRICULTURE.
Nomination de membres correspondants.

Son excellence le Ministre de l'Intérieur, depuis la remise en activité du Conseil supérieur d'Agriculture, a nommé membres correspondants de ce Conseil les propriétaires ci-après désignés :


Aisne, à Saint-Quentin, M. le baron Galbois, ancien colonel de cavalerie, maire de Moy.
Aube, à Bar-sur-Seine, M. Recoing-Charpy, propriétaire dans la commune de Remilly-les-Vandes.
Charente-Inférieure, à Ruffec, M. le marquis Brumaud de Villeneuve.
Creuse, à Boussac, M. de Sainthoren fils.
Creuse, à Guéret, M. de Cressant.
Dordogne, à Ribérac, M. Pasquy Ducluseau, maire de Montagne.
Dordogne, à Ribérac, M. le marquis de Fayolle, maire de Tocanne.
Eure-et-Loir, à Dreux, M. le vicomte de Malleyssie.
Finistère, à Brest, M. Goësbriant, juge de paix de Droulas.
Gard, à Usèz, M. Joliclerc.
Gers, à Mirande, M. La sserre de Labejan.
Hérault, à Lodève, M. Jules Visseq fils.
Hérault, à Montpellier, M. Bouchet Doummeng.
Loir-et-Cher, à Blois, M. Durand.
Lot-et-Garonne, à Nérac, M. Hy de Vigier.
Lozère, à Mende, M. le baron Florence, ancien préfet.
Manche, à Avranches, M. Duhomme, membre du Conseil général.
Manche, à Cherbourg, M. le comte Dumoncel, député.
Manche, à Mortain, M. le comte Achard de Bonvouloir, député, membre du Conseil général.
Marne, à Virtry, M. Leblanc Diplessis, maire d'Orcompte.
Marne (Haute-), à Chaumont, M. de Brouville, ancien officier supérieur de cavalerie.
Moselle, à Metz, M. Colle, ancien capitaine d'artillerie.
Moselle, à Briey, M. Emile Bouchotte.
Moselle, à Thionville, M. le vicomte Berthier, maréchal de camp.
Oise, à selis, M. Tronchon fils, député.
Puy-de-Dôme, à Issoire, M. Monestier Savignat, membre de l'Académie de Clermont.
Rhin (Bas-), à Altlirch, M. Gravier, receveur de l'enregistrement.
Sarthe, à la Flèche, M. Georges, membre du Conseil général.
Sarthe, à Mamers, M. de Viennay fils.
Sèvres (Deux-), à Bressuire, M. Brunet, comte de Neuilly, maire à Rigné.
Sèvres (Deux-), à Niort, M. Jozeau, professeur de botanique, secrétaire de la Société d'Agricuture de Niort.
Vaucluse, à Apt, M. Morel, maire de Pertuis, et membre du Conseil général.
Vienne (Haute-), Saint-Yriex, M. le marquis de Savergne.
Yonne, à sens, M. Julin-Marin Vuitry, à Sens.


Nota. Ces nominations ont été faites pour remplacer d'ancien membres correspondants, décédés, ou qui avaient quitté leur arrondissement.
 

1829

Annales administratives et scientifiques de l'Agriculture française. 3e série, Tome III, 1829
p. 129-130


CONSEIL SUPÉRIEUR D'AGRICULTURE.
Suite de la nomination des Membres-Correspondants.


ARDENNES. Rocroy, M. Desrobert du Châtelet, propriétaire-cultivateur.
ARDENNES. Sedan, M. La Brosse-Béchet, propriétaire cultivateur.
ARDENNES. Vouziers, M. Hubignon, juge de paix, propriétaire.
ARDENNES. Mézières, M. Grison, propriétaire.
ARDENNES. Réthel, M. De Finfe, propriétaire.
ARIÈGE. Saint-Girons, M. Faydit de Tersac, maire de Saint-Lizier.
AVEYRON. Saint-Afrique, M. Raymond-Barascud, propriétaire.
CORSE. Ajaccio, M. Cuneo d'Ornano, propriétaire-cultivateur.
CORSE. Bastia, M. Casa Bianca, propriétaire-cultivateur.
HÉRAULT. Saint-Pons, M. Sargines de Laur, propriétaire à Olonzeau.
LOT-ET-GARONNE. Villeneuve d'Agen, M. Metge, propriétaire-cultivateur.
MAINE-ET-LOIRE. Angers, M. Millet, propriétaire.
MAINE-ET-LOIRE. Beaugé, M. Busco-Dombasle, propriétaire.
MAINE-ET-LOIRE. Beaupréau, M. Rousselot, propriétaire, adjoint au maire de Cholet.
MAINE-ET-LOIRE. Segré, M. Bancelin, propriétaire, contrôleur des contributions indirectes.
MARNE. Sainte-Menehould, Barrois de Boët, propriétaire-cultivateur.
MOSELLE. Sarguemine, M. Altmayer, propriétaire.
NORD. Valenciennes, M. de Luysel, maire de Warrechain-Saint-Denain.
ORNE. Domfront, M. Lévêque-Lepail, propriétaire.
PUY-DE-DÔME. Riom, M. Andrieu, maire de d'Aigue-Perse.
PYRÉNÉES (BASSES-). Pau, M. de Laussat, maire, membre du conseil d'arrondissement.
PYRÉNÉES (BASSES-). Bayonne, M. d'Uturbie de Garro, propriétaire.
PYRÉNÉES (BASSES-). Orthez, M. de Nays, maire, membre du conseil d'arrondissement.
RHÔNE. Lyon, M. de Leullion-Torrigny, propriétaire-cultivateur.
RHÔNE. Ville-Franche, M. Durieu de Souzy, propriétaire-cultivateur.
SARTHE. Le Mans, M. Daniel de Vauguion, propriétaire.
SEINE. Sceaux, M. le marquis Dodun, maire de Maison-Alfort.
SEINE. Saint-Denis, M. le baron Leroy, membre du conseil général, propriétaire à Colombes.
SEINE. Paris, M. le comte Dubois, propriétaire à Vitry.
SEINE-ET-OISE. Corbeil, M. Soulange Bodin, propriétaire de l'Etablissement horticole de Fromont.
SEINE-ET-OISE. Mantes, M. Brochant de Villiers, propriétaire et maire de Mantes-la-Ville.
SEINE-ET-OISE. Pontoise, M. Fessart, propriétaire-cultivateur à Aunay.


Nota. Ces nominations ont été faites sur la proposition du Conseil, par son Exc. le Ministre de l'Intérieur, pour remplacer d'anciens Membres-Correspondants décédés, ou qui avaient quitté leurs arrondissements.

 

 

1829

Membres correspondants au Conseil Royal d'Agriculture pour le département d'Indre-et-Loire

Source : ADIL, cote 7M19


Circulaire n°13, envoyée aux préfets le 28 mars 1829 signée DE MARTIGNAC demandant au Préfet de proposer des membres correspondants.

La liste est approuvée par Ministre de l'Intérieur le 22 juillet 1829, dont voici le détail pour les trois arrondissements :

Membres (15) pour l'arrondissement de Tours :
Aubry de la Borde : propriétaire, membre de la Société d'agriculture, à Tours.
Aubry Patas : propriétaire, membre de la Société d'agriculture, à Tours.
Baron de Champ-Chevrier Jean-Baptiste, propriétaire, membre du Conseil général. 
Guizot (Auguste), propriétaire à Tours.
Gouin de la Grandière, vice-président de la Chambre de commerce. 
Hulin-Belgé, propriétaire et négociant. 
Latour aîné, membre de la Société d'agriculture. 
Luce (Jules), propriétaire. 
Moisant (Charles), propriétaire. 
Comte Odart, propriétaire [Esvres-sur-Indre]
Comte de Puységur, membre du Conseil général à Tours. 
De Momont, payeur, propriétaire à Tours. 
Reverdy Liebert (Alexandre), propriétaire à Tours.
Devauzelle (Julien Léonard), propriétaire à Tours.
Viot-Prudhomme, adjoint et propriétaire à Tours.


Membres (12) pour l'arrondissement de Loches
Le marquis de Lussac (Alex Louis), propriétaire à Barou.
Desplaces (Louis), propriétaire au Louroux. 
Le comte de Barbançois (Urbain), propriétaire à Genillé. 
Gabion (Henri), propriétaire à Chanceau.
Le comte de Saint-Denis (Charles), propriétaire à Esves-le-Moutier. 
Goubaut (Philippe), propriétaire à Loches. 
De Beaumont, propriétaire à Tournon.
Le comte Lesage (Jean-Baptiste), propriétaire à Reignac. 
Lavilleroux, propriétaire à Manthelan. 
De la Pinsonnière, propriétaire à Chédigny [Les Hubaudières]
Gibé, propriétaire à Saint-Jean. [Saint-Jean-Saint-Germain]
Dupuy, propriétaire à Sepmes.


Membres (12) pour l'arrondissement de Chinon.
Aubert du Petit-Thouars, propriétaire à Chinon.
De Vendel, propriétaire à Chinon. 
Denis, propriétaire et maire à Beaumont.
Laguin Louet, propriétaire à Chinon. 
Desvarame, propriétaire à Chinon. [démissionnaire le 24 sept 1829, le sous-préfet propose pour le remplacer : M. Martin D'Anzay, propriétaire du château de la Motte à Marcilly, Le comte Puységur maire à Saint-Benoît et Delamothe Cougny propriétaire à Chinon]
Démarcé, adjoint au maire de Chinon. 
De Cougny (Moïse), propriétaire, maire à Ligré.
Champigny de Chezelle, propriétaire à Chinon.
Minier, avocat et propriétaire à Chinon. 
Aubin, propriétaire et maire à Restigné.
Depuis (Charles), propriétaire et maire à Cravant. 
Duverney, propriétaire à Langeais. 

Note : Dans une lettre datée du 28 novembre 1829, le Ministre de l'Intérieur spécifie que les séances du Conseil d'agriculture soient distinctes de celles de la Société d'agriculture. Le conseil d'agriculture a un caractère administratif, que n'a pas la Société d'agriculture.
 

1830

Annales de l'Agriculture française. 3e série. Tome IV. 1830.
p. 65-66


CONSEIL SUPÉRIEUR D'AGRICULTURE.
Suite de la nomination des Membres-Correspondants.
ALLIER.
Huguet de Lys, juge de paix à Hérisson, pour l'arrondissement de Montluçon ;
Le marquis de Bellenave, propriétaire, pour celui de Gannat.
HAUTES-ALPES.
Barhélémy Chaix, propriétaire, pour l'arrondissement de Briançon.
CANTAL.
De Laveissière, propriétaire, membre du Conseil général, maire de Saint-Saturnin, pour l'arrondissement de Murat.
CHARENTE-INFÉRIEURE.
De Gaalon, propriétaire, pour l'arrondissement de la Rochelle ;
Bonnet de Lescure, propriétaire, pour celui de Rochefort.
COTE-D'OR.
Loyarbe, propriétaire, pour l'arrondissement de Beaune.
Vertel, propriétaire, pour l'arrondissement de Besançon.
Loiseau, propriétaire, pour celui de Pontarlier.
LOIRE-INFÉRIEURE.
Jochaud Duplessis, propriétaire, pour l'arrondissement d'Ancenis.
MANCHE.
Gallemand, propriétaire, pour l'arrondissement de Valogne.
PAS-DE-CALAIS.
Gosse de Gorre, propriétaire, pour l'arrondissement de Béthune ;
Loppe de Vimille, maire de Vimille, pour celui de Boulogne ;
Le comte de Roquigny du Fayel, maire de Leflaux, pour celui de Montreuil.
SEINE-ET-MARNE.
Le marquis de Montgou, propriétaire, pour l'arrondissement de Fontainebleau ;
Paul de Mas, propriétaire, pour l'arrondissement de Melun.
SAÔNE-ET-LOIRE.
Le comte de Fussey, propriétaire, pour l'arrondissement d'Autun.
VENDÉE.
Martial Bernard, propriétaire-cultivateur, pour l'arrondissement de Fontenay.
INDRE.
Jules Néraud fils, propriétaire, pour l'arrondissement de la Châtre.

1830

Annales de l'Agriculture française. 3e série. Tome V. 1830.
p. 321.


CONSEIL SUPÉRIEUR D'AGRICULTURE.
Suite des nominations des membres correspondants.


CALVADOS.
M. de Germiny, pour l'arrondissement de Bayeux.
M. le marquis de Neuville, pour l'arrondissement de Lisieux.
M. Vanier, pour l'arrondissement de Pont-l'Evêque.
M. Gautier de Carville, pour l'arrondissement de Vire.
DRÔME.
M. Maurice Allard, pour l'arrondissement de Die.
 

1837

Journal d'agriculture pratique N° 3 Première année. Septembre 1837.
p. 122-126
Des bases qui ont arrêté le développement de l'agriculture en France
Extrait
p. 123
C'est à la Restauration qu'il était réservé de commencer une nouvelle ère, non pas qu'elle adoptât un système préférable à celui de ses devanciers, mais par la force des circonstances. Les vieux soldats de Napoléon qui avaient parcouru l'Europe, rentrés dans leurs villages, cherchèrent à y appliquer quelques-unes des méthodes qu'ils avaient remarquées à l'étranger. Des fonctionnaires, des généraux de l'empire, dégoûtés ou repoussés des affaires, se retirèrent dans leurs domaines, et, pour occuper leurs loisirs, se mirent à cultiver. S'ils n'eussent été presque tous dénués d'instruction agricole, ils auraient changé rapidement la face de l'agriculture française. Malheureusement le peu de succès qu'eurent la plupart d'entre eux et leur manière d'exploiter firent considérer leur culture plutôt comme un passe-temps de gens riches que comme une industrie sérieuse. Cependant l'effet moral que produisit la participation de ces hommes distingués à une profession considérée jusque-là presque comme abjecte chez nous eut seul déjà de grands résultats.
Un ministre de la restauration, le duc de Cazes, contribua encore au mouvement progressif qui se faisait sentir alors dans l'industrie agricole. Doué d'un esprit supérieur et surtout d'un grand jugement, il avait entrevu, comme Sully, tout ce que la France devait attendre de richesse et de prospérité d'une agriculture. Il provoqua diverses mesures et entre autres le rétablissement des sociétés d'agriculture dans tous les chefs-lieux de département. Il était à la veille de mettre à exécution des projets plus vastes et plus efficaces encore pour l'amélioration de notre agriculture, lorsqu'il fut éloigné des affaires. etc...

par Jules BRAME

Publié dans Organismes

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