LESCALOPIER (de) Gaspard-César-Charles (1700-1792)

Publié le par histoire-agriculture-touraine

Gaspard-César-Charles de Lescalopier

Né le 19 mai 1706

Décédé le22 novembre 1792

Seigneur de Liencourt

Conseiller au parlement de Paris en 1727,

Maître des Requêtes en 1733,

Intendant de la Généralité de Montauban : 1740-1756),

Intendant de la Généralité de Tours : juin 1756 à octobre 1766

Conseiller d'État en 1766

VALLAT François, Une épizootie méconnue : le "mal de langue" de 1763. Association d'histoire des sociétés rurales, 2003/2 Vol. 20 | pages 79 à 119

https://www.cairn.info/revue-histoire-et-societes-rurales-2003-2-page-79.htm

p. 88

A Tours, Gaspard Lescalopier, qui avait dû combattre la terrible peste bovine de 1745 dans la généralité de Montauban, gardait sans doute en mémoire les mesures adoptées alors. Mais la plupart des intendants n'avaient pas autant de sujets d'inquiétude : leurs administrés avaient reconnu dans la nouvelle maladie le mal de la langue de 1731. Ainsi l'intendant du Berry, confiant dans le remède traditionnel, ne cacha pas là-dessus son désaccord avec son collègue de Tours :

Gaspard César Charles Lescalopier (1700-1792). Célèbre pour ses démêlées, en 1750 avec la Cour des Aides de Montauban au sujet des corvées, cet intendant autoritaire, sinon cassant, fut alors peu soutenu par le Contrôle général qui, en guise d'avancement, finit par le déplacer à Tours où ne siégeait aucune cour souveraine.

p. 92

Peu d'intendants déclarèrent avoir fait appel à des experts, la consultation informelle des maréchaux ou de modestes chirurgiens ne méritent sans doute pas d'être mentionnée. Ici encore, Gaspard Lescalopier, à Tours, s'est démarqué en envoyant "sur les confins de [sa] généralité, du côté du Poitou et du Berry", le Sieur Duverger, "médecin expérimenté". Malheureusement celui-ci faisait peu de cas du savoir populaire et reconnut dans cette maladie une sorte de charbon qui risquait de se communiquer à la population, suggérant sans doute à l'intendant d'appliquer par précaution, les Arrêts de 1745 et 1746 (inadaptés, répétons-le, car limité à la seule espèce bovine).      

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