La pépinière viticole de Grammont à Tours (1891-1904)

Publié le par Pierre DESBONS

La pépinière viticole de Grammont à Tours (1891-1904)
La pépinière viticole de Grammont à Tours (1891-1904)

1886

AMT 1D75 p. 157
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 23 février 1886
Propriété de la Chenardière. Indemnité due par l'ancien fermier. Proposition de M. Morisseau. M. le maire fait connaître que le bail de la Chenardière expirant au 1er janvier 1886, un état des lieux a été fait et a révélé des dommages causés au vignoble par M. Morisseau. Ce dernier a objecté que l'hiver de 1879-1880 était la cause principale du dépérissement des vignes ; néanmoins il offre de payer une indemnité de 600 francs.
Le conseil délibère, et après avoir entendu les explications de M. le maire et celles de M. Robert, fixe à 600 francs, payables comptant, l'indemnité à recevoir de M. Morisseau, lequel supportera en outre tous les frais de l'expertise. Autorisation est conférée à M. le maire pour traiter avec M. Morisseau, aux conditions précitées.
 

1886

AMT 1D75 p. 171-172
Délibérations du Conseil municipal de Tours :  5 mars 1886 
Phylloxéra. Plants de vigne étrangers à introduire dans le département. Avis.
M. Corbeau lit une circulaire de M. le Préfet, en date du 9 février dernier, et par laquelle on expose que le Comité central d'études et vigilance institué dans le département d'Indre-et-Loire, pour étudier toutes les questions relatives au phylloxéra, à émis l'avis qu'il y a lieu de demander à M. le Ministre de l'agriculture l'autorisation prévue par l'article 2 du décret du 28 février 1885, afin de permettre aux viticulteurs de ce département de recevoir et de cultiver les vignes de provenance étrangère.
Le conseil municipal est appelé à émettre son avis sur cette question, conformément au décret précité du 28 février 1885.
M. le Maire fait connaître que M. Barnsby  vice-président du Conseil d'hygiène, a été consulté et qu'il a déclaré ne pas hésiter à l'inviter de demander au Conseil d'émettre un avis favorable, ajoutant [phrase soulignée] qu'au point où nous en sommes en Touraine, il ne peut y avoir d'inconvénient à introduire des plants américains
M. Dufour attache une grande importance à la question, aussi en propose-t-il le renvoi à une Commission. Sans doute dit-il, nous n'avons pas une compétence spéciale en pareille matière ; raison de plus pour étudier et nous renseigner avant d'émettre un avis.
M. Losserand. Le conseil municipal de Tours doit saisir l'occasion de donner l'exemple à certaines communes du département qui, déjà envahies par le phylloxéra, se désintéressent des moyens propres à le combattre. N'a-t-on pas vu, quand il s'est agi de former un syndicat de viticulteurs, quelques-uns d'entre eux seulement se présenter sur plusieurs centaines. Nous pouvons bien leur donner l'exemple. 
M. Gaudin. L'avis à émettre n'est pas obligatoire et la ville de Tours n'a pas que je sache des vignes à planter ou à reconstituer. 
M. le Maire. C'est vrai. Aussi est-ce uniquement au point de vue de l'exemple à donner, comme on vient de le dire, qu'il est bon que vous vous prononciez. 
M. Gaudin. Je me rallie à cette explication. 
M. Dufour. D'autres que nous ont discuté sérieusement la question soulevée par la circulaire préfectorale. Le conseil municipal de Châteauroux par exemple l'a étudiée avec un soin particulier, je le sais ; là, on a formé un syndicat de viticulteur et c'est la ville qui s'est chargé de fournir les plants. N'est-ce pas assez, pour démontrer l'utilité de se renseigner par le travail préalable d'une commission ?
M. Losserand remarque que la situation de la ville de Châteauroux n'est pas identique à celle de la ville de Tours. Placée dans une zone complètement atteinte, des mesures devaient être prises qui ne seraient pas applicables dans d'Indre-et-Loire, où quelques taches phylloxériques ont été signalées, en conséquence l'honorable membre estime que rien n'empêche d'émettre un avis favorable à la reconstitution des vignobles détruits ou atteints, un homme compétence ayant d'ailleurs conclu dans ce sens. 
M. le Maire. Quelqu'un demande-t-il la parole ?
On vote.
Le Conseil émet un avis favorable.
 

1886

Archives municipales de Tours, cote 3F7
Lettre imprimée et note manuscrite du Maire de Tours en marge : Prendre avis de M. Barnsby.
Préfecture d'Indre-et-Loire
3e Division
Phylloxéra
Introduction de vignes étrangères dans le département d'Indre-et-Loire.
Tours le 9 février 1886
Monsieur le Maire,
J'ai l'honneur de vous informer que, dans sa séance du 6 février courant, le Comité central d'études et de vigilance su service du phylloxéra, pour le département d'Indre-et-Loire, a émis l'avis qu'en la situation actuelle du département, au point de vue phylloxérique, il convenait de demander, pour les trois arrondissements de Tours, Loches et Chinon, l'autorisation nécessaire pour permettre aux viticulteurs d'introduire des vignes étrangères destinées à reconstituer les vignoble détruits par l'insecte dévastateur.
La pépinière départementale de vignes américaines, établie sous les auspices du Conseil général à la colonie de Mettray, sera d'ailleurs prochainement en mesure de donner satisfaction aux besoins les plus urgents.
Au terme de l'article 2 du décret du 28 février 1885, les Conseils municipaux des communes intéressées doivent être consultées au sujet de l'opportunité de la demande dont il s'agit.
Je vous prie, en conséquence Monsieur le Maire, de vouloir bien inviter votre Conseil municipal à formuler son avis à ce sujet. Je désire que la délibération qui sera prise en cette occasion, me parvienne avant le 1er avril prochain.
Dans le cas où la session de février serait terminée, vous auriez donc à réunir spécialement l'assemblée communale pour cet objet.
L'extrait de cette délibération devra être transcrit sur la feuille d'autre part, que vous voudrez bien détacher et me renvoyer aussitôt après la réunion du Conseil municipal.
Recevez, M. le Maire, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
Le Préfet.
DAUNASSANS
A Monsieur le Maire de Tours.

Tours le 27 février 1886
Lettre manuscrite de M. Barnsby à M. le Maire de Tours
Monsieur le Maire,
Le Comité Central d'initiative et de vigilance du Service du Phylloxéra a émis en effet dans sa dernière séance, un avis dans le sens indiqué par la circulaire ci-jointe.
En présence de l'extension sans cesse croissante des ravages causés par le redoutable parasite dans notre département, le Comité a reconnu qu'il n'y avait plus à hésiter et qu'il fallait prendre dans le plus bref délai les mesures nécessaires pour assurer la reconstitution de nos vignobles au moyen de cépages américains.
Sans doute, Monsieur le Maire, la Ville de Tours n'est pas directement en cause, mais il importe que les habitants de la Ville qui sont propriétaires de vignes et les pépiniéristes puissent introduire sans aucune difficulté les vignes américaines, les uns pour leur propre compte, les autres pour le compte de leurs clients. 
Les essais entrepris sur divers points et les résultats obtenus jusqu'à ce jour démontrent que le seul moyen de reconstituer de reconstituer nos vignobles consiste à remplacer nos cépages par des espèces et par des variétés américaines, lesquelles offrent une grande résistance.
D'ailleurs il s'agit pour demande d'introduire des plants sur lesquels seront greffés les cépages de la région.
Je n'hésite donc pas, Monsieur le Maire à vous demander avec insistance d'inviter le conseil municipal à émettre un avis favorable, afin que chacun puisse importer toute quantité de plants américains qu'il jugera convenable.
Au point où nous en sommes en Touraine, il ne peut y avoir aucun inconvénient à introduire ces plants.
Agréez Monsieur le Maire l'assurance de mon respectueux dévouement.

D. Barnsby

1888

AMT 1D77 p. 531
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 24 août 1888
Phylloxéra. Introduction de vignes étrangères dans les arrondissements de Tours et Chinon.
Le Maire soumet au Conseil pour obtenir son avis, une circulaire par laquelle M. le Préfet, afin de donner satisfaction aux nombreuses demandes qui lui ont été adressées, croit utile d'étendre aux arrondissements de Tours et Chinon l'autorisation d'introduire des vignes étrangères dans ces deux arrondissements
Après avoir reçu communication des renseignements fournis par M. Barnsby, directeur du jardin botanique, le Conseil délibère et émet un avis favorable conformément au décret du 21 février 1888 relatif à la délimitation des territoires phylloxérés. 
 

1888

Archives municipales de Tours, cote 3F7
Lettre imprimée et note manuscrite du Maire de Tours en marge : Pour avis de M. Barnsby.
Préfecture d'Indre-et-Loire
3e Division
Phylloxéra
Introduction de vignes étrangères dans les arrondissements de Tours et de Chinon.
Tours le 4 août 1888
Monsieur le Maire,
L'introduction des vignes étrangères qui vient d'être autorisée dans l'arrondissement de Loches, n'étant pas encore permise dans les arrondissements de Tours et de Chinon, je crois utile, pour donner satisfaction aux nombreuses demandes qui m'ont été adressées, de réunir avant la prochaine session du Conseil général, les éléments d'appréciation nécessaires pour appuyer une nouvelle demande qui serait adressée à M. le Ministre de l'Agriculture dans le but d'obtenir la franchise de circulation des produite de la vigne, en ce qui concerne les deux arrondissements de Tours et de Chinon.
L'un des éléments d'appréciation est l'avis des Conseil municipaux des communes des arrondissements intéressés et des communes limitrophes de ces arrondissements dans un rayon de 10 km.
Je vous prie en conséquence, Monsieur le Maire, de vouloir bien appeler votre Conseil municipal à délibérer sur cette question au cours de la session d'août et m'adresser aussitôt après, la délibération qui sera intervenue et qui pourra être transcrite sur la feuille d'autre part. 
Recevez, Monsieur le Maire, l'assurance de la considération distinguée.
Le Préfet.
G. LE MALLIER
A Monsieur le Maire de Tours.


JARDIN DES PLANTES DE LA VILLE DE TOURS
Le 20 août 1888
Monsieur le Maire,
J'ai toujours été convaincu que le seul moyen d'arriver à reconstituer le vignoble atteint par le phylloxéra était d'obtenir la franchise de circulation des cépages américains en Touraine.
L'opposition faite jusqu'à ce jour à toutes les demandes faites dans ce sens aura pour conséquence, à mon avis, de retarder encore des années la reconstitution des vignobles de notre région et de placer notre département dans un état d'infériorité vis à vis des départements voisins.
J'ai soutenu énergiquement cette opinion au sein du Comité départemental de vigilance et j'ai déjà eu Monsieur le Maire l'honneur de vous demander d'approuver de votre autorité toute mesure qui tendrait à atteindre ce but.
Le Comité de vigilance ayant finalement approuvé par un vote unanime la franchise de circulation des plantes américaines dans les arrondissements de Tours et de Chinon, puissiez, Monsieur le Maire et vous prier avec instance et vouloir bien insister le Conseil municipal à émettre un avis favorable.
Agréer, Monsieur le Maire l'assurance de mon respectueux dévouement.
Le Directeur
D. Barnsby

1891

AMT 1D80 p. 305
Délibérations du Conseil municipal de Tours :  23 janvier 1891
Viticulture. Création d'une pépinière. Proposition de M. Lansigu.
M. Lansigu demande la nomination d'une Commission spéciale pour examiner et étudier la question de la création d'une pépinière viticole. 
M. le Maire l'invite à vouloir bien désigner les personnes qu'il désire proposer au Conseil pour faire partie de cette Commission. 
M. Lansigu propose M.M. Auditer, Oudin [M. Oudin, conseiller général du canton de Tours-sud, avocat, conseiller municipal à Tours], Michel Ducoux, .....
M. Michel Ducoux déclare qu'il ne pourra faire partie de la Commission spéciale en raison du peu de temps qu'il peut disposer et prie le Conseil de désigner un autre membre à sa place. 
Le Conseil renvoie à une séance ultérieure la nomination de la Commission spéciale qui sera qui sera chargée d'étudier les voies et moyens pour arriver à la création d'une pépinière de plants de vigne français et américains en vue de la reconstitution des vignobles phylloxérés.

1891

AMT 1D80 p. 410-412
Délibérations du Conseil municipal de Tours :  13 février 1891
Pépinière pour la reconstitution des vignobles phylloxérés. Création. Commission spéciale. Vote d'un crédit. Proposition de M. Lansigu.
M. Lansigu. 
Messieurs, dans notre séance du 23 janvier dernier, vous aviez ajourné à la fin de cette séance, la décision à prendre relativement à la création d'une pépinière destinée à servir de champ d'études en vue de la reconstitution des vignobles phylloxérés. Il n'a pas été possible de traiter cette question en raison de l'heure avancée à laquelle s'est terminée la discussion de l'affaire du gaz, aussi, je viens aujourd'hui vous demander de vouloir bien vous prononcer à cet égard. 
Il me paraît indispensable qu'une décision soit prise ce soir, si vous désirez créer une pépinière cette année ; ajourner plus longtemps nous obligerait à reculer cette création à l'année prochaine. 
Il serait utile que le Conseil votât, à cet effet, une somme de 1 000 à 1 500 francs et comme l'État, par suite d'une décision récente, accorde pour les créations de même nature que celle que nous avons projetée une subvention égale à celle votée par les communes, si nous votons 1 500 francs nous pourrons disposer pour cet objet d'une somme de 3 000 francs.
Je prie donc le Conseil de vouloir bien se prononcer ce soir.


M. Pellé.
M. Simier, de la rue de Paris, avec lequel j'ai eu l'occasion de m'entretenir de cette affaire, m'a déclaré qu'il mettrait volontiers à la disposition de la ville, pour l'installation projetée, un grand terrain lui appartenant et cela aux meilleures conditions. 
M. Lansigu.
Avant de s'occuper du terrain, il serait préférable, je crois, qu'une Commission spéciale fût nommée, celle-ci visitera les terrains qui pourront être offerts et choisira celui qui lui paraîtra le plus convenable. 
Je demande la nomination de cette Commission, laquelle pourrait être composée de membres du Conseil municipal et de personnes prises en dehors de cette assemblée. 
Si le Conseil partagé ce sentiment, je lui proposerais les noms suivants :

  • 3 Conseillers municipaux : M.M. Michel Ducoux, Oudin et Clément Lerouge. 
  • 3 membres pris en dehors du Conseil : M.M. Madelain, Gaucher et Dugué. 

Je crois que tous, ils accepteront. 
M. Michel Ducoux.
Je remercie M. Lansigu d'avoir prononcé mon nom, j'ai déjà eu l'honneur de lui dire que le peu de temps que me laissent mes affaires m'empêcherait peut-être de me joindre aux membres de la Commission aussi souvent que je le désirerais. Je le regrette, mais en même temps, je tiens à ajouter que M. Lansigu pourrait avantageusement être désigné à ma place. D'ailleurs notre collègue doit, à mon sens, faire partie de la Commission à nommer ; il s'est occupé activement de la question qu'il a étudiée à fond ; il a vu dans quelles conditions la pépinière d'Orléans était installée, il a l'expérience et la bonne volonté, aussi serai-je heureux de lui céder le pas.
M. Lansigu.
Je maintiens ma décision de nommer M. Michel Ducoux. C'est à lui que revient l'initiative de l'affaire ; il s'occupe beaucoup de viticulture et son concours sera de la plus grande utilité. 
M.M. Michel Ducoux et Oudin déclarent qu'il est de toute justice que M. Lansigu fasse partie de la Commission. 
M. Letellier se joint à eux.
M. le Maire. - Messieurs, je mets aux voix la proposition de M. Lansigu, consistant à nommer une Commission composée de Conseillers municipaux et de trois personnes étrangères au Conseil. 
Adopté. 
M. le Maire.
Maintenant, Messieurs, je vous demanderai si vous acceptez que la Commission soit composée de M.M. Michel Ducoux, Oudin, Clément-Lerouge et Lansigu, conseillers municipaux, et de M.M. Gaucher, propriétaire à Montlouis, Dugué, professeur d'agriculture, et Madelain, directeur des Jardins publics de la Ville.
Adopté.
 

1891


AMT 1D80 p. 502-510
Délibérations du Conseil municipal de Tours :  6 mars 1891
Pépinière viticole. Création. Rapport de M. Michel Ducoux
L'ordre du jour appelle la lecture du rapport de M. Michel Ducoux, ayant trait à la création, à Tours, d'une pépinière viticole. 
Celui-ci s'exprime comme suit :
Messieurs, 
Dans une de vos dernières séances, vous avez nommé une Commission composée de MM. Gaucher, conseiller d'arrondissement, Dugué, professeur d'agriculture, Madelain, directeur du jardin de la Ville ; Oudin, Lansigu, Clément-Lerouge et Michel Ducoux, conseillers municipaux ; cette Commission était chargée de rechercher et de choisir un terrain pouvant servir à la création d'une pépinière pour vignes américaines et d'établir un devis de la dépense de création et de dépense annuelle
C'est le résultat de ce travail, soumis à votre Commission des finances et adopté par elle que je suis chargé de vous présenter et de vous demander en son nom, l'approbation des conclusions qui terminent ce rapport.
Il est malheureusement évident, certain, que la plus grande partie de notre beau vignoble est atteint depuis quelques années [1882 officiellement] par le phylloxéra, si le terrible insecte n'a pas fait des ravages aussi rapides, aussi complets, que dans le midi, cela tient sans doute, aux conditions climatiques dans lesquelles nous sommes placés, à la nature de nos terrains et en général à des causes bien difficiles à préciser. 
Mais pour ne pas être aussi rapide, le mal n'en est pas moins persistant, tenace, presque impossible à détruire, et chaque année la tache va s'élargissant, accentuant ses progrès, augmentant d'intensité, et diminuant dans des proportions considérables la production vinicole de notre département qui est la source la plus féconde de sa richesse et de sa prospérité. 
Le cri d'alarme jeté il y a quelques années [1886] produisit ce premier résultat, de permettre la libre circulation dans le département des plants américains avec lesquels le midi et les autres contrées contaminées ont si rapidement reconstitué leur vignoble. 
Je ne vous parlerai que pour mémoire des essais qui ont été tentés par des propriétaires fortunés et soucieux de l'avenir ; ces essais faits, il faut le dire, un peu au hasard, n'ont pas toujours été couronnés de succès ; la nature et la provenance des plants, la méthode de culture, le greffage, autant de choses qu'il fallait apprendre et savoir appliquer.
Tel plan très fécond dans le midi, tel autre très réputé dans le Lyonnais, feraient chez nous triste figure ; il faut en pareille matière, tenir compte de la nature des terrains, et du milieu climatique dans lequel nous sommes placés.
Aussi, est-ce avec hésitation, presque avec crainte, dans tous les cas avec une prudence extrême que nos vignerons ont accueilli les nouveaux venus [vignes américaines]
Comment, en effet s'y reconnaissent au milieu de la quantité innombrable de nouveaux cépages, producteurs directs, hybrides et porte-greffes. 
Pour faire des essais, pour connaître exactement quels sont les plants qui conviennent le mieux à telle ou telle contrée, il faut avoir le temps d'abord, et ensuite des ressources pécuniaires qu'une série de mauvaises récoltes ont rendues difficiles, pour ne pas dire impossible à la plupart de nos petits propriétaires et de nos vignerons. 
C'est alors qu'on se pose la question de savoir, si dans l'espèce, les villes ne doivent pas s'imposer des sacrifices et faire elles-mêmes ce que l'initiative privée hésite à tenter, parce qu'elle n'est pas assez renseignée, ni suffisamment armée comme ressources pécuniaires pour atteindre le but qu'elle se propose. 
C'est ce qu'ont parfaitement compris déjà beaucoup de villes de notre département ; le mouvement de reconstitution du vignoble par des plants américains a pris cette année en Touraine, un développement exceptionnel. 
Amboise, Chinon, Nazelles, Richelieu et autres, possèdent déjà des pépinières, et des syndicats s'organisent pour la propagation, la culture, et le greffage de plants américains. 
Tours ne devait pas, ne pouvait pas rester en arrière, il fallait, il était nécessaire, que le chef-lieu du département pût offrir aux nombreux intéressés, quoi s'occupent de viticulture, une pépinière assez vaste, assez bien organisée, pour tous ceux qui la visiteront, puissent en emporter des renseignements précieux, qui leur permettent de procéder avec méthode et sûreté au remplacement de leurs vignes détruites par le phylloxéra. 
C'est là, Messieurs, une œuvre utile, salutaire, dont la portée et les conséquences ne vous échapperont pas. Vous voterez la création de cette pépinière et vous donnerez ainsi un gage de plus à cette classe laborieuse, si intéressante et si éprouvée du viticulteur de Touraine. 
Sous d'impulsion de notre sympathique et éminent professeur d'agriculture, M. Dugué, utilement secondé par notre jardinier chef, M. Madelain, ne doutez pas qu'avant deux ans, votre pépinière ne soit une première du Centre de la France par son organisation et les services qu'elle rendra.
Je vais Messieurs, vous donner lecture du rapport de M. Dugué, concernant cette intéressante affaire :


Projet de pépinière de vignes américaines et franco-américains
Devis
Le Conseil municipal de Tours, faisant droit aux conclusions du rapport de M. Lansigu, présenté au nom de la délégation envoyée par la ville de Tours suivre les opérations du concours de viticulture qui a eu lieu à la pépinière départementale du Loiret les 14, 15 et 16 novembre dernier [nov. 1890], a nommé, après cette lecture, une Commission pour étudier les voies et moyens à employer en vue d'arriver à la création par la ville de Tours, dans un rayon rapproché de cette dernière, d'une pépinière de cépages américains et franco-américains pour aider à la reconstitution des vignobles d'Indre-et-Loire, détruits par le phylloxéra. 
Le vote du Conseil municipal a été émis pour des raisons diverses d'ordre et d'intérêt général, mais notamment par suite de cette considération importante : que si la viticulture joue un rôle considérable sur la richesse de nos campagnes, il en est de même vis-à-vis des villes qui trouvent dans ces dernières, pour les produits si divers de leur commerce, lorsqu'il s'agit d'une cité comme Tours, leur meilleurs débouché ; par conséquent que concourir à sauvegarder l'une des principales productions agricoles du département, c'était en même temps défendre et bien comprendre les intérêts généraux de la ville.
La Commission nommée par le Conseil, se compose de : MM. Lansigu, Oudin, Clément-Lerouge, Michel Ducoux, conseillers municipaux ; Gaucher, conseiller d'arrondissement, Medelain, directeur des jardins de la ville, et Dugué, professeur d'agriculture. 
Cette Commission s'est réunie dans le courant de février à la mairie, sous la présidence de M. Gorce, premier adjoint. Après un échange de vues générales sur la question dont l'étude lui était soumise, une sous-commission composée de MM. Lansigu, Clément-Lerouge, Madelain et Dugué, les autres membres de la Commission restant libres de se joindre à leurs collègues, fut nommée pour rechercher un terrain propre à l'établissement de la pépinière. 
La Sous-commission s'est d'abord transportée à Beaujardin, pour l'examen d'un terrain d'une étendue d'environ 1 hectare 70 ares, situé en face la grille du Château et en bordure sur le chemin. Le sol est ici de bonne qualité ; cependant une emprise de terre pour environ le tiers de l'étendue totale a été faite sur une épaisseur de 0,80 m à 1 m pour l'usine de Rochepinard, ce qui diminue en cette partie sensiblement l'épaisseur de la couche arable et la fertilité du fond.
La Commission a jugé ce terrain un peu restreint ; toutefois, en raison de sa position et de certaines clôtures qui l'environnent, elle a demandé à ce que le propriétaire, M. Touchard, soit pressenti au sujet de la location, en exigeant de lui l'abandon d'une parcelle en jardin d'environ 20 ares, comprise dans l'enclos. 
Par une lettre en date du 21 février, M. Touchard a répondu d'une manière assez évasive, déclarant notamment qu'il ne pourrait faire un long bail et désirerait résilier en cas de vente.
Dans ces conditions, la Commission estime qu'elle devrait ne plus compter sur cette dépendance de la propriété de Beaujardin et qu'il fallait immédiatement chercher autre chose. 
C'est alors que M. Chatrefoux, demeurant à Tours, rue de Paris, n° 23, vient proposer à la Commission un terrain d'une contenance de 2 hectares 70 ares, situé à une petite distance du terminus du tramway, sur l'avenue de Grammont, en deçà de la levée du Cher et en bordure par l'un de ses petits côtés au midi du bassin des Patineurs. La Commission s'est rendue sur les lieux et a reconnu que ce terrain était favorable pour l'établissement de la pépinière. 
Des pourparlers sont alors intervenus entre le propriétaire et la municipalité, ensuite desquels un projet de bail a été établi à titre provisoire et signé des parties. Dans ce projet qui lie d'une façon définitive Chatrefoux [vérifier orthographe], la ville de Tours conserve la liberté d'action jusqu'après les approbations de droit. Voici ce projet de bail : 
Entre les soussignés :
M. Pierre Chatrefoux, propriétaire, demeurant à Tours, rue de Paris, n° 23,
D'une part,
Et M. Émile Gorce, adjoint au maire de la ville de Tours, demeurant dite ville, rue Marceau, 70, 
Agissant en sa qualité de d'adjoint au maire de la ville de Tours et dans l'intérêt de cette ville,
D'autre part, 
Il a été fait et dit ce qui suit :
Bail à ferme.
M. Chatrefoux donne, par ces présentes, à titre de bail à ferme à la ville de Tours,
Ce accepté par M. Gorce, ès-qualité, savoir : 
Pour le terrain désigné sous le n° 1er ci-après (partie à l'Est), pour six, neuf, douze ou quinze années entières et consécutives qui ont commencé à courir, par effet rétroactif, à compter de 1er janvier dernier [1891)] et pour le terrain compris sous le n° 2 ci-après (partie à l'Ouest), pour cinq, huit, onze et quatorze années également entières et consécutives qui commenceront à courir le premier janvier prochain (1892). 
Le tout avec faculté par la ville seule de faire cesser ce bail à l'une des périodes ci-dessus en prévenant M. Chatrefoux un an d'avance par écrit. 
Désignation. 
Un terrain en culture de blé, d'une contenance de deux hectares soixante-neuf ares cinquante-cinq centaines [2,6955 ha], situé à Tours au lieu-dit La Grange Saint-Martin, près la levée de Rochepinard, joignant : du Nord, un chemin d'exploitation ; de l'Est, M. Magnan, de l'Ouest, un chemin d'exploitation et M. Renard-Gripouilleau ; enfin du Sud, la Société des Patineurs.
Le terrain est composé de deux parties :
La première à l'Est, d'une contenance d’un hectare quarante ares cinquante-cinq centiares [1,4055 ha], n'est actuellement ensemencé que sur une étendue de soixante ares environ. 
La deuxième à l'Ouest, d'une superficie d’un hectare vingt-neuf ares [1,2900 ha], est aujourd'hui ensemencée en blé et en seigle.
Ainsi que le tout se poursuit et comporte sans exception ni réserve. 
Entrée en jouissance. Impôts. Indemnité. 
La ville de Tours aura la jouissance immédiate du terrain compris sous le paragraphe 1er ci-dessus (à l'est) ; elle en paiera le fermage et les impôts auquel il est ou sera assujetti à partir du premier janvier dernier ; de plus elle versera, le premier avril prochain, une somme de cent cinquante francs [150 fr.] à M. Chatrefoux, bailleur, à titre d'indemnité pour privation de la récolte se trouvant sur partie du dit terrain, et consistant en trèfle incarnat, en asperges, et en petits pois.
Quant à la parcelle de terrain comprise sous le paragraphe 2 (à l'ouest) de la désignation, la ville en aura la jouissance aussitôt après l'enlèvement des récoltes, mais le prix de fermage et les impôts auxquels elle est ou sera assujettie, ne courront, à la charge de la ville de Tours, qu'à compter du premier janvier prochain [1892].
Si la ville ne prenait possession du terrain de l'ouest que le 25 décembre 1891, M. Chatrefoux ferait une façon de labour gratuitement. 

Destination du terrain affermé. Culture.
Le terrain présentement affermé étant destiné à la création d'une pépinière devant faciliter la reconstitution des vignobles de la Touraine par des cépages résistants à l'action du phylloxéra, la ville de Tours ne sera astreinte à aucun mode de culture spécial ; en conséquence elle jouira et disposera dudit terrain ainsi qu'elle avisera et elle le rendra à la fin du bail dans l'état où il se trouvera, avec toutes les constructions qu'elle pourrait y édifier, sans indemnité de part ni d'autre ; expliquant cependant, que la ville de Tours aura le droit de faire opérer la taille des souches mères jusqu'à la fin du mois de février qui suivra l'expiration du bail, à quelque époque à la ville de le faire cesser,  et ce, bien entendu, sans que cette dernière ait à payer un loyer ou une indemnité quelconque au bailleur. 
Prix. 
Le présent bail a, en outre, lieu moyennant un fermage de trois cent quatre-vingts francs [380 francs] pour la première année, comprenant seulement une partie de l'immeuble affermé, et de sept cent vingt francs [720 francs] pour chacune des années suivantes pour la totalité du même immeuble. 
Le fermage sera payable par quart et par trimestre échu, à commencer le premier avril prochain (1891), à la recette municipale de Tours. 
Frais.
Les droits de timbre et d'enregistrement du présent bail seront supportés par la ville de Tours.
Exécution
Le bail qui précède, qui est dès à présent définitif à l'égard de M. Chatrefoux, ne vaudra engagement à l'égard de la ville de Tours, qu'après les approbations de droit. 
Élection de domicile.
Pour l'exécution des présents, les parties élisent domicile, savoir :
En sa demeure pour M. Chatrefoux, 
En l'Hôtel de ville pour M. Gorce,
Fait double à Tours, le vingt-huit février 1891.
Lu et approuvé : Chatrefoux 
Lu et approuvé : E. Gorce, adjoint. 


Tandis que l'affaire était engagée avec M. Chatrefoux, M. Touchard, par une lettre en date du 25 février, faisait connaître à la Commission qu'il n'insistait plus sur la durée du bail, pour lequel il accepterait une durée de 12 années, mais qu'il tenait à conserver le potager, ainsi que les arbres fruitiers qu'il renferme. Après avoir pris connaissance de ces nouvelles dispositions du propriétaire de Beaujardin, la Commission n'a pas cru devoir revenir à de nouveaux pourparlers et rompre avec M. Chatrefoux, dont le terrain, tant par l'étendue que la situation, lui paraît préférable. Les lettres de M. Tourchard, au surplus, se trouvent au dossier. 


A la demande de la Commission, la Municipalité a prescrit au service de la voirie le lever du terrain de M. Chatrefoux, ce qui a été fait.
Le plan nous a été remis. Il ressort du dessin que la superficie totale s'élève 2 hectares 69 ares 55 centiares [2,6955 ha], lesquels se divisent dans le sens de la grande longueur par une ligne droite qui coupe le terrain en deux parties à peu près égales. 
La première à l'est, sera mise immédiatement à notre disposition avec bail du 1er janvier dernier [1891]. Elle ne renferme qu'un carré d'asperges et une partie semée en petits pois et de trèfle, pour laquelle une indemnité de 150 francs est accordée au propriétaire. 
La seconde à l'ouest, est entièrement ensemencée en seigle et blé ; moyennant indemnité, la ville aurait pu prendre possession dès maintenant, mais cela n'a pas paru nécessaire. M. Chatrefoux fera sa récolte et livrera ce terrain immédiatement après, bien que la location ne courre ici qu'à la date du 1er janvier 1892.
Les plantations se feront ici en novembre, en sorte que le travail de création, au moins pour la mise en place des vignes, sera à peu près complet dès cette année. 
Il conviendra de se reporter au bail provisoire ainsi qu'au plan, pour se faire une opinion exacte des dispositions prises avec le propriétaire, de la configuration du terrain, comme aussi de la distribution que nous entendons donner au sol pour l'installation de la pépinière. 
Comme grandes lignes de la décision que nous avons adoptée, nous avons cru devoir ménager une chaînte [chaintre] ou chemin de 3 mètres de large sur tout le pourtour de la pépinière pour permettre la circulation facile d'un cheval traînant des instruments aratoires. 
Au centre et dans le sens de la longueur, une allée de 4 mètres coupée vers son milieu, en allant vers l'ouest par une allée de même largeur, et vers l'est par une allée de 10 mètres au bout de laquelle, vers la terre Magnan, on installerait le chalet. Pour le reste et sur chacun des bords de cette allée, on établira des dépôts de sable pour la conservation des boutures jusqu'à la vente. Les lignes rouges sur le plan indiquent l'emplacement de ces deux grandes voies.
Le lignes pointillées rouges indiquent l'emplacement des diverses vignes, au moins approximativement. 
Toutes les lignes de nos ceps seront espacées de 2 mètres, les souches à 1,60 m sur le rang [densité de 3200 souches mère/ha], ce qui nous donnera environ 7 000 souches mères, et en plus les carrés affectés aux semis, racinaires, greffages, études diverses, etc. Le plan donne une idée d'ensemble de cette organisation. 


Devis des dépenses. 
Libellé de la dépense….. de création ; annuelles
Fermage sur 2,70 ha..... " " ; 720
Traitement du chef vigneron..." " ; 1 600
Défoncement du terrain à la charrue à 0,50 m... 1 000 ; " "
Clôture sur 700 mètres à 1,25.... 910 ; " "
Chalet de 6 sur 8.... 500 ; " "
Plants (7 000 ceps pour souches mères)...1 500 ; " ,"
Plants de pépinières (nouveautés)...150 ; 100
Palissage sur fil de fer et piquets en fer tous les 5 mètres.... 2 000 ; " "
Petits piquets de soutien pour la première année (7 000)....150 ; " "
Préparation des boutures, main d'oeuvre auxiliaire...." " ; 300
Engrais.... 400 ; 200
Instruments et outils (charrue, herse, pelles, bêches, râteaux, etc.) ... 150 ; " "
Étiquettes.... 100  ; 25
Entretien (labours, hersages, accolage, etc.)... " " ; 200
Divers et imprévus.... 200 ; 100
Châssis.... 150 ; " "
Total des dépenses annuelles ..." " ; 3 245
Total des dépenses de première installation... 7 210 ; " " 
L'installation du palissage pourra être retardée et la dépense répartie également sur les deux années 1892 et 1893. Ce qui ramènerait les dépenses de création à :
en 1891 5 210 fr.
en 1892 1 000 fr.
en 1893 1 000 fr
Total 7 210 fr.


Quant aux dépenses annuelles, elles seront réduites pour 1891 :
1º Sur le fermage, y compris l'indemnité de cent cinquante francs [150 fr.] à..... 190 fr.
2º Sur la préparation des boutures de 200 fr. Total de 390 fr.
Et ramenées par suite à .. 2 855 fr.
En résumé et en chiffres ronds, en 1891, la dépense de création serait de 5 200 fr
La dépense annuelle de 3 000 fr. 
Total 8 200 fr.


Produits.
En 1891 .... néant 
En 1892 .... id.
En 1893 (taille de la pousse 1892) 7 000 souches à 10 boutures l'une produiront 70 000 boutures à 15 fr. le mille .... 1 050 fr.
En 1894 (taille de la pousse 1893) à raison de 20 boutures par souche, soit 140 000 boutures à 10 fr. le mille .... 1 400 fr.
En 1895 et suivantes, à raison de 30 boutures par souche, soit 210 000 boutures à 15 fr. le mille ... 3 150 fr.
Ainsi donc en 1894 la pépinière fera à peu près ses frais et ce résultat sera complètement atteint à dater de 1895
Le Ministre de l'agriculture donnera une somme égale à celle votée par le Conseil municipal, conformément à la loi votée par la Chambre fin décembre 1890 et au texte d'une lettre du Directeur de l'agriculture, M. Tisserand, à M. Guinot, en date de novembre dernier. 
" A. Dugué "
Vous savez Messieurs, que dans toutes les créations de cette nature, l'État intervient en subventionnant pour moitié les villes qui s'opposent de semblables sacrifices, votre administration municipale a écrit à ce sujet à M. le Ministre de l'agriculture, dont nous attendons la réponse, persuadé que son concours ne nous fera pas défaut. 
Dans tous les cas, c'est avec cette condition que l'État participera pour moitié dans les dépenses qui vient de vous être soumise, que nous proposons le projet de délibération suivant :

Article premier.
Est approuvé le bail passé avec M. Chatrefoux, pour la location d'un terrain devant servir à la création d'une pépinière de vignes américaines et franco-américaines.
Article 2.
Un crédit de 5 200 fr. est ouvert sur les fonds de d'exercice courant pour la création de cette pépinière. 
Article 3.
Un crédit de 3 000 francs est ouvert pour les fonds de l'exercice courant, pour l'entretien de cette pépinière. 
Article 4.
Est inscrit aux recettes de 1891, un crédit de 4 100 francs à recevoir de l'État pour sa part contributive dans les frais de premier établissement et d'exploitation de l'année de début, mentionnés aux deux articles précédents. 

L'exécution du projet étant subordonné d'ailleurs l'obtention de concours financier.
M. Brunschweig critique le projet au point de vue du terrain choisi pour établir la pépinière, il estime qu'il aurait été beaucoup préférable de faire la création projetée sur un coteau et non dans un terrain bas et humide qui ne répond en aucune façon aux terrains qui, dans la contrée, servent à la culture de la vigne 
M. Michel Ducoux pense que la compétence bien connue de M.M. Dugué et Madelain est suffisante pour répondre au bon choix du terrain de la future pépinière. 
M. Lansigu déclare que le terrain proposé par M. M. Madelain et Dugué est apte à remplir le but poursuivi par la Ville ; il ne s'agit pas, dit-il, de créer un champ d'expériences, mais seulement une pépinière de plants où les vignerons et propriétaires seront à même de choisir ceux qui conviennent le mieux à leurs terrains.
M. Letellier est convaincu que la pépinière réussira très bien dans le terrain Chatrefoux, car ce qu'on veut obtenir, c'est du bois. Il fait remarquer que cette création est appelée à rendre de grands services à toutes les communes du département, et il prie M.M. Oudin et Mame, conseillers généraux, de vouloir bien demander au sein de l'assemblée départementale, le concours du département dans la dépense d'installation et d'entretien de la pépinière. 
M.M. Mame et Oudin déclarent qu'ils sont tout prêts à appuyer auprès de leurs collègues du Conseil général, la demande que pourrait faire l'administration municipale en vue d'obtenir le concours du département. 
Considérant que la création d'une pépinière viticole est appelée à rendre de réels et importants services aux viticulteurs d'Indre-et-Loire ; qu'elle profitera notamment aux propriétaires et vignerons du département entier. 
Le Conseil, après avoir délibéré, invite l'administration municipale à faire auprès de M. le Préfet toutes démarches utiles afin d'obtenir la participation du département dans les dépenses de première installation et d'entretien de la pépinière viticole, puis le rapport de M. Michel Ducoux est accepté.
 

1891


AMT 1D80 p. 590-591
Délibérations du Conseil municipal de Tours :  1er mai 1891
Pépinière viticole
M. Oudin demande où en est la création de la pépinière viticole. Il rappelle qu'en raison des résultats utiles qu'on en attend, le Conseil général a voté une subvention de 500 francs et qu'il y aurait vraiment urgence à se mettre à l'œuvre, car le moment de commencer les travaux est venu, si on ne veut pas perdre une année. 
M. Gorce. La création de la pépinière avait été subordonnée à la participation de l'État pour une moitié de la dépense. La réponse de M. le Ministre nous est parvenue depuis quelques jours seulement. On nous dit qu'il était trop tard pour pouvoir commencer maintenant les plantations et qu'elles devraient, pour avoir des chances de réussir, être faites en novembre prochain.
M. Michel Ducoux. Une économie en résultera pour l'achat des plants ; en octobre on les paiera moins cher qu'en ce moment. 
M. Gorce. Le bail du terrain est fait, par conséquent on procédera aux plantations dès la saison favorable.
 

1892


AMT 1D82 p. 338
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 10 septembre 1892
Pépinière viticole. Champ d'expérience. Surveillance.
M. Michel Ducoux fait connaître au Conseil que les membres de la Commission de viticulture ont visité la pépinière de Grammont et le champ d'expérience de la Chenardière qu'ils ont trouvé en excellent état. La pépinière est surtout remarquable par la vigueur des ceps dont la pousse dépasse toutes les prévisions. 
La Commission a tenu à exprimer sa satisfaction à M. Madelain et à ses collaborateurs auxquels elle a adressé les plus vifs remerciements ; elle a ensuite décidé que la pépinière serait ouverte aux visiteurs les mercredis et samedis de chaque semaine.
M. Oudin estime, en prévision des dégâts qui pourraient être commis soit pendant les jours d'ouverture au public, soit la nuit en l'absence du vigneron, qu'il y aurait lieu de faire surveiller et garder la pépinière. 
M. Michel Ducoux émet le même avis et demande que l'administration prenne des mesures dans ce sens. 
Cette proposition est renvoyée à l'examen de la Commission de viticulture. 
Chenardière. Raisins à vendre.
M. Michel Ducoux demande à l'administration ce qu'elle entend faire des raisins à provenir des treilles existantes actuellement à la Chenardière et qui appartiennent à la ville. 
M. Gorce. L'administration se conformera à la décision du Conseil.
M.M. Oudin et Clément Lerouge déclarent qu'il y a lieu de les vendre à l'amiable à la personne qui en offrira le prix le plus élevé. 
Le Conseil se range à cet avis. 
 

1892


AMT 1D82 p. 454-455
Délibérations du Conseil municipal de Tours :  21 décembre 1892
Pépinière viticole. Traitement du vigneron (art. 66 du budget)
Art. 66
Les crédits inscrits à cet article nous ont paru beaucoup trop élevés, il y a lieu de réduire la dépense d'entretien de la pépinière viticole au minimum. Pour cette année, je vous propose au nom de la majorité de la Commission, de rédiger cet article ainsi qu'il suit :
Indemnité au Directeur des jardins publics, 200 francs
Fermage (bail au 28 février 1891), 720 francs
Traitement du vigneron, 1 400 francs
Engrais, 200 francs
Étiquettes, 25 francs
Entretien, labours, herbages, accolades, 200 francs
Divers et imprévus, 155 francs
Total, 2 800 francs 

Soit 1 645 francs d'économie sur le projet de budget qui nous a été remis. Sur cette somme de 2 800 francs, l'État donne une subvention égale à la moitié, soit 1 400 francs ; il ne reste donc plus à la charge de la Ville qu'une somme de 1400 francs, dont il y aura lieu de retrancher à l'avenir les produits résultant de la vente des boutures. 
Quant au traitement du vigneron, nous l'avons abaissé de 1 600 francs à 1 400 francs parce qu'il est possible de lui procurer un logement dans l'immeuble que la Ville possède près du cimetière, au lieu-dit de la Chenardière. 
Art. 67
Le crédit de1 600 francs, porté à cet article, est beaucoup trop élevé ; la propriété de la Chenardière, contiguë au cimetière, a été plantée en vignes greffées sur cépages américains pour remplacer celles détruites par le phylloxéra. 
La Chenardière est en même temps un champ d'expériences en raison des nombreux porte-greffes qui y ont été plantés et en raison également de ce que le terrain est complètement infesté de phylloxéra. 
Nous avons pensé, messieurs, que la ville doit exploiter cette vigne dans les mêmes conditions qu'un particulier, c'est-à-dire d'après le même mode et avec la même économie. Nous vous proposons de rédiger l'article comme suit :
Labours et hersages 150 francs
Achat d'échalas 420 francs

Les travaux de taille, accolage, et autres seront faits par le vigneron chargé de la pépinière viticole. L'économie réalisée cette année sera de 1 070 francs ; elle augmentera l'année prochaine de la somme de 420 fr qui constitue une dépense extraordinaire. 
 

1892


AMT 1D82 p. 473
Délibérations du Conseil municipal de Tours :  21 décembre 1892
L'article 66 est adopté après lecture, tel que le propose le rapporteur. 
Il en est de même de l'article 67. 
 

1893


AMT 1D82 p. 564
Délibérations du Conseil municipal de Tours :  29 mars 1893
Pépinière viticole de Grammont. Tarif de vente des boutures porte-greffe
M. le Maire. M. Madelain m'a écrit pour demander l'autorisation de mettre en vente des boutures de porte-greffes provenant de la pépinière viticole de Grammont.
En voici la nomenclature :

Riparia Gloire de Montpellier, 5 000 à 20 francs le cent
Riparia Gloire de Touraine, 1100 à 15 francs le cent
Riparia Favre, 1 400 à 10 francs le cent
Riparia Glabre, 800 à 15 francs le cent
Riparia Grand Glabre, 3 000 à 15 francs le cent
Solonis, 4 400 à 20 francs le cent
Taylor de Narbonne, 3 000 à 12 francs le cent
Viala, 1 500 à 15 francs le cent
Noah, 2 500 à 12 francs le cent
York Madeira, 200 à 10 francs le cent
Taylor, 600 à 10 le cent

Nota. Les sarments de Jacquez ont gelé. Les Rupestris n'ont pas donné de résultats. 
M. Michel Ducoux. Il est un peu tard pour vendre ces boutures. Je ne dirai pour cette année, mais je demande qu'à l'avenir, la Commission de viticulture soit tenue au courant de ce qui se passe à la pépinière viticole et qu'elle soit appelée à indiquer les prix de vente, ceux fixés paraissent au-dessus de la valeur des boutures à vendre.
M. Mercier estime que les prix indiqués sont beaucoup au-dessus du prix véritable. 
M. Barrault. C'est la Commission elle-même qui devrait faire ces propositions au Conseil.
M. Le Maire. Si vous voyez un inconvénient à retarder la vente, autorisez-la dès aujourd'hui avec mandat à la Commission de fixer les prix.
Cette proposition mise aux voix est adoptée. 
M. Michel Ducoux déclare qu'il est persuadé que le produit de la pépinière atténuera dans une large mesure les sacrifices que s'est imposée la Ville tant pour la création que pour son exploitation. 
Les propriétaires de vignes trouveront une école pratique où ils pourront utilement s'instruire sur la qualité des cépages américains et leur assimilation à nos terrains et à notre température. 
 

1893


AMT 1D83 p. 127-140
Délibérations du Conseil municipal de Tours :  27 octobre 1893
Pépinière de Grammont. Passage. Traité Benhard et Renard. Rapport de M. Mercier.
Lecture est donnée par M. Mercier de son rapport concluant à approuver la convention passée avec M.M. Renard et Benhard, en vue de donner libre accès à la pépinière viticole de Grammont.
Ce rapport est ainsi conçu : 
Messieurs, 
La pépinière viticole de Grammont ne possède qu'un chemin défectueux communiquant avec la rue Saint-Lazare.
"Dans le but de faciliter aux visiteurs et aux ouvriers un accès plus direct à la pépinière, une Convention à été passée avec M. M. Renard et Blanchard, propriétaires d'immeubles séparant la pépinière de la levée de Rochepinard, et ayant pour effet d'assurer un droit de passage sur ces immeubles, moyennant une somme minime 10 francs une fois payée, à chacun des propriétaires, pour toute la durée du bail de la pépinière passé avec M. Chatrefoux, suivant acte administratif du 28 février 1891.
En conséquence, j'ai l'honneur, Messieurs, de vous proposer d'adopter le projet de délibération suivant :
1º Est approuvée la convention conclue avec M.M. Renard et Benhard, pour assurer le droit de passage sur leurs immeubles et donner libre accès à la pépinière de Grammont. 
2º Un crédit de 20 francs, nécessaire au paiement de l'indemnité allouée à M.M. Renard et Benhard sera inscrit aux dépenses de l'exercice en cours."
Mis aux voix, le rapport ci-dessus, est adopté par le Conseil, après délibération. 

Pépinière de Grammont. Vente de plants et boutures.
M. le Président soumet au Conseil municipal le Cahier des charges dressé en vue de parvenir à la vente par adjudication des plants et boutures à provenir des ceps de vigne complantés dans la pépinière de Grammont. 
Lecture dudit Cahier des charges est donné par M. Michel Ducoux, secrétaire : 
Ville de Tours.
Adjudication de boutures et de plants de la pépinière viticole de Grammont. 
Cahier des charges.
Article 1er
Objet 
Le présent cahier des charges a pour objet de déterminer les clauses et conditions sous lesquelles aura lieu la vente des boutures et plants de vigne ci-après désignés, à provenir cette année, de la pépinière viticole de l'avenue de Grammont, appartenant à la ville de Tours.
Article 2
Mode l'adjudication 
La vente aura lieu à la pépinière, sise à Tours, avenue de Grammont, le 25 novembre 1893, à  1 heure du soir, par lots, aux enchères publiques, au profit du dernier et plus fort enchérisseur sur les mises à prix ci-après énoncées.
Le montant des enchères sera fixé au moment de l'adjudication. 
Article 3.
Désignation des lots. Mises à prix.
1. Boutures. 
Les boutures à vendre seront divisées en lots dont le premier sera bout nord de la pépinière et comprenant chacun la moitié d'un rang aboutissant à l'allée centrale ; cette moitié de rang prise par l'extrémité ouest de chaque rang pour les lots portant les numéros impairs et à l'extrémité est pour ceux portés sous les numéros pairs. 
Toutefois pour les plants désignés sous les paragraphes 12, 14,14, 15 et 16, les lots portant les numéros pairs seront à l'extrémité ouest des rangs ceux inscrits sous les numéros impairs à l'est.
Sont réservés et exceptés de la vente les pieds marqués comme tels, lesquels d'ailleurs ne sont point entrés en ligne de compte.
Ces lots seront mis en vente sur les mises à prix ci-après, par pied, et comprendront, savoir :
I. York-Madeira (12 lots)
1e Lot 10 pieds mise à prix 2,00 fr
2e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
3e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
4e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
5e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
6e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
7e Lot 9 pieds mise à prix 1,80 fr
8e Lot 11 pieds mise à prix 2,20 fr
9e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
11e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
12e Lot 11 pieds mise à prix 2,20 fr

II. Taylor (12 lots)
1e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
2e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
4e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
5e Lot 14 pieds mise à prix 3,00 fr
6e Lot 15 pieds mise à prix 2,80 fr
7e Lot 14 pieds mise à prix 3,00 fr
8e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
9e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
11e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
12e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr

III. Rupestris Ganzin (6 lots)
1e Lot 9 pieds mise à prix 3,60 fr
2e Lot 9 pieds mise à prix 3,60 fr
3e Lot 13 pieds mise à prix 2,80 fr
4e Lot 8 pieds mise à prix 3,20 fr
5e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
6e Lot 11 pieds mise à prix 4,40 fr

IV Rupestris Champin (13 lots)
1e Lot 15 pieds mise à prix 3,60 fr
2e Lot 18 pieds mise à prix 3,40 fr
3e Lot 17 pieds mise à prix 3,20 fr
4e Lot 16 pieds mise à prix 3,60 fr
5e Lot 18 pieds mise à prix 3,60 fr
6e Lot 18 pieds mise à prix 3,60 fr
7e Lot 18 pieds mise à prix 3,60 fr
8e Lot 20 pieds mise à prix 4,00 fr
9e Lot 22 pieds mise à prix 4,40 fr
10e Lot 22 pieds mise à prix 4,40 fr
11e Lot 24 pieds mise à prix 4,80 fr
12e Lot 26 pieds mise à prix 5,20 fr
13e Lot 26 pieds mise à prix 5,20 fr

V. Rupestris Martin (14 lots)
1e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
2e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
4e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
5e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
6e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
7e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
8e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
9e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
11e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
12e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
13e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
14e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr

VI. Rupestris Fortworthe (16 lots)
1e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
2e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
4e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
5e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
6e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
7e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
8e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
9e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
10e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
11e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
12e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
13e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
14e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
15e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
16e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr

VII. Jacquez (28 lots)
1e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
2e Lot 11 pieds mise à prix 2,20 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
4e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
5e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
6e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
7e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
8e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
9e Lot 11 pieds mise à prix 2,20 fr
10e Lot 10 pieds mise à prix 2,20 fr
11e Lot 12 pieds mise à prix 2,40 fr
12e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
13e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
14e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
15e Lot 13 pieds mise à prix 3,00 fr
16e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
17e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
18e Lot 18 pieds mise à prix 3,00 fr
19e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
20e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
21e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
22e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
23e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
24e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
25e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
26e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
27e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
28e Lot 9 pieds mise à prix 2,80 fr

VIII Noah (48 lots)
1e Lot 10 pieds mise à prix 2,00 fr
2e Lot 9 pieds mise à prix 1,80 fr
3e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
4e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
5e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
6e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
7e Lot 12 pieds mise à prix 2,40 fr
8e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
9e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
11e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
12e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
13e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
14e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
15e Lot 12 pieds mise à prix 2,40 fr
16e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
17e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
18e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
19e Lot 15 pieds mise à prix 2,80 fr
20e Lot 15 pieds mise à prix 2,80 fr
21e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
22e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
23e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
24e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
25e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
26e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
27e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
28e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
29e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
30e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
31e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
32e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
33e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
34e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
35e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
36e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
37e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
38e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
39e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
40e Lot 14 pieds mise à prix 3,00 fr
41e Lot 15 pieds mise à prix 2,80 fr
42e Lot 14 pieds mise à prix 3,00 fr
43e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
44e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
45e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
46e Lot 12 pieds mise à prix 2,40 fr
47e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
48e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr

IX. Riparia Martineau (12 lots)
1e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
2e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
4e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
5e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
6e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
7e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
8e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
9e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
11e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
12e Lot 11 pieds mise à prix 4,40 fr

X. Riparia Fabre (16 lots)
1e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
2e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
4e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
5e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
6e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
7e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
8e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
9e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
11e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
12e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
13e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
14e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
15e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
16e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr

XI. Riparia Portalis (54 lots)
1e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
2e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
4e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
5e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
6e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
7e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
8e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
9e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
11e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
12e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
13e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
14e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
15e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
16e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
17e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
18e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
19e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
20e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
21e Lot 11 pieds mise à prix 4,40 fr
22e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
23e Lot 11 pieds mise à prix 4,40 fr
24e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
25e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
26e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
27e Lot 15 pieds mise à prix 5,20 fr
28e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
29e Lot 10 pieds mise à prix 4,00 fr
30e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
31e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
32e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
33e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
34e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
35e Lot 8 pieds mise à prix 3,20 fr
36e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
37e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
38e Lot 14 pieds mise à prix 5,6 fr
39e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
40e Lot 11 pieds mise à prix 4,40 fr
41e Lot 11 pieds mise à prix 4,40 fr
42e Lot 11 pieds mise à prix 4,40 fr
43e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
44e Lot 10 pieds mise à prix 4,80 fr
45e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
46e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
47e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
48e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
49e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
50e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
51e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
52e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
53e Lot 21 pieds mise à prix 8,40 fr
54e Lot 6 pieds mise à prix 2,40 fr

XII. Viala (20 lots)
1e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
2e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
4e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
5e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
6e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
7e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
8e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
9e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
11e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
12e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
13e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
14e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
15e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
16e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
17e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
18e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
19e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
20 Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr

XIII Riparia Petit Glabre (12 lots)
1e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
2e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
3e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
4e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
5e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
6e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
7e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
8e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
9e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
11e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
12e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr

XIV. Riparia Grand Glabre (32 lots)
1e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
2e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
4e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
5e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
6e Lot 11 pieds mise à prix 2,20 fr
7e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
8e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
9e Lot 15 pieds mise à prix 5,00 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
11e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
12e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
13e Lot 13 pieds mise à prix 3,00 fr
14e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
15e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
16e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
17e Lot 15 pieds mise à prix 5,00 fr
18e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
19e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
20e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
21e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
22e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
23e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
24e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
25e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
26e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
27e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
28e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
29e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
33e Lot 13 pieds mise à prix 2,60 fr
31e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
32e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr

XV. Taylor de Narbonne (20 lots)
1e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
2e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
4e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
5e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
6e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
7e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
8e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
9e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
10e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
11e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
12e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
13e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
14e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
15e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
16e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
17e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
18e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr
19e Lot 15 pieds mise à prix 3,00 fr
20e Lot 14 pieds mise à prix 2,80 fr

XVI. Solonis (43 lots)
1e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
2e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
3e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
4e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
5e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
6e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
7e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
8e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
9e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
10e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
11e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
12e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
13e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
14e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
15e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
16e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
17e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
18e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
19e Lot 9 pieds mise à prix 3,60 fr
20e Lot 6 pieds mise à prix 2,40 fr
21e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
22e Lot 10 pieds mise à prix 4,00 fr
23e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
24e Lot 7 pieds mise à prix 2,80 fr
25e Lot 11 pieds mise à prix 4,40 fr
26e Lot 11 pieds mise à prix 4,40 fr
27e Lot 10 pieds mise à prix 4,00 fr
28e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
29e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
30e Lot 12 pieds mise à prix 4,80 fr
31e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
32e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
33e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
34e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
35e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
36e Lot 13 pieds mise à prix 5,20 fr
37e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
38e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
39e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
40e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
41e Lot 15 pieds mise à prix 6,00 fr
42e Lot 14 pieds mise à prix 5,60 fr
43e Lot 16 pieds mise à prix 6,40 fr


Plants racinés
(1ère catégorie)
1e Lot 500 Riparia Portalis Mise à prix 10,00 fr
2e Lot 500 Riparia Portalis Mise à prix 10,00 fr
3e Lot 500 Riparia Portalis Mise à prix 10,00 fr
4e Lot 500 Riparia Portalis Mise à prix 10,00 fr
5e Lot 500 Riparia Portalis Mise à prix 10,00 fr
6e Lot 300 Riparia Martineau Mise à prix 7 fr
6e Lot 200 Riparia Grand Glabre Mise à prix 3,00 fr
7e Lot 500 Riparia Fabre Mise à prix 10,00 fr
8e Lot 100 Riparia Fabre Mise à prix 2,00 fr
8e Lot 400 Riparia Portalis Mise à prix 8,00 fr
9e Lot 500 Solonis Mise à prix 10,00 fr
10e Lot 500 Riparia Solonis Mise à prix 10,00 fr
11e Lot 100 Solonis Mise à prix 2,00 fr
11e Lot 400 Vialla Mise à prix 8,00 fr
12e Lot 500 Riparia Grand Glabre Mise à prix 10,00 fr
13e Lot 500 Riparia Grand Glabre Mise à prix 10,00 fr
14e Lot 300 Riparia Petit Glabre Mise à prix 7,00 fr
14e Lot 200 Riparia Petit Glabre Mise à prix 3,00 fr
14e Lot 500 Taylor de Narbonne Mise à prix 10,00 fr
15e Lot 500 Taylor de Narbonne Mise à prix 10,00 fr
16e Lot 500 Taylor de Narbonne Mise à prix 10,00 fr
17e Lot 150 Taylor de Narbonne Mise à prix 5,60 fr
17e Lot 100 Rupestris Mise à prix xx,00 fr
17e Lot 30 Fortworth Mise à prix xx,00 fr
17e Lot xxx Riparia Martineau Mise à prix xx,00 fr
Plants racinés
(2e catégorie)
1e Lot 400 Riparia Portalis Mise à prix xx,00 fr
1e Lot 100 Taylor Mise à prix xx,00 fr
2e Lot 200 Riparia Fabre Mise à prix xx,00 fr
2e Lot 250 Solonis Mise à prix xx,00 fr
2e Lot 50 York Madeira Mise à prix xx,00 fr
3e Lot 500 Taylor de Narbonne Mise à prix xx,00 fr
4e Lot 550 Riparia Martineau Mise à prix xx,00 fr
5e Lot 250 Vialla Mise à prix xx,00 fr
5e Lot 157 Riparia Petit Glabre Mise à prix xx,00 fr
5e Lot xx Riparia Martineau Mise à prix xx,00 fr
6e Lot 100 Riparia Grand Glabre Mise à prix xx,00 fr
6e Lot 350 Rupestris Champin Mise à prix xx,00 fr
6e Lot 25 Rupestris Fortworth Mise à prix xx,00 fr
6e Lot 30 Rupestris Martin Mise à prix xx,00 fr
6e Lot 30 Rupestris Ganzin Mise à prix xx,00 fr
Plants racinés de 3 ans
7e Lot 30 Viala Mise à prix xx,00 fr
7e Lot 35 York Madeira Mise à prix xx,00 fr
7e Lot 20 Rupestris Ganzin Mise à prix xx,00 fr

Chacun des lots de plants racinés sera mis à prix sur le pied de 2 francs le cent, soit pour les cinq cents brins composant chaque lot, dix francs. 
L'administration aura le droit de baisser les mises à prix ci-dessus, si elle le juge utile.

Article 4.
État lors de la vente. Délai pour l'enlèvement. 
Les boutures seront vendues sur souche. Elles seront coupées par les soins des adjudicataires et enlevées, ainsi que les plants, au plus tard je 31 janvier 1894.
Quant aux plants racinés ils seront vendus par bottes de cinq cents brins, d'une longueur moyenne de 0,50 m environ, sans emballage. 
Ces bottes seront prises dans l'endroit où elles seront en nourrice lors de l'adjudication et enlevées par les adjudicataires, à leurs frais, d'ici le 31 janvier prochain, au plus tard.
Les adjudicataires prendront les boutures ou plants par eux acquis dans l'état où ils se trouveront lors de l'adjudication à partir de laquelle ces boutures et ces plants resteront à leurs risques et périls sans aucun recours contre la Ville pour avaries, détériorations, gelées, vols ou autres causes prévues ou imprévues dont ils viendraient à souffrir. 
Aucun mot ne pourra être enlevé avant que le prix en ait été versé à la Caisse municipale, ce dont les adjudicataires devront justifier par la production au vigneron chef, de la quittance du receveur.
 
Article 5.
Jours et heures d'enlèvement. Passage.
Pour couper ou enlever les boutures ou plants par eux acquis, les adjudicataires ne pourront se présenter à la pépinière de Grammont que les mercredi et samedi de chaque semaine, depuis huit heures du matin jusqu'à quatre heures du soir. 
Ils devront suivre très exactement le passage actuel et ne jamais l'obstruer. Ils pourront couper ou enlever les plants acquis par eux qu'en présence du Chef vigneron et sur la production du bulletin de vente qui sera délivré par le Receveur municipal.

Article 6.
Dégâts. Responsabilités. 
Chacun des adjudicataires devra apporter tous ses soins pour éviter de causer aucun dégât à la pépinière, aux souches ainsi qu'aux plants non compris à son lot.
Il sera responsable de son fait ou de celui des personnes qu'il pourrait employer pour couper ou enlever les boutures ou plants par lui acquis.

Article 7.
Garanties de la Ville.
La Ville garantit seulement l'authenticité et le nombre de boutures et plants mis en vente. 
Les adjudicataires devront faire la vérification sous ces deux rapports au moment de l'adjudication passé laquelle ils ne seront plus recevables à réclamer. 

Article 8.
Paiement des prix d'adjudication. Folle enchère. L'inexécution des conditions. 
Les prix d'adjudication seront payables comptant ainsi que les cinq pour cent en sus de chaque prix pour les frais d'adjudication. 
Tout lot dont le prix ne sera pas versé comptant pourra, si le bureau d'adjudication le décide, être remis immédiatement en vente par folle enchère. 
Le fol enchérisseur sera tenu de la différence en moins qui pourrait exister entre son prix et celui du nouvel adjudicataire sans avoir droit à l'excédent au cas où la folle enchère donnerait une plus-value, cet excédant devant profiter à la Ville de Tours.
L'index de l'une quelconque des conditions du présent ou le non paiement des prix entraînera, s'il plaît à l'Administration, la résiliation de plein droit de l'adjudication prononcée au profit du défaillant sans préjudice de tous dommages-intérêts que la Ville se réserve le droit d'exiger du défaillant à titre de pénalité. 

Article 9.
Frais d'adjudication.
Les adjudicataires n'auront rien à payer pour les frais d'adjudication, en sus du 5 % de leur prix pour couvrir les frais de publicité de timbre et d'enregistrement. 

Article 10.
Domicile. 
Pour l'exécution de l'adjudication, M. le Maire élit domicile en la mairie de cette ville.
Quant aux adjudicataires, ce domicile sera de plein droit également à Tours, en l'Hôtel de Ville, à moins qu'ils ne déclarent au moment même de l'adjudication faire une autre élection de domicile. 

Article 11.
Approbation de M. le Préfet. 
L'adjudication ne sera définitive qu'après avoir reçu l'approbation de M. le Préfet. 
Fait à Tours le 14 octobre 1893.
Le Maire.
Charpentier, adjoint. 

M. Mercier demande que l'administration fasse tout son possible pour obtenir en faveur de la pépinière viticole de Grammont, une subvention du département. La pépinière coûte cher à  la Ville, dit-il, et c'est plutôt les habitants des campagnes qui sont appelés à en profiter. 
M. le Président. L'administration a fait déjà une demande dans ce sens, mais elle a éprouvé un refus
M. Oudin. Il n'y a pas que la ville de Tours qui ait une pépinière, un grand nombre de communes du département en ont créé à grands frais, et si une subvention était accordée pour une pépinière, il faudrait en accorder pour toutes, une somme considérable deviendrait alors nécessaire. 
Quant à dire que la Ville n'a pas intérêt à cultiver une pépinière viticole, c'est une erreur ; sa prospérité est liée celle du département et nous devons faire tout notre possible pour la reconstitution de nos vignobles.
Du reste, l'État est intervenu et vient à notre aide.
M. Fesquet. C'est la Ville qui supporte les frais, alors que ce devrait être le département qui devrait s'occuper de la pépinière. On ne plante pas de la vigne en ville, mais bien à la campagne, ce sont donc les habitants des communes qui sont directement intéressés à l'affaire, eh bien, malgré cela, la pépinière ne sert à rien car elle n'est visitée par personne. Elle coûte beaucoup plus cher qu'elle ne rapporte, j'estime qu'on devrait la supprimer. 
M. le Président. Vous verrez ce que vous aurez à faire lors de la discussion du budget ; actuellement il ne s'agit que d'approuver ou non un Cahier des charges. 
M. Michel Ducoux. La pépinière de Grammont est dans sa deuxième année d'existence, on fera le compte des dépenses et des recettes et vous verrez qu'elle n'aura pas coûté aussi cher qu'on semble vouloir le dire.
Quant aux visiteurs, s'ils n'ont pas été nombreux, c'est qu'il n'a point été fait de publicité ; il n'y avait pas d'ailleurs à en faire avant d'avoir obtenu des résultats. Soyez assurés que les viticulteurs la visiteront en grand nombre et avec intérêt quand ils y auront été invités, car elle est plus complète que n'importe quel champ de culture des marchands de plants de vigne. 
M. Fesquet. Je suis très heureux de ce que vient de dire M. Michel Ducoux, mais je maintiens néanmoins que la pépinière est très onéreuse pour la ville. 
M. Schmit. Cette question n'est pas à l’ordre du jour. 
M. le Président. Je mets aux voix l'approbation du Cahier des charges dont le Conseil vient d'entendre la lecture. 
Ledit Cahier des charges est approuvé. 

1893

Plan pépinière Grammont

AMT F Provisoire 179
Chemise Plans 

Ville de Tours, Service de la Voirie, des Eaux et des Bâtiments
Pépinière viticole de Grammont
Plan indiquant la nomenclature des lots de plants américains à adjuger
Dressé par l'Architecte-Voyer en Chef soussigné.
Tours le 24 octobre 1893
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1894


AMT 1D83 p. 451-452
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 25 mai 1894
Pépinières viticoles. Labourage et travaux divers à solder. M. M. Letellier, rapporteur. 
L'ordre du jour appelle la lecture du rapport suivant de M. Letellier, concluant au vote d'un crédit de 261 francs pour acquitter les dépenses occasionnées en 1893 par la pépinière viticole de Grammont et le champ d'expérience de la Chenardière. 
M. Letellier s'exprime comme il suit :
Messieurs, 
Les crédits inscrits au budget ordinaire de l'exercice 1893 pour la pépinière de l'avenue de Grammont et le champ d'expérience de la Chenardière se montent à la somme de 3 370 francs. 
Les dépenses se sont élevées à la somme de 3 631 francs.
Soit un supplément de 261 francs. 
Ce supplément de dépenses résulte principalement de la préparation des boutures produites par la pépinière et de la plantation d'une partie de ces boutures. 
Au nom de la Commission du budget, j'ai l'honneur de vous proposer le projet de délibération suivant :
Article unique. 
"Un crédit de 261 francs à prendre sur les disponibles de l'exercice courant, pour solder les dépenses occasionnées par la pépinière de l'avenue de Grammont et du champ d'expériences de la Chenardière. "
Le rapport ci-dessus, mis aux voix, est adopté par le Conseil, après délibération. 

1894


AMT 1D84 p. 225
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 27 novembre 1894
Pépinière viticole. Vente de boutures. Cahier des charges.
M. le Maire. Sur les indications fournies par la Commission de viticulture, la vente des boutures par adjudication aux enchères publiques, à été annoncée pour le 8 décembre prochain. 
Le cahier des charges a été préparé en conséquence. 
Il reproduit d'ailleurs les mêmes clauses que celui ayant servi à l'adjudication du 25 novembre 1893.
Je vous demande, Messieurs, de vouloir bien l'approuver. 
Le Conseil, après avoir pris communication dudit Cahier des charges, en approuve les dispositions. 
 

1895


AMT 1D85 p. 105
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 24 septembre 1895
Pépinière viticole et champ d'expériences. Adjudication des fruits de vigne. Rapport de M. Michel Ducoux

L'ordre du jour appelle la lecture du rapport de M. Michel Ducoux, relatif à l'approbation de l'adjudication des fruits de vigne de la pépinière viticole et du champ d'expériences de la Chenardière. 
M. Michel Ducoux s'exprime comme suit :
Messieurs, 
"La Commission de viticulture, dans une de ses réunions du mois d'août, a, en vue de sauvegarder les intérêts de la Ville, décidé de vendre à l'adjudication la récolte des raisins à provenir cette année des vignes de la pépinière de Grammont et du champ d'expériences de la Chenardière. 
Conformément à cette décision, un cahier des charges a été dressé par les soins de l'administration le 10 août 1895 ; la vente aux enchères publiques fixée le 16 septembre courant, a eu lieu ledit jour et a produit, y compris 5 %, stipulés en sus du prix d'adjudication, une somme de 378 francs. 
En raison de l'absence de Tours d'un grand nombre de membres du Conseil municipal, il a été impossible à l'administration de réunir cette assemblée avant cette date, et par suite vous n'avez pu être saisis plus tôt de l'affaire.
Je viens donc, aujourd'hui, au nom de la Commission de viticulture, vous prier d'approuver le Cahier de charges du 10 août 1895, et la vente qui en a été la conséquence. 
Deux lots ont été mis en adjudication : celui de la Chenardière a été adjugé au prix de 180 francs. Celui de l'avenue de Grammont a produit la même somme.
Nous espérons, Messieurs, que ces résultats déjà appréciables, ne feront qu'augmenter d'année en année et seront dans l'avenir, une source de revenus pour l'entretien et le développement de notre pépinière et de notre champ d'expériences."
Après en avoir délibéré, le Conseil adopte le rapport qui précède. 
 

1895

Plan pépinière Grammont

AMT F Provisoire 179
Chemise Plans 

Ville de Tours, Service de la Voirie, des Eaux et des Bâtiments
Pépinière viticole de Grammont
Plan indiquant la nomenclature des lots de plants américains à adjuger
Dressé par l'Architecte-Voyer en Chef soussigné.
Tours le 13 novembre 1895
A photographier
Mettre détail liste sur xls
 

1896


AMT 1D85 p. 336
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 17 janvier 1896
Pépinières viticoles. Frais d'adjudication. Crédit de 306,87 francs.
M. le Maire. Je viens vous demander Messieurs, l'ouverture sur l'exercice 1895, d'un crédit de 306,87 francs montant des frais de l'adjudication des plants et boutures de vignes de la pépinière viticole de Grammont, du 30 novembre 1895.
Cette somme sera compensée en partie par celle de 216,75 francs produit du 5% stipulé payable en sus du prix d'adjudication, pour en couvrir les frais. 
Le Conseil, après avoir délibéré, vote le crédit ci-dessus demandé. 
 

1896


AMT 1D86 p. 93-94
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 28 août 1896
Pépinière viticole. Vente de fruits de vigne. Cahier des charges. 
M. le Maire. Ce Cahier des charges a été dressé le 10 de ce mois en vue de déterminer les clauses et conditions sous lesquelles aura lieu la vente des fruits de vigne à provenir cette année des différents cépages existant dans la pépinière de l'avenue de Grammont et le champ d'expériences de la Chenardière. 
Les conditions y relatives sont les mêmes que celles insérées au Cahier des charges de l'année précédente. 
Les raisins à adjugés sont divisés en deux lots : 
1er lot, pépinière de Grammont, à l'exception des fruits de vigne américains ou franco-américains ;
2e lot, champ d'expérience de la Chenardière. 
Les mises à prix et le montant des enchères seront fixés au moment de l'adjudication. 
La Commission de viticulture appelée à émettre son avis sur ledit Cahier des charges, le 17 août dernier, l'a approuvé. 
Le Conseil, appelé à se prononcer, adopte ledit Cahier des charges. 
 

1896


AMT 1D86 p. 189
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 20 novembre 1896
Chaque année, vers le mois de décembre, la Ville procède à la vente des boutures à provenir de sa pépinière viticole de Grammont. 
La Commission compétente a préparé la prochaine adjudication et dressé le Cahier des charges et conditions sous lesquelles elle aura lieu. 
Ce Cahier des charges reproduit, sauf pour les quantités les dispositions antérieurement adoptées. 
Il importe que le Conseil veuille bien l'approuver afin de ne faire subir aucun retard à la vente projetée. 
Le Conseil, après délibération, adopte la proposition de M. le Maire. 
 

1896

AMT 1D86 p. 318
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 22 décembre 1896
Pépinière viticole. Frais d'adjudication. Crédits. 
M. le Maire. Il y a lieu pour permettre de solder les frais résultant de l'adjudication des plants et boutures de vignes de la pépinière viticole de Grammont, du 5 décembre 1895, d'ouvrir un crédit de 536,75 francs, montant de ces frais.
Cette adjudication a produit 8 364,70 francs.
Cette somme de 536.75 francs sera compensée en partie par celle de 398,35 francs produit du 5 % stipulé payable en sus des prix d'adjudication, pour en couvrir les frais. 
Le Conseil, après délibération, adopte la proposition de M. le Maire. 
M. Mercier propose au Conseil d'émettre un vote de remerciements à l'adresse de M. Dugué, pour le concours éclairé et dévoué qu'il apporte à la Commission de viticulture, dans la surveillance de la pépinière viticole et du champ d'expériences de la Chenardière. 
M. le Maire. Je m'associe à la proposition de M. Mercier en y ajoutant des remerciements à la Commission de viticulture toute entière. 
Le Conseil adopte la double proposition de M. Mercier et de M. le Maire 
 

1897


AMT 1D86 p. 489-492
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 10 mars 1897
Concours de greffage. Médailles. Crédit de 100 francs. Rapport de M. Michel Ducoux. 
Lecture est donnée par M. Michel Ducoux, de son rapport ci-après transcrit :
Messieurs, 
M. le Maire de Tours a reçu de la Société d'Agriculture la demande suivante :
Tours, le 20 février 1897.
À Monsieur le maire de Tours,
Monsieur le Maire, 
J'ai l'honneur de vous informer que la Société d'Agriculture tiendra cette année encore les cours de greffage, et qu'un concours sera organisé le 10 avril prochain dans le but de récompenser les meilleurs greffeurs qui auront suivi les cours.
Depuis deux ans, la Ville de Tours a bien voulu mettre à la disposition de notre Société une médaille de vermeil, cinq d'argent et six en bronze pour être distribuées aux lauréats principaux de ce concours. Au nom de la Société d'agriculture, j'ai l'honneur de vous demander de lui continuer ce don généreux pour l'année 1897, je vous en adresse à l'avance tous mes remerciements et vous prie d'agréer Monsieur le Maire, l'expression de mes sentiments très dévoués et respectueux.
Le Secrétaire perpétuel, 
Aug. Chauvigné.
La Commission des Finances à laquelle cette demande a été soumise à été unanime à vous proposer de voter en faveur du concours de greffage organisé par la Société d'agriculture une somme de 100 francs pour être distribuée en médailles aux lauréats dudit concours.
Avant de passer au vote de cette légère subvention, qu'il me soit permis de vous exposer rapidement, en quelques mots l'utilité et la nécessité du concours que la Ville prête à la Société d'agriculture. 
Il y a quelques années déjà que le beau vignoble d'Indre-et-Loire disparaissait progressivement malgré la lutte entreprise par nos viticulteurs pour combattre les empiétements du terrible puceron, dénommé phylloxéra. 
Vous vous rappelez les angoisses de tous les propriétaires qui se trouvaient ruinés du soir au lendemain par suite de la disparition de la plus fertile de leurs récoltes de vin !
À cette époque, c'est-à-dire il y a dix ans environ, aucun viticulteur dans le département n'était préparé pour parer à un semblable désastre, personne n'avait encore étudié à fond la nécessité de combattre le terrible fléau. Quelques essais par le sulfure de carbone avaient été tentés, mais en si petit nombre et avec si peu de succès que nous n'en parlons que pour mémoire. 
Il semblait à tous que le département d'Indre-et-Loire, que la belle Touraine, cette contrée si fertile, si vantée, dénommée depuis longtemps le jardin de la France, dit rester indemne à l'atteinte et au développement des maladies cryptogamiques. Il fallait malheureusement vite en rabattre et s'armer contre le fléau. 
C'est alors que commença en Indre-et-Loire l'essai timide de quelques cépages américains. Dès le début le désarroi fut complet, les renseignements exacts faisaient défaut, les uns adoptaient les producteurs directs, les autres les plants greffés, ces derniers en très petit nombre, vu le prix élevé de ces plants. 
Dans un moment aussi difficile, en présence d'une crise aussi intense et d'une menace certaine de la destruction complète du vignoble d'Indre-et-Loire, il nous avait semblé que la logique des choses voulait que le département, c'est-à-dire le Conseil général, prit l'initiative de l'étude de la reconstitution du vignoble et de l'adjonction des nouveaux cépages aux différents sols de notre contrée. 
Je ne veux pas critiquer, mais je constate, cette sage et utile mesure ne fut pas prise, et c'est alors que la Ville prenant la tête du mouvement créa sa belle pépinière de Grammont et son champ d'expérience de la Chenardière. 
Habilement secondée par l'honorable M. Dugué, le sympathique et savant professeur d'agriculture, qui s'est constamment à cette œuvre, la Commission que le Conseil municipal avait nommée, organisa la pépinière et le champ d'expériences que la Ville possède aujourd'hui. 
Les résultats, vous les connaissez ; ils sont palpables, personne ne peut le nier, et pour bien s'en convaincre, il suffit de visiter la pépinière et le champ d'expériences, d'assister à la vente des plants qui se fait annuellement au mois de novembre ou décembre, et vous pourrez voir alors de quelle popularité et de quelle confiance jouissent auprès des viticulteurs les produits qui sortent de vos pépinières. 
Et ils n'ont pas tort ceux qui viennent s'approvisionner à la pépinière de la Ville de Tours, ils trouvent là des plants dont l'authenticité est certaine, ils trouvent, dans un imprimé qui leur est distribué, la nomenclature des plants qui sont à vendre, leur valeur suivant les terrains et bien d'autres renseignements, grâce à l'inépuisable obligeance de M. Dugué.
C'est donc de la bonne besogne qu'a fait la Ville de Tours et nous n'avons qu'à nous en féliciter. 
Ah ! il n'en fut pas toujours ainsi, et au début les incrédules ne manquaient pas, les preuves étant faites, nous n'insisterons pas. 
Eh bien, Messieurs, ce qu'a fait la ville de Tours au point de vue de la reconstitution du vignoble par les cépages américains greffés et autres, la Société d'agriculture le complète en créant depuis quelques années des cours de greffage qui ont eu lieu jusqu'à ce jour dans la salle du Manège. 
Il vient à ces concours de 300 à 400 jeunes gens de tous les points du département, ils viennent là pour démontrer leur savoir dans l'art de greffer, greffé anglaise, greffe en fente et greffe de Cadillac. 
Le Concours est public, les concurrents soumettent leurs travaux à des moniteurs, et suivant le nombre de points qu'ils ont obtenu, ils partent chez eux avec un diplôme de greffeur délivré par la Société d'agriculture d'Indre-et-Loire. 
Les premiers, c'est-à-dire ceux qui obtiennent le plus grand nombre de points, subissent un deuxième concours et obtiennent, suivant leur rang, avec leur diplôme les récompenses délivrées au nom de la Ville de Tours, c'est-à-dire les médailles offertes par elle.
Vous voyez Messieurs que l'œuvre est utile et qu'elle mérite d'être encouragée, et nous pouvons bien sans fatuité dire que la reconstitution du vignoble dans l'Indre-et-Loire marche à pas de géant, si nous pouvons aujourd'hui envisager l'avenir au point de vue de la production du vin avec moins de craintes qu'il y a quelques années, la Ville de Tours et la Société d'agriculture y auront contribué pour une large part. 
Malgré moi, Messieurs, j'ai été amené à développer plus que je ne l'aurais voulu cette question et à retenir votre attention, mais je l'ai fait dans le but de renseigner nos nouveaux collègues qui ne connaissaient pas ces deux intéressantes questions qui touchent d'aussi près aux intérêts si considérables de la Ville de Tours et du département.
Par suite des considérations qui précèdent, j'ai l'honneur de vous proposer au nom de la Commission des Finances le projet de délibération suivant :
Article unique. 
Vu la demande de la Société d'agriculture en date du 20 février dernier, M. le Maire est autorisé à mettre à la disposition de ladite Société une somme de cent francs à prendre sur les ressources de l'exercice courant, pour être distribuée en médailles aux lauréats du concours de greffage qui aura lieu à Tours le dix avril prochain. 
Le rapport qui précède, mis aux voix, est adopté par la Conseil.
 

1897


AMT 1D87 p. 268
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 29 octobre 1897
Pépinière viticole. Vente de boutures. Rapport de M. Mercier.

Lecture est ensuite donnée par M. Mercier ci-dessous transcrit :
Messieurs, 
L'Administration en vue de procéder très prochainement la vente des boutures et racinés à provenir de notre pépinière viticole de Grammont a soumis à la Commission de viticulture le Cahier des charges relatif à cette adjudication. 
Vous vous souvenez, sans doute, que depuis 1893, année où a eu lieu la première vente de boutures, le produit de ces ventes a suivi une marche ascendante, tant en raison de l'augmentation progressive du nombre des divers cépages mis à la disposition des viticulteurs que de la confiance toujours grandissante des propriétaires qui savent pouvoir faire en toute sûreté à la pépinière, le choix des cépages dont ils ont besoin, sans crainte d'être induits en erreur sur la nature de ceux-ci. 
De 2 402,40 f. chiffre auquel s'est élevé la première vente, celle de 1896 à atteint un total de 8 365,70 f. compris le 5 %. Ces chiffres sont éloquents et sont le meilleur témoignage de la confiance accordée aux produits de notre pépinière. 
L'an dernier, la vente commencée à midi, le 5 décembre, n'a fini qu'à 7 heures du soir et c'est avec peine qu'elle a pu être terminée. Cette année le nombre des cépages à vendre est encore plus grand qu'en 1896, il sera donc impossible de faire l'opération en une seule fois, nous nous trouvons dans l'obligation de la scinder en deux. La vente durera par suite deux jours. 
C'est la seule modification apportée au Cahier des charges que j'ai l'honneur de vous soumettre. Toutes les conditions qui y sont insérées sont celles adoptées anciennement. Je viens, en conséquence, vous demander de vouloir bien y donner votre approbation. "
Le Conseil, après avoir délibéré, adopte le rapport qui précède. 
 

1897


AMT 1D87 p. 468-471
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 23 décembre 1897
Pépinière viticole. Compte-rendu année 1897. Rapport de M. Michel Ducoux. 

L'ordre du jour appelle la lecture du rapport ci-après de M. Michel Ducoux. 
M. Michel Ducoux s'exprime en ces termes :
Messieurs, 
Votre Commission de viticulture m'a chargé de vous présenter les résultats obtenus par la vente des produits de votre pépinière de Grammont et votre champ d'expériences de la Chenardière.
Ces résultats sont les suivants :

Vente de raisins, récolte 1897... 1 070,00 f.
Vente de boutures et racinés, 27 novembre... 2 301,07 f.
Vente du produit des pieds-mères et autres, 4 décembre... 6 228,07 f
Total : 9 600,14 f.

Dans cette somme est compris le droit de vente par adjudication fixé à 5 %.
Les frais de vente se sont élevés à 600 francs ; ils comprennent les frais d'affiches, prospectus, circulaires, crieur, carnet, procès-verbal, minute et copie, timbre et enregistrement et autres petits frais.
Cette somme est en grande partie compensée par les 5 % en plus du prix d'adjudication. 
En somme, Messieurs, le résultat est des plus satisfaisants et nous pouvons ajouter qu'il dépasse nos espérances étant donné les influences atmosphériques que nous avons dû subir pendant l'année 1897
Il est un point sur lequel je désire appeler votre attention, afin de justifier une fois de plus, combien la Ville de Tours fut heureusement inspirée en créant la pépinière de Grammont et le champ d'expériences de la Chenardière. Les achats faits dans les ventes des 27 novembre et 4 décembre comprennent 258 acheteurs, habitant 85 communes du département ; un de Loir-et-Cher ; un de Maine-et-Loire et enfin, un de Bouzy, Marne. 
Vous avez bien entendu, Messieurs, Bouzy, commune placée au cœur de ce merveilleux et si fécond vignoble de Champagne, qui voit le terrible puceron l'envahir à son tour et dont l'œuvre destructrice a déjà fait des ravages considérables. 
Le viticulteur de cette commune de Bouzy n'est pas venu dans notre pépinière sans avoir pris des renseignements, et s'il y a fait d'importants achats, près de 1 000 francs, c'est qu'il a pu constater de visu de quelle façon votre pépinière est tenue et contrôlée. 
C'est un fait, c'est une constatation indéniable que le viticulteur qui veut reconstituer son vignoble et qui s'oblige, par conséquent, à effectuer des dépenses considérables, a besoin d'avoir l'assurance, la certitude, que les produits qu'il achète et qu'il plante présentent toutes les garanties désirables, tant au point de vue de l'origine et de l'authenticité du cépage que de son adaptation au terrain dans lequel il veut planter. Grâce au précieux concours et dévouement absolu de notre savant et sympathique professeur d'agriculture, M. Dugué, tous les viticulteurs qui se présentent à la pépinière sont de suite renseignés : dans une note explicative des plus claires et des mieux exposées, le vigneron peut se rendre un compte exact des produits qui l'intéressent ; il sait les porte-greffes qu'il doit choisir d'après la composition du terrain dont il est détenteur ; ou lui fait connaître toute la série des nouveaux hybrides, et grâce encore à une innovation de M. Dugué, il peut sur le terrain, goûter le vin qui vient de ces producteurs. 
Votre Commission, Messieurs, a organisé, en effet depuis deux ans, toute une petite installation de cuves, lui permettant de faire du vin avec tous les raisins provenant des hybrides nouveaux et renommés, voire même de producteurs directs américains. 
Dans ce petit exposé, forcément très court, des conditions dans lesquelles fonctionne votre pépinière de Grammont, vous aurez le pourquoi de la faveur que les viticulteurs de la Touraine accordent ses produits. 
Je les résume en quelques mots :
Certitude absolue de l'authenticité des produits vendus. 
Renseignements précieux sur l'adaptation de ces produits aux terres à replanter. 
Le but qu'avait proposé le Conseil municipal et que votre Commission de viticulture a constamment poursuivi est donc aujourd'hui atteint, le grand nombre de viticulteurs qui assistent à nos ventes et y font des achats, témoignent hautement de l'intérêt qu'ils apportent à la vulgarisation et à l'adaptation des cépages américains que nous avions pour mission de faire connaître et de proposer. 
Croyez bien Messieurs, que nous n'allons pas nous endormir sur nos lauriers, nous continuerons comme par le passé à faire tous nos efforts pour que les produits de la pépinière soient de plus en plus connus et propagés, estimant qu'en agissant ainsi nous servons inutilement la cause si intéressante de la reconstitution du vignoble en Touraine. 
Il nous reste encore quelques greffons à vendre, car grâce aux façons données à temps, au sulfatage et au soufrage, nous avons un bois bien mûr et parfaitement ajouté ; tous les industriels qui s'occupent de greffage sur plants américains ainsi que les propriétaires qui greffent pour leur compte, trouveront encore à la pépinière une série de greffons de toutes espèces, absolument authentiques et parfaitement sélectionnés. 
Ne connaissant pas encore les quantités qui pourront être vendues, votre Commission vous prie de l'autoriser à faire cette vente à l'époque qu'elle jugera convenable et dans les meilleures conditions possibles. 
Au nom de votre Commission de viticulture, j'ai l'honneur de vous proposer le projet de délibération suivant : 

Article premier. 
M. le Maire est autorisé à prélever une somme de 680 francs sur les ventes de la pépinière de Grammont et le champ d'expériences de la Chenardière, qui lui serviront à payer les frais divers occasionnés par les ventes des 27 novembre et 4 décembre 1897, s'élevant à 600 francs environ, et aussi à remettre une gratification de 80 francs au vigneron Marceau, dont 30 francs provenant d'un reliquat non payé de l'an dernier et 50 francs à titre de gratification pour l'année 1897.
Article 2.
Le Conseil municipal vote des félicitations à M. Dugué, professeur d'agriculture, pour le concours éclairé, le zèle et le dévouement qu'il apporte à la direction de la pépinière de Grammont et au champ d'expériences de la Chenardière. 


Après avoir délibéré, le Conseil adopte le rapport qui précède.
 

1897

Plan pépinière Grammont


AMT F Provisoire 179
Chemise Plans 

Ville de Tours, Service de la Voirie, des Eaux et des Bâtiments
Pépinière viticole de Grammont
Plan indiquant la nomenclature des lots de plants américains à adjuger
Dressé par l'Architecte-Voyer en Chef soussigné.
Tours le 22 novembre 1897
A photographier
Mettre détail liste sur xls
 

1898


AMT 1D87 p. 538-539
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 18 février 1898
Pépinière viticole. Crédit de 550 francs. Rapport de M. Michel Decoux. 
M. Michel Decoux a la parole pour lire le rapport ci-après :
Messieurs, 
Au nom de votre Commission des finances, j'ai l'honneur de vous présenter le rapport suivant résumant les dépenses opérées pendant l'année 1897 pour la pépinière de Grammont et le champ d'expérience de la Chenardière, elles se résument ainsi :
Pépinière viticole. 


Indemnité au délégué de la Commission. 200,00
Salaire du vigneron. 1 400,00
Loyer de la pépinière de Grammont et impôts fonciers. 742,70
Salaires de journées d'auxiliaires. 386,70
Labours. 326,99
Greffages. 75,80
Plants. 41,30
Engrais. 314,80
Sables. 17,58
Échalas, raphia, étiquettes. 90,50
Instruments de culture. 36,50
Construction d'un puits. 294,57
Menues dépenses, notamment de frais de tramway à M. Dugué et aux vignerons, réparations d'instruments de culture. 105,75
Journées supplémentaires. 45,00
Total. 4 078,69

Imprévus. 16,31
Total. 4 095,00
 
Montant du crédit voté au budget 1897. 3 500.00
Déficit à couvrir par vote de pareille somme sur les fonds libres de 1897... 595.00

Tous les mémoires des fournitures sont revêtus du Visa de Dugué, délégué de la Commission, sauf ceux relatifs à la construction du puits, qui a été exécuté sous la direction de M. Becq-Rouger, architecte voyer en chef de la ville de Tours.
Ainsi que vous pouvez le constater, le déficit de cet article du budget provient en majeure partie de la construction d'un puits, dont la dépense s'élève à 294,57 fr. et des journées d'auxiliaires s'élevant à 386.70 fr.
La construction d'un puits devenait d'une urgence indispensable, l'eau étant nécessaire pour arroser les jeunes plants et les greffes de la pépinière de Grammont. 
Quant aux crédits des journées d'auxiliaires, celles-ci ont leur justification par les nombreux sulfatages nécessités par une année humide et aussi par l'arrachage, la mise en paquets pour la vente de tous les racinés et de tous les plants greffés de l'année 1897.
Dans un rapport que j'ai eu l'honneur de vous présenter récemment, je vous ai fait connaître que les ventes opérées par votre Commission viticole s'étaient élevées à près de dix mille francs ; nous pouvons donc constater une fois de plus la bonne tenue de votre pépinière et de votre champ d'expérience, et aussi de la faveur constante et méritée dont leurs produits jouissent auprès des viticulteurs du département d'Indre-et-Loire et des départements circonvoisins.
Au nom de votre Commission des finances, j'ai l'honneur de vous présenter le projet de délibération suivant :
Article unique.
Une somme de 595 francs à prendre sur les fonds libres de l'exercice de 1897, est mise à la disposition de M. le Maire pour couvrir le déficit de même somme, résultant des dépenses supplémentaires faites à la pépinière de Grammont et au champ d'expériences de la Chenardière,.
Après avoir délibéré, le Conseil municipal adopte le rapport qui précède. 
 

1898

AMT (Archives municipale de la ville de Tours) cote F-Provisoire-179

Ville de Tours
Vente des racinés et bois 
à provenir de la Pépinière de Grammont, sise près le point terminus du tramway
3 et 19 décembre 1898


Comme les années précédentes, la Ville de Tours met en vente les boutures simples ou racinées disponibles de sa Pépinière de Grammont.
Ces plants proviennent exclusivement de souches mères cultivées à la pépinière et toutes parfaitement sélectionnées.
La collection très complète des cépages cultivés à Grammont paraît susceptible, d'après la avis autorisés, de donner satisfaction dès à présent aux besoins si divers de notre viticulture, et ce, dans la presque totalité des situations qui s'offrent à elle dans le département.
Vu l'importance de la vente, elle aura lieu en deux fois, de la manière et dans l'ordre ci-après :
Première journée de vente : le samedi 3 décembre, à midi
A. - Plants racinés :

1° Porte-greffes
Américains et Américo x Américains
Noms des variétés mises en vente.....Quantités approximatives
Riparia Martineau (Gloire de Touraine).....7 000
Riparia Portalis (Gloire de Montpellier).....300
Riparia Grand-Glabre.....100
Riparia Ramondc(1).....3 500
Riparia x Rupestris, n° 101cc (Millardet).....300
Riparia x Rupestris, n° 3306cc (Couderc).....800
Riparia x Rupestris, n° 3309cc (Couderc).....400
Rupestris Phénomènecc.....1 200
Rupestris x aestivalis de Lésignancc.....400
Taylor Narbonneccc.....4 500
Franco x Américains
Gamay Coudercccc.....3 500
Aramon x Rupestris Ganzin, n° 1ccc.....3 000
Aramon x Rupestris Ganzin, n° 2c.....75
Mourvèdre x Rupestris, n° 1202cccc (Couderc).....250
          (1) L'indice c mesure de degré de résistance à la chlorose calcaire
Bourisquou x Rupestris, n°601ccc (Couderc).....700
Bourisquou x Rupestris, n°603cc (Couderc).....150
Carignan x Rupestris, n° 501cc.....500
Carignan x Rupestris, n° 404ccc.....30
Pineau x Rupestris, n° 1305ccc....35
Chasselas x Rupestris, n° 901cc.....150
132-5ccc (C).....45
132-9ccc (C).....25
142 B (M).....24
30 B1cc (M).....38
141 A1ccc (M).....80
143 Accc (M).....120
33 A1ccc (M).....90
Rupestris x Cinérea de Grasset, n° 1.....50
2° Producteurs directs
Terras, n° 20cc.....500
Seibel, n° 1.....400
Chasselas rose x Rupestris, n° 4.401 (Couderc).....90
Rupestris x Petit-Bouschet, n° 503.....50
Bourisquou x Rupestris, n° 3907.....65
Hybride Franc.....140
Collection Couderc : Numéros 82-32, 87-115, 101, 88-13, 84-61, 28-112, 124-20, 88-60, 126-21, 85-1.
Collection Seibel : Numéros 14, 110, 1014, 38, 254, 156, 1020.
B. -Boutures coupées et mises en paquets de 25 à 100
1° Porte-greffes
Mourvèdre x Rupestris, n° 1202 (C)
Chasselas x Rupestris, n° 901 (C)
Carignan x Rupestris, n° 501 (C)
Carignan x Rupestris, n° 404 (C)
601 x Vitis calcicola, n° 132-5ccc (C)
601 x Vitis calcicola, n° 132-9ccc (C)
Riparia x Berlandieri, n° 157-11ccc (C)
De Millardet, les hybrides, n° 33 (Cabernet x Rupestris), sélection A1 et A2 ; n° 143 (Aramon x Riparia), sélection A et B2 ; n° 141 B1 (Alicante Bouschet x Riparia) ;
n° 30 B1 (Cabernet x Cinerea) ; n° 41B (Chasselas x Berlandieri) ; Rupestris x Cinerea de Grasser, n° 1, tous pour les sols calcaires. 
Le 142B (Alicante Bouschet x Cordifolia) pour les terrains argileux.
2° Producteurs directs
Hybride Franc, Terras, n° 20, Seibel, n°s 1 et 2, Couderc n°s 503, 3097, 4401, 6301.
Onze numéros de la nouvelle collection de Couderc, savoir : 84-61, 28-112, 126-21, 87-115, 7106, 101, 82-32, 88-60, 124-20, 88-13, 85"1. Six numéros de la nouvelle collection de Seibel, savoir : 14, 38, 110, 156, 254, 1020. Ces numéros ne seront pas vendus séparément.
Dans la vente, les boutures suivront toujours les racinés pour chaque variété.


Deuxième journée de vente : samedi 19 décembre à midi
C. - Porte-greffes à vendre par lots de 8 à 10 ceps et sur souches
Rupestris Phénomène.....27 lots
Rupestris Martin et Martin-Champin.....20 lots
Rupestris Ganzin.....3 lots
Gamay Couderc.....21 lots
Bourisquou x Rupestris, n° 601.....6 lots
Bourisquou x Rupestris, n° 603......12 lots
Riparia Martineau.....40 lots
Riparia Gloire de Montpellier.....27 lots
Riparia Fabre.....8 lots
Riparia Grand Glabre.....20 lots
Riparia Ramond.....3lots
Riparia x Rupestris, n° 101 et 101B.....12 lots
Riparia x Rupestris, n° 3306....22 lots
Riparia x Rupestris, n° 3309.....12 lots
Taylor Narbonne.....12 lots
Aramon x Rupestris Ganzin, n° 1.....6 lots
Mourvèdre x Rupestris, n° 1202.....19 lots
Carignan x Rupestris, n° 404.....3 lots
Total : 273 lots


Observations générales sur les cépages qui précèdent
Riparia. - Ce type est trop connu pour que nous insistions à son sujet. Porte-greffe remarquable lorsqu'il est bien adapté, c'est-à-dire dans un milieu riche, frais et profond. Craint la sécheresse, les terres compactes et celles contenant au dessus de 15 à 20 % de carbonate de chaux. Il semble que nous ayons en Touraine, une légère tendance à abuser du Riparia, nous voulons dire à le placer dans des milieux placés à la limite de son aire d'adaptation, où il peut végéter sans doute, mais aussi nous réserver des surprises.

Rupestris. - Autre type également très connu, plus accessible aux terres compactes ou sèches que le Riparia. Ainsi que pour ce dernier, une sélection rigoureuse a éliminé nombre de variétés comme insuffisantes.

Riparia x Rupestris. - Participent des qualités de leurs ascendants et par suite jouissent d'une aire d'adaptation plus étendu que de l'un ou de l'autre. Porte-greffes excellents poussant à la fructification du greffon régulièrement productif. Le n° 101 et 3306 s'accommodent mieux des terres un peu fortes et fraîches ; le 3309 devra être préféré pour les terres caillouteuses et sèches.


Taylor Narbonne, Armon Rupestris Ganzin n° 1, Bourisquou x Rupestris 601 se plaisent dans la plupart des terrains, mais préfèrent les sols frais, assez compacts, voire un peu humides.

Bourisquou x Rupestris 603, Gamay-Couderc s'adaptent bien aux terres siliceuses et sèches, et sont de plus très peu exigeants au point de vue de la fertilité.

Le n° 1202, 132-5, 132-9, sont doués de la plus grande résistance à la chlorose calcaire.
Les n° 901 et 501 sont très vigoureux à la pépinière. Nous les voyons assez indifférents sur le sol. Le premier cependant est conseillé pour les terres argileuses.
Quant aux hybrides de M.M. Millardet et Grasset, mentionnés pour la vente, ils ont été surtout créés en vue des terrains calcaires ; mais ils peuvent être utilisés bien ailleurs.
Dans la catégorie des producteurs directs, le Terra n° 20 ne vient plus qu'en second lieu pour la production, après 4401.
Les n° 3907 et 503 étaient, cette année encore, beaux de fruits à la pépinière.
En résumé et au point de vue de l'état physique du sol, dans les milieux de difficile reconstitution, les cépages porte-greffes à la vente peuvent se classer de la manière suivante :

1° Pour les terrains secs
603 (Bourisquou x Rupestris) ; 501 (Carignan x Rupestris) ; 33 A1 (Cabernet x Rupestris) ; Gamay-Couderc ; Rupestris du Lot ; 3309 (Riparia x Rupestris) ; 1305 (Pineau x Rupestris) ; Aramon x Rupestris n° 2.

2° Pour les terrains humides
1202 (Mourvèdre x Rupestris) ; Aramon x Rupestris Ganzin, n° 1 ; Taylor Narbonne ; 3306 (Riparia x Rupestris) ; 404 (Carignan x Rupestris) ; Gamay-Couderc.

3° Pour les terrains compacts
142B (Alicante-Bouschet x Cordifolia) ; Aramon x Rupestris Ganzin, n° 1 et 2 ; 601 (Bourisquou x Rupestris) ; 1202 (Mourvèdre x Rupestris) ; 3306 (Riparia x Rupestris) ; 101-14 (Riparia x Rupestris) ; 901 (Chasselas-Rupestris) ; Gamay-Couderc.

4° Pour les terrains calcaires
1202*, 132-5 et 132-9, 601*, 33A1 et 33A2, 404, 901*, 1305, 101-14*, 3306* et 3309. Aramon x Rupestris Ganzin, n° 1, Rupestris Phénomène, Taylor-Narbonne*, Gamay-Couderc, 141 et 143, Chasselas x Berlandieri 157-11* et 41B.

Nous avons indiqué, ave l'indice "c" le degré de résistance des cépages au calcaire, sans l'astérisque (*), nous désignons celles des variétés s'accommodant le mieux des calcaires secs et pulvérulents, les autres, celles avec (*) préfèrent au contraire, les marnes, les calcaires argileux compacts, frais ou humides.
Parmi les producteurs directs, le Terra n° 20 et l'hybride Franc paraissent tenir la tête pour l'adaptation au calcaire.

Indépendamment des boutures et racinés qui précèdent, il sera mis en vente, à titre d'échantillon et pour expériences, une petite quantité de greffes formée des principaux cépages du département comme greffons, et des porte-greffes les plus susceptibles de s'adapter dans nos calcaires.

Un service de dégustation est organisé pour chaque jour de vente et portera sur une vingtaine d'échantillons de vins de producteurs directs récoltés à la Pépinière.

N.B. - Les racinés et bois coupés sont livrés immédiatement aux acheteurs, qui s'acquitteront ultérieurement entre les mains de M. le Receveur municipal.
Quant aux bois sur souches, l'enlèvement aura lieu à partir du samedi 24 décembre jusqu'au 15 janvier, sauf le cas de force majeure.

[A. Dugué]
Tours, le 25 novembre 1898.

1898

Propositions de parcelles riches en calcaire pour établir des champs d'expériences.

AMT F Provisoire 179
Chemise Fonctionnement pépinière Grammont

Beaumont-en-Véron 1898
Lettre manuscrite de l'instituteur à M. Dugué
Beaumont-en-Véron le 5 octobre 1898
Monsieur Dugué,
Professeur départemental d'agriculture
Arrivé récemment à Beaumont-en-Véron j'y ai trouvé une assez grande étendue de terrain autrefois couverte de vignes ; mais dénudée par suite des ravages du phylloxéra. C'est le sort d'une grande partie du vignoble de la commune. La nature très calcaire du terrain créé à la reconstitution des obstacles sérieux. Aussi peut-on dire que ce travail est à commencer. C'est par l'exemple seulement qu'on pourra convaincre les habitants, comme toujours, mais d'autant plus qu'ils ont sous les yeux des essais faits sans aucun principe et qui n'ont donné qu'un résultat négatif. (Cependant je connais quelques parcelles qui semblent devoir prospérer).
J'ai pensé qu'il y a peut-être quelque chose à faire par l'école en établissant un véritable champ d'expériences viticoles.
Le terrain renferme 39 % de calcaire et c'est la composition à peu près constante des coteaux de la commune.
Je vous prie de bien vouloir me faire connaître quels porte-greffes seraient les plus susceptibles d'y réussir.
Avec mes remerciements anticipés, veuillez agréer Monsieur, mes salutations empressées.
L'instituteur de Beaumont-en-Véron.
Chevrière

Beaumont-en-Véron le 20 novembre 1898
Monsieur le Professeur départemental d'agriculture,
J'ai eu l'honneur de vous faire part au commencement d'octobre de mon intention d'établir dans mon jardin vaste et contenant 39 à 40 % de calcaire, un champ d'expériences pour vignes dans les calcaires.
Par lettre en date du 7 octobre vous avez bien voulu me promettre de seconder mes efforts et de m'envoyer un certain nombre de racinés susceptibles d'être essayés utilement dans mon terrain. Je viens donc vous le rappeler ainsi que vous m'aviez dit le faire,
Veuillez agréer Monsieur le Professeur avec mes remerciements, l'hommage de mes sentiments respectueux.
Chevrière
Instituteur à Beaumont-en-Véron par Avoine.

Lettre manuscrite de l'instituteur à M. Dugué
Avoine le 10 octobre 1898
Monsieur Dugué Professeur départemental à Tours
J'ai l'honneur de vous faire connaître que M. Blanvillain cultivateur à la Tranchée, commune de Beaumont-en-Véron, veut bien mettre à votre disposition pour y constituer un champ d'expériences une parcelle de terre de dix à douze chaînées. La nature de ce terrain, qui est silico-calcaire peut renfermer de 30 à 40 % de carbonate de chaux. Ce terrain ressemble donc à la majeure partie des terres des coteaux où la reconstitution est à faire ; la proportion de calcaire serait légèrement supérieure à la moyenne.
Quant à M. Blanvillain que je connais parfaitement, il présente au point de vue professionnel comme à tous les autres du reste toute les garanties désirables.
C'est un praticien émérite qui fait de la culture raisonnée et intelligente ; pas de déceptions de ce côté.
Mercredi j'ai été m'entretenir avec lui de l'affaire dont il s'agit, il a été d'avis comme moi de faire procéder à l'analyse du terrain à planter, préalablement à tout travail.
La question d'adaptation se trouvant ainsi résolue de la seule manière qui convienne, la réussite serait plus certaine.
Qui fera l'analyse ? Doit-on s'adresser à M. Michaud ou ne vaudrait-il pas mieux vous adresser un échantillon que vous confieriez au laboratoire départemental.
Quel sera le coût de l'opération ?
Qui supportera la légère dépense qu'elle occasionnerait ?
A quelle époque conviendrait-il de faire la plantation ?
Enverrez-vous des boutures ou des racinés ?
Il serait bien préférable d'envoyer des racinés pour deux raisons ; d'abord les boutures ne prennent pas toujours bien, à moins d'être mises en pépinière ; ensuite une année serait gagnée en plantant des racinés.
La parcelle de terre destinée à faire le champ d'expériences en phylloxéra quelques souches sont encore debout ; naturellement un défoncement sérieux s'impose.
Ne conviendrait-il pas aussi de la fumer ?
Quels seraient les engrais qui conviendraient le mieux ?
Je vous prie Monsieur Dugué de me donner les plus amples renseignements et cela dans le plus bref délai possible.
Recevez Monsieur le Professeur départemental l'hommage de mon plus profond respect.
L'instituteur.
Plane.

Collection envoyée à MM. Plane (instituteur à Avoine), Chevrière (instituteur à Beaumont-en-Véron), M. ? (instituteur à Civray-sur-Esves par Ligueil) :

Taylor de Narbonne : 100 racinés
Riparia Ramond : 25 racinés
Rupestris de Lésignan : 50 racinés
601 : 50 racinés
501 : 25 racinés
901 : 25 racinés
Gamay Couderc : 25 racinés
Aramon x Rupestris Ganzin n°1 : 25 racinés
Rupestris Phénomène : 25 racinés
Mourvèdre 1202 : 5 racinés
Terras : 5 racinés
Hybride franc : 25 boutures
Riparia x Rupestris 101-14 : 10 racinés
Riparia x Rupestris 3306 : 10 boutures
Riparia x Rupestris 3309 : 10 boutures
ajouter 25 racinés de Riparia Martineau
 

1898

Plan pépinière Grammont

AMT F Provisoire 179
Chemise Plans 

Ville de Tours, Service de la Voirie, des Eaux et des Bâtiments
Pépinière viticole de Grammont
Plan indiquant la nomenclature des lots de plants américains à adjuger
Dressé par l'Architecte-Voyer en Chef soussigné.
Tours le 18 novembre 1898
A photographier
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1899


AMT 1D89 p. 9-14
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 28 février 1899
Pépinière viticole de la ville de Tours. Résultats des opérations des ventes des 3 et 19 décembre [1898].
M. Michel Decoux a la parole pour lire son rapport sur le résultat des ventes de boutures, plants et racinés de vignes de la pépinière de Grammont ayant eu lieu les 3 et 10 décembre 1898
M. Michel Ducoux s'exprime en ces termes :
Messieurs, 
Au nom de votre Commission de viticulture, j'ai l'honneur de vous présenter l'ensemble des résultats obtenus par la vente des racinés et boutures de votre pépinière de Grammont ainsi que ceux de la vente des greffons et fruits des vignes de cette même pépinière et du champ d'expériences de la Chenardière
L'adjudication des boutures et racinés de la pépinière de Grammont a eu lieu les 3 et 19 décembre 1898.
Dans la séance du 3 décembre il a été adjugé 483 lots pour une somme de 1 717,00 fr. non compris le 5 % en sus. 
Le 19 décembre 1898, il a été prononcé 438 adjudications pour une somme de 7 247, 50 fr., non compris les 5 % en sus.
Le montant total de deux journées de vente comprenant 921 adjudications s'élève à 8 964,50 fr.
Plus 5 % . 448,24 fr.
Soit un total général de 9 412,73 francs. 
Les 921 adjudications ci-dessus ont été prononcées au profit d'environ 312 propriétaires et viticulteurs venus des différents points du département d'Indre-et-Loire et des communes limitrophes des départements circonvoisins, Loir-et-Cher, Maine-et-Loire, Vienne, et même Loiret.
Le département d'Indre-et-Loire est représenté par 94 communes, le Maine-et-Loire, la Vienne, le Loiret par une commune, et le Loir-et-Cher par 5 communes. 
Outre la somme de 9 412,73 fr., formant le montant total des ventes des 3 et 10 décembre 1898, la pépinière a produit en 1898 :

1. Vente de greffons... 87,50
2. Vente de fruits de vignes... 687,75
Total pour 1898... 10 188,18

En 1897, la pépinière avait produit 

1. Vente de fruits de vignes... 1 071,00
2. Vente de boutures et de racines... 8 524,14
Total pour 1897... 9 600,14

Total pour 1898... 10 188,18
Différence en faveur de 1898... 588,04

Les frais occasionnés par la vente des 3 et 10 décembre 1898 se sont élevés à 590,24 fr.
Ces frais comprennent le coût des affiches, prospectus, crieur, journées d'auxiliaires, timbre minute du procès-verbal, rédaction du cahier des charges, vérification des comptes, timbres et expédition du procès-verbal et du cahier des charges, enregistrement, etc.
En 1897, ces mêmes frais s'étaient élevés à 583,75 fr., mais on avait payé pour le droit d'enregistrement 203,50 au lieu de 224,50 ; pour timbre, 43,80 au lieu de 57,50 ; il en résulte que comparativement, les frais occasionnés par la vente de 1898 sont relativement moins élevés qu'en 1897.
Les personnes ayant acquis des lots à la pépinière les 3 et 19 décembre sont venues des communes suivantes du département d'Indre-et-Loire :

Indre-et-Loire [93 communes]

Azay-sur-Cher
Azay-le-Rideau 
Artigny
Amboise
Athée
Anché
Bléré
Bossée 
Ballan 
Beaumont-en-Véron 
Beaumont-la-Ronce
Bourgueil 
Chambray 
Château-la-Vallière
Chisseaux 
Cinq-Mars-la-Pile 
Chançay
Chanceau-sur-Choisille 
Courçay
Céré
Cheillé
Cravant 
Château-Renault 
Chemillé-sur-Indrois 
Cangey 
Civray-sur-Cher
Chinon 
Dierre
Esvres 
Francueil 
Faye-la-Vineuse 
Genillé 
Huismes
Ile-Bouchard
La Riche-extra 
La Ville-aux-Dames
La Croix
La Membrolle 
La Chapelle-aux-Naux
Langeais 
Larçay
Ligueil 
Limeray 
Loches 
Louans 
Lussault 
Luzillé 
Marrant
Mettray 
Montlouis 
Montbazon 
Monts 
Mosnes 
Négron 
Neuillé-Pont-Pierre 
Notre-Dame-d'Oé 
Parçay-Meslay
Pernay 
Rochecorbon
Restigné
Richelieu 
Saché 
Savigné 
Savigny 
Sazilly
Savonnières 
Semblançay
Sorigny 
Souligné
Saint-Avertin 
Saint-Antoine-du-Rocher 
Saint-Cyr 
Sainte-Catherine
Saint-Branchs
Saint-Épain 
Saint-Étienne-de-Chigny 
Saint-Hippolyte 
Saint-Martin-le-Beau
Saint-Pierre-des-Corps
Sainte Radegonde 
Saint-Michel-sur-Loire 
Tavant 
Thilouze 
Tours 
Vallères 
Vallières 
Veigné 
Véretz 
Villaines 
Villandry 
Villeperdue 
Vernou
Vouvray

Loiret
Orléans

Loir-et-Cher [7 communes]
Chissay
Chaumont 
Montrichard 
Saint-Georges 
Saint-Julien
Vienne
Neuil-sur-Faye

Maine-et-Loire 
Varennes-sur-Loire

Je vous demande pardon d'avoir retenu votre attention sur une nomenclature aussi longue, mais il est à mon avis nécessaire de bien démontrer que si la Ville de Tours a fait de grands sacrifices pour l'établissement de ses pépinières, elle peut se féliciter aujourd'hui des résultats qu'elle obtient. 
Les débuts furent particulièrement difficiles. Quelques esprits à vue étroite ou peu renseignés sur les choses de viticulture ne comprenaient pas qu'une ville osât se charger de la création de pépinières et de champs d'expériences. 
Les résultats, Messieurs, je viens de vous les faire connaître ; ils sont toujours en progression depuis cinq ans ; il n'y a rien de si éloquent que des chiffres. 
Il y a cependant à mon avis, un autre genre d'éloquence qui, dans cette circonstance, mérite de vous être signalé, je veux vous parler de la faveur méritée dont jouissent les produits de votre pépinière auprès de nombreux propriétaires du département d'Indre-et-Loire et d'ailleurs. 
Ceux qui ont suivi comme nous, depuis douze ans, l'effort constant tenté pour la reconstitution du vignoble en Indre-et-Loire, connaissent toutes les déceptions et les pertes énormes éprouvées par les nombreux propriétaires, qui ont, sans connaissance approfondies, sans études spéciales, fait les premiers essais d'adoption de la vigne américaine en Indre-et-Loire. 
Sur la foi de propriétaires ronflants, ils se sont adressés à des marchands étrangers, sans pouvoir contrôler la nature du porte-greffe et la qualité du greffon. Aussi les déceptions ne se sont pas fait attendre, et il a fallu de suite se mettre à arracher de nouveau, et à replanter, d'où pertes de temps et d'argent considérables. 
Aujourd'hui, que voyez-vous ? À part quelques grands propriétaires à qui la fortune permet de faire des dépenses immédiates, les petits cultivateurs, c'est-à-dire le plus grand nombre, viennent à la pépinière de Tours, ils achètent du bois, c'est-à-dire des porte-greffes, dont ils connaissent non seulement le mérite, mais aussi la parfaite authenticité, et ils font avec ces boutures, soit des pieds-mères, soit des greffes, et chaque année ils plantent quelques chaînes suivant ce qu'ils possèdent.
Ce sont surtout ces petits qui nous intéressent, et nous sommes heureux qu'ils puissent trouver dans nos pépinières la source nécessaire qui amènera chez eux le bien-être et l'aisance. 
Je ne voudrais pas, Messieurs, terminer ce rapport sans adresser à Monsieur Dugué, notre sympathique professeur d'agriculture, lequel est chargé de la Direction de cette pépinière et de notre champ d'expériences, les éloges mérités auxquels il a droit.
Sous sa savante direction, notre pépinière est toujours en parfait état et les nombreux visiteurs sont unanimes à le reconnaître. 
Par ses relations et ses connaissances, M. Dugué assure à la pépinière toutes les nouveautés intéressantes en cépages nouveaux, hybrides, porte-greffes, etc.
Nous vous prions, Messieurs de vouloir bien vous joindre à votre Commission de viticulture pour adresser à M. Dugué, avec nos remerciements, vos bien vives et bien sincères félicitations. 


Pour régulariser les opérations de vos diverses ventes, au nom de cette même Commission, je vous prie de bien vouloir voter ce qui suit :
Article premier. 
Une somme de 590,23 francs à prendre sur les ressources de l'exercice 1898 pour couvrir le montant des dépenses diverses occasionnées par les ventes des 3 et dix décembre 1898.
Article 2.
Une somme de 50 francs à prélever sur le même exercice pour être répartie en deux gratifications de 25 francs en faveur des deux vignerons Marcau et Brault, dont le travail a été particulièrement satisfaisant pendant l'année 1898.
Le Conseil, après délibération, adopte le rapport de M. Michel Ducoux. 

Cours de greffage. Demande de la Société d'agriculture. Crédit. Rapport de M. Michel Ducoux. 
M. Michel Ducoux lit ensuite son rapport à l'ouverture d'un crédit de 100 francs pour achat de médailles à distribuer, au nom de la ville de Tours, aux lauréats du concours de greffage organisé par la Société d'agriculture, sciences, arts et Belles-Lettres du département d'Indre-et-Loire. Ce rapport est ainsi conçu :
Messieurs, 

L'Administration municipale a reçu de M. le secrétaire perpétuel de la Société d'agriculture sciences et Belles-Lettres la lettre suivante :
Tours le 20 février 1899.
À Monsieur le Maire de Tours, 
Monsieur le Maire, 
J'ai l'honneur de vous demander, au nom du bureau de notre Société, de vouloir bien continuer le don des médailles que vous voulez bien ordinairement offrir à la Société d'agriculture d'Indre-et-Loire, à l'occasion de son concours annuel de greffage de la vigne du 15 avril prochain. 
Permettez-moi de vous rappeler que nous avons reçu jusqu'à présent, depuis plusieurs années : 1 médaille de vermeil, 4 médailles d'argent, et 4 médailles de bronze, qui ont été distribuées dans nos concours de Tours. Dans l'espoir que vous accueillerez favorablement ma demande, je vous prie, M. le Maire, de recevoir l'assurance de mes sentiments profondément reconnaissants et dévoués. 
Le Secrétaire perpétuel. 
Auguste CHAUVIGNÉ 

Je n'ai pas besoin, Messieurs, de vous donner à nouveau les motifs qui vous ont déterminé, depuis quelques années, à accorder à la Société d'agriculture une allocation de cent francs pour être convertie en médailles qui sont destinées à récompenser les premiers lauréats du concours de greffage que cette Société ouvre dans le mois d'avril.
Ces concours, toujours très suivis, rendent, vous le savez, les plus grands services à la viticulture, en formant un grand nombre de jeunes gens à la pratique du greffage. 
Des diplômes sont délivrés aux plus méritants par des moniteurs dont la compétence reconnue et indiscutable. 
J'engage vivement tous ceux de mes collègues que cela intéresse, à venir, le samedi 15 avril, voir au Manège [salle du Manège de la Ville de Tours], l'organisation de ce concours. 
La Société d'agriculture fait là une œuvre utile et féconde en résultats pour la reconstitution du vignoble en Indre-et-Loire, et nous tenons à l'en féliciter. 
Au nom de votre Commission des finances, nous vous prions de vouloir bien adopter le projet de délibération suivant :
Article unique.
Une somme de 100 francs est mise à la disposition de M. le Maire pour être convertie en :
Une médaille de vermeil ;
Cinq médailles d'argent ;
Six médailles de bronze ;
Et leurs écrins ;
pour être remis à la Société d'agriculture, sciences, arts, et Belles-Lettres et être distribuées aux premiers lauréats du concours de greffage qui s'ouvrira à Tours, sous les auspices de cette Société, le samedi quinze avril 1899.
Le rapport ci-dessus, mis aux voix, est adopté par le Conseil, après délibération. 
 

1899


AMT 1D89 p. 348
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 11 août 1899
Pépinières viticoles. Adjudication de fruits de vignes. Cahier des charges. 
M. le Maire. Les fruits de vignes des pépinières de la Chenardière et de Grammont devront être mis en vente prochainement. 
Le cahier des charges qui doit régir l'adjudication représente celui de l'an dernier 
Il importe que le Conseil veuille bien l'approuver pour que la publicité soit faite sans aucun retard.
Le Conseil, après avoir délibéré, adopte ledit Cahier des charges. 
 

1899
Plan pépinière Grammont

AMT F Provisoire 179
Chemise Plans 

Ville de Tours, Service de la Voirie, des Eaux et des Bâtiments
Pépinière viticole de Grammont
Plan indiquant la nomenclature des lots de plants américains à adjuger
Dressé par l'Architecte-Voyer en Chef soussigné.
Tours le 18 novembre 1899
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1900


AMT 1D90 p. 471-472
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 11 septembre 1900
Pépinière viticole. Vente de fruits de vigne. Adjudication. Rapport de M. Letellier.
La parole est à M. M. Letellier pour lire le rapport sur la vente des fruits de la pépinière. 
M. Letellier s'exprime en ces Termes :
Messieurs, 
Le cahier des charges dressé en vue de la vente des raisins à provenir des ceps de vigne de la pépinière de Grammont et du champ d'expériences de la Chenardière en 1900, est semblable à ceux qui l'ont précédé. Il a été soumis à la Commission de viticulture, qui a chargé l'administration de vous demander de vouloir bien l'approuver. 
La vente a eu lieu samedi dernier : le premier lot comprenant les raisins à récolter dans la pépinière de Grammont a seul été adjugé au prix de 125 francs ; le second lot (raisins à récolter à la Chenardière), mis en vente à 400 francs, n'a pas trouvé de d'enchérisseur. 
Depuis, une offre de 410 francs a été faite à la Ville par le nommé July Chartier de Véretz. 
La Commission de viticulture, convoquée à la suite de l'insuccès de l'adjudication de samedi dernier, s'est réunie aujourd'hui. 
Après examen de la question elle a estimé, à l'unanimité, qu'il serait préférable pour les intérêts de la Ville de procéder à la récolte des raisins de la Chenardière et à sa vinification. Cette récolte est évaluée par le vigneron devoir être de 30 à 38 hectolitres environ. 
Il y a à la Bergeonnerie le matériel nécessaire pour faire le vin ; si ce matériel est en état de servir, ce dont on pourra s'assurer dès demain, rien ne s'opposera à l'exécution de la décision de votre Commission de viticulture. La dépense à faire consistera uniquement dans l'achat des fûts et le paiement du transport des raisins. La vendange serait faite par les hommes de la voirie sous la surveillance du vigneron. 
Le crédit affecté à la pépinière se solde actuellement par un disponible de 367 francs, sur lesquels il peut y avoir des dépenses engagées par le Directeur de la pépinière, M. Dugué, qui, étant absent, n'a pu renseigner la Commission sur ce point. 
Quoiqu'il en soit, le produit de la vente du vin dépassera d'un chiffre assez élevé la somme de 410 francs offerte par pour la récolte des raisins et la Ville récupérera aussi la dépense que pourra entraîner l'achat des fûts et le transport de la vendange. 
La Commission de viticulture vous demande donc, Messieurs, au cas où le matériel nécessaire existerait en bon état à la Bergeonnerie, à être autorisé à procéder à la vendange et à la vinification de la récolte à provenir de la Chenardière. 
Dans le cas contraire, il serait procédé à l'adjudication des raisins de la Chenardière, samedi prochain.
La dépense qu'entraînerait la vendange et la vinification sera prélevée sur le crédit inscrit au budget de 1900 pour la pépinière de Grammont, sauf au Conseil à voter ultérieurement, s'il y avait lieu, la somme nécessaire pour assurer l'entretien de la pépinière jusqu'au 31 décembre 1900.
Le Conseil, appelé à se prononcer adopté le rapport de M. Letellier. 
 

1900


AMT 1D90 p. 536-537
Délibérations du Conseil municipal de Tours : 9 novembre 1900
Pépinière viticole. Vente de plants, boutures et vin. Rapport de M. Martin
M. Martin a la parole pour lire son rapport sur le Cahier des charges dressé pour la vente de plants, boutures, et vin, à provenir en 1900 de la pépinière viticole. 
Messieurs, 
Votre Commission de viticulture a été appelée à se prononcer sur le Cahier des charges dressé le 5 novembre courant par M. le Maire, à l'effet de déterminez les clauses et conditions sous lesquelles aurait lieu cette année, la vente de boutures, plants racinés à provenir de la pépinière viticole de Grammont, ainsi que sept hectolitres cinquante litres de vin rouge de producteurs directs. 
La vente a été fixée au samedi premier décembre prochain. Elle aura lieu aux enchères et, comme précédemment, les adjudicataires auront à payer, pour couvrir en partie les frais de timbres, enregistrement, publicité et autres qui seront arrêtés ultérieurement, cinq pour cent en sus de leur prix d'adjudication. 
Le Cahier des charges, dont 2 exemplaires sont ci-joints, a reçu l'approbation de votre Commission. Il contient d'ailleurs les dispositions insérées dans ceux qui l'ont précédé et dont jusqu'à ce jour, l'approbation n'a donné lieu à aucune difficulté. 
Je viens en conséquence, vous prier, au nom de votre Commission de viticulture, de prendre la délibération suivante :
Article unique. 
Le Cahier des charges susvisé, en date du 5 novembre 1900, est approuvé. 
Le rapport de M. Martin, mis aux voix, est adopté par le Conseil, après délibération.
 

1901

Champs d'expériences : transfert Chenardière > Bergeonnerie

AMT F Provisoire 179 Bergeonnerie

Extrait du registre des Délibérations du Conseil Municipal (tapuscrit)
Séance du 27 décembre 1901
Sont présents ….
Budget de 1902.
Rapport de M. Letellier (adjoint)
Extrait du rapport de M. Letellier.
Article 66. - Par suite de l'invasion phylloxérique qui menaçait de ruine la viticulture de notre département et par répercussion, portait un grave préjudice au commerce de la Ville de Tours, nos prédécesseurs ont pensé que le Conseil municipal ne devait pas rester indifférent devant cette terrible crise, et qu'à défaut du département, la Ville de Tours avait le devoir d'intervenir pour aider les viticulteurs à reconstituer leur vignoble. A cet effet, il fut créé un champ d'expérience dans le terrain contigu au cimetière, et une pépinière vers l'extrémité sud de l'avenue de Grammont. Ces deux établissements avaient une mission bien différente à remplir.
Dans le champ d'expériences furent plantés des ceps greffés sur les divers porte-greffes alors en usage pour étudier leur résistance dans un sol calcaire contaminé par le phylloxéra et au fur et à mesure de leur apparition, les principaux porte-greffes nouveaux.
A Grammont on cultiva les porte-greffes bien connus ainsi que les nouveaux venus résultant de l'hybridation, soit entre espèces américaines, soit entre espèces françaises et américaines, afin d'offrir aux viticulteurs des bois parfaitement authentiques.
Grâce à la vigoureuse impulsion donnée à cette œuvre par notre savant et dévoué professeur départemental d'agriculture, le succès sous ce rapport a été complet.
Aujourd'hui que nous pouvons juger l'œuvre accomplie, nous sommes heureux de constater que notre beau département, grâce à l'intervention de la Ville, a été un des plus prompts à se relever de la crise qui le menaçait de ruine.
Mais en même temps que le vignoble se reconstituait, par la greffe, de savants et vaillants chercheurs ouvraient une autre voie à la viticulture, je veux parler des producteurs directs obtenus par l'hybridation entre cépages français et espèces américaines.
Sans rien préjuger de ces résultats obtenus, ni des expériences, nous avons ouvert la porte de la pépinière à tous les nouveaux-venus. Leurs raisins sont vinifiés séparément, le vin analysé et le jour de la vente des bois, un comptoir de dégustation est installé et un tableau des analyses donnant en même temps les renseignements les plus intéressants sur la végétation des cépages, est placé sous les yeux des viticulteurs désireux de soumettre ces plants à l'étude.
De cette façon, si un cépage nouveau, utile à notre région se rencontre, il sera vite apprécié et répandu.
Etant donnée la situation actuelle de la viticulture et après l'avis de la Commission spéciale, nous avons décidé la suppression du champ d'expériences de la Chenardière et le maintien de la pépinière de l'avenue de Grammont.
La vigne de la Chenardière serait affermée par l'Administration au mieux des intérêts de la Ville, le vigneron qui y est installé serait transféré avec son traitement actuel de 1 400 francs à la Bergeonnerie, où nous allons commencer à constituer un important vignoble, le gardien de la Bergeonnerie devant entrer, comme nous l'avons décidé, au service des Jardins Publics.
La pépinière de Grammont continuera à fournir aux viticulteurs des porte-greffes authentiques s'adaptant aux divers terrains de notre département, ainsi que l'étude des producteurs directs.
Enfin elle aidera à la constitution du vignoble de la Bergeonnerie en préparant toutes les greffes nécessaires.
M. Dugué, professeur départemental sollicité par l'Administration et la Commission de viticulture a bien voulu se charger de la direction de ces vignobles, ainsi que des cultures de la Bergeonnerie et du vignoble des Apprentis de Tonnellé.
Votre Commission demande de lui allouer une indemnité de 600 francs.
Si vous acceptez ces propositions, l'article 66 sera ainsi rédigé :
Frais de culture et d'entretien de la pépinière de Grammont :
Indemnité au délégué de la Commission chargé des cultures de la Ville....600 francs
Fermage.... 720 francs
Gages du vigneron.... 1 200 francs
Frais divers de culture et d'entretien.... 600 francs
Total : 3 210 francs
…......................................................................
L'article 66 (Frais de culture et d'entretien de la pépinière viticole de Grammont) est lu et adopté conformément aux propositions y relatives insérées au rapport.
M. le Maire. - Je m'associe aux éloges adressées à M. Dugué, mais j'y ajoute notre collègue M. Letellier, qui a rendu de très grands services à la Commission de viticulture et dont les travaux ont si bien contribué à la reconstitution de notre vignoble.
M. Letellier. - Nous avons un terrain planté en sapins, à la Bergeonnerie, très propice à la culture de la vigne. Au lieu d'en faire exécuter le défoncement par un adjudicataire, on pourrait confier ce travail à des ouvriers du pays, qui le feraient au cours de cet hiver, à temps perdu et pour l'arrachage du bois qui leur serait abandonné. Le vignoble pourrait ainsi être constitué, sans bourse délier.
Je demande qu'on autorise la Commission à faire exécuter ce travail dans ces conditions.
M. le Maire. - Je mets aux voix l'autorisation de la Commission des objets divers de faire exécuter le défrichement et le défoncement du terrain en sapinière destiné à la plantation de vigne sans adjudication conformément à la proposition de M. Letellier.
Adopté.
Pour extrait conforme.
Le Maire (Norguet, adjoint)
 

1902

Champs d'expériences : transfert Chenardière > Bergeonnerie

AMT F Provisoire 179 Bergeonnerie

Mairie de Tours (tapuscrit)
Tours, le 8 janvier 1902
Monsieur,
Dans sa séance du 27 décembre dernier, le Conseil municipal a adopté une nouvelle organisation tant pour la pépinière viticole que pour la propriété de la Bergeonnerie où doivent se faire des plantations de vigne.
Par suite de cette nouvelle organisation, vous êtes appelé en remplacement de M. Grégoire, à occuper l'emploi de vigneron-gardien de la propriété de la Bergeonnerie, à compter du 1er janvier courant, sous les ordres de M. Dugué, directeur du service.
Vous aurez à prendre dès maintenant vos dispositions pour entrer en possession de votre emploi avant le 21 du présent mois.
Veuillez agréer, etc...
Le Maire,
signé : Pic-Paris
Pour copie conforme
Le Maire (Norguet)
A M. Marceau, vigneron-chef des pépinières viticoles, à La Salle [Chenardière],


Mairie de Tours (tapuscrit)
Tours, le 8 janvier 1902
Monsieur,
Dans sa séance du 27 décembre dernier, le Conseil municipal a adopté une nouvelle organisation tant pour les pépinières viticoles que pour la propriété de la Bergeonnerie où doivent se faire des plantations de vigne,
Par suite de cette nouvelle organisation, vous êtes appelé comme ouvrier aux Jardins de la Ville, au traitement annuel de 1 200 francs, à compter du 1er janvier courant sous les ordres de M. Barnsby, Directeur du service.
Vous aurez à prendre dès maintenant vos dispositions pour entrer en possession de votre emploi avant le 21 du présent mois.
Veuillez agréer, etc...
Le Maire,
signé : Pic-Paris
Pour copie conforme
Le Maire (Norguet)
A M. Grégoire, gardien de la Bergeonnerie à Tours.


Mairie de Tours (tapuscrit)
Tours, le 10 janvier 1902
Monsieur,
J'ai l'honneur de vous transmettre ci-inclus un extrait de la délibération prise le 27 décembre dernier par le Conseil municipal, concernant la nouvelle organisation de la pépinière viticole de Grammont,
Comme conséquence de cette délibération, les deux lettres dont copies sont ci-incluses ont été envoyées à MM. Grégoire et Marceau.
Je vous serai obligé de vouloir bien, en ce qui vous concerne assurer l'exécution des décisions du Conseil municipal et, dans ce but, me faire parvenir vos propositions relativement à l'affermage de la propriété de la Chenardière.
J'ajoute que mon Administration est heureuse, en cette circonstance, de s'associer aux justes éloges qui vous ont été adressées par le Conseil municipal.
Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de ma considération très distinguée.
Le Maire (Norguet)
A Monsieur Dugué, Professeur départemental d'agriculture, à Tours.
 

1902

Champs d'expériences : transfert Chenardière > Bergeonnerie

AMT F Provisoire 179
Chemise Bergeonnerie

Note pour la Ville (manuscrit)
Le 11 janvier 1902
[propositions de M. Dugué pour l'affermage de la propriété de la Chenardière]
Prix du fermage vigne : 200 francs
Magasin, dépendances, cour et jardin : 150 francs
Le fermage de la vigne est ???? pour une durée de 3 années.
Etc...

Mairie de Tours (manuscrit)
Tours le 22 janvier 1902
J'ai l'honneur de faire connaître à M. Dugué que Marceau retenu pour le récollement du mobilier de la Bergeonnerie, commencera son emménagement dans le logement de son prédécesseur, M. Grégoire, demain, jeudi.
Une clé de la petite porte d'accès sur le côté de l'Alouette va vous être envoyée par le Service de M. Bercq-Rouger.
Quant à celle destinée à M. Brault, elle ne pourra vous être remise avant la semaine prochaine.
Enfin au budget de 1902 il est inscrit en dépense pour la fondation de ???? un crédit de 3 000 francs, qui je crois s'applique tout d'abord au paiement :
1° Du gardien... 1 400 francs
2° Des impôts et de l'assurance.. 1 600 francs
Somme égale : 3 000 francs
Pour le surplus il serait bon que vous puissiez prendre, au bureau de la comptabilité, toutes les indications de nature à vous fixer sur les ressources qui sont de nature à être employées pour la Bergeonnerie et la Fanbardière.
Votre bien dévoué.
Le secrétaire général.
xxxxx

Monsieur le professeur d'agriculture (Indre-et-Loire) [manuscrit]
Le 5 mars 1902
Monsieur,
Le nommé Gendrou élément, qui travaille actuellement aux travaux de défoncement à la Bergeonnerie. Vous serez très reconnaissant de lui fair avoir un acompte sur son travail. En ce moment il se trouve dans sa 2ème bouché. Je puis avoir pour la fin de cette semaine, 13 à 14 chaînées de travail.
S'il vous est possible de me faire avoir la somme de 40 francs pour samedi prochain cela me permettra d'attendre pour finir le travail.
Recevez, Monsieur le professeur mes saluts empressés.
GENDROU Clément
AMT F Provisoire 179 Bergeonnerie
Mairie de Tours (tapuscrit)
Les soussignés [,,,] Le défoncement du terrain, soit environ …... ares sera terminé sauf le cas de force majeure résultant des intempéries, le 31 mars 1902. Les travaux commenceront dans la première semaine de Février. La Ville de Tours paiera à l'entrepreneur [,,,] etc...

Marie de Tours (manuscrit, ronéoté, formulaire)
Tours le 23 mai 1902
Monsieur le Directeur,
Il importe de faire parvenir à l'Administration municipale les renseignements propres à l'établissement du budget pour 1903.
Je vous invite en conséquence à m'adresse avant le 15 juin prochain, un rapport faisant ressortir l'utilité des modifications que vous jugeriez nécessaire d'apporter aux allocations affectées à votre service pour le budget de l'exercice suivant.
Il reviendra en outre de fixer toute votre attention le sous détail de l'ensemble du crédit afin d'assurer à chaque objet de dépense la somme réellement indispensable de manière à éviter tous virements, lesquels doivent être absolument proscrits.
Veuillez agréer Monsieur, l'assurance de ma considération très distinguée ,
A Monsieur le Directeur de la Pépinière de Grammont Tours

En marge et au crayon par M. Dugué
Chenardière : 350 francs
Grammont : même chiffre (3 210 francs)
Bergeonnerie :
Divers 500 francs
Défoncement 800 francs
Marceau 1 400 francs
Total : 2 700 francs

Mairie de Tours (manuscrit)
Tours le 8 novembre 1902
Monsieur de Directeur,
Par votre lettre du 5 de ce mois, vous m'avez proposé M. Dubois Alphonse, demeurant à Tours rue d'Alger 19, comme chef vigneron des pépinières de la Ville, en remplacement de M. Marceau, démissionnaire.
J'ai l'honneur de vous informer que j'accepte votre proposition, mais il demeure bien entendu que cette nomination ne pourra devenir définitive qu'après fait subir à M. Dubois un stage de trois mois, à partir de son entrée en fonction et seulement si ce stage démontre que ce candidat a les qualités professionnelles et autres suffisantes pour justifier sa titularisation.
Il va de soi que si M. Dubois ne donnait pas satisfaction, la Ville reste, dans tous les cas, libre de lui faire cesser ses fonctions en le prévenant un mois à l'avance et sans qu'elle ait aucune indemnité à lui verser.
Veuillez, je vous prie, informer M. Dubois de la présente décision pour qu'il entre en fonction le plus tôt possible.
Agréez Monsieur le Directeur, l'assurance de ma considération la plus distinguée.
Le Maire
A M. Dugué, directeur des pépinières de la Ville
 

1902

Champ d'expériences de la Chenardière

AMT F Provisoire 179
Chemise : Plans Pépinières de Grammont et Chenardière

Ville de Tours, Service de la Voirie, des Eaux et des Bâtiments
Plan du terrain de La Chenardière [champ d'expériences], partie devant servir à l'établissement d'un Pépinière viticole.
En vigne au 15 juillet 1902

PHOTOGRAPHIER PLAN

Echelle de 0,002 m pour 1 mètre
Superficie :
5 977 m²
7 306 m²
630 m²
Total : 14 798 m²

Carbonate de chaux par kg de terre
1ère ligne : 186 g pour 6 000 gr : 3,1 %
2ème ligne : 1 094 gr pour 8 000 gr : 13,675 %
2ème ligne : 2 282 gr pour 8 000 gr : 28,525 %
Résumé : 3 562 gr pour 22 000 gr : 16,19 %

Plants greffés plantés de 1,67 m sur 1,33 m : 4 500 pieds/ha

N°1
Variétés de pays greffées sur : Riparia Portalis Glabre et Tomenteux, Vialla

N°2
Taylor
Jacquez
Solonis
Noah

N°3
Rupestris divers
Cinerea
York Madeira

Hybrides nouveaux et semis
 

1902

Champ d'expériences de la Bergeonnerie

AMT F Provisoire 179
Chemise Bergeonnerie

Greffes de la Bergeonnerie bonnes  planter (manuscrit) :

Groslot sur Aramon x Rupestris Ganzin n°1 : 80
Gamay Teinturier sur Aramon x Rupestris Ganzin n°1 : 80
Gris Meunier sur Aramon x Rupestris Ganzin n°1 : 80
Pinot Blanc sur Aramon x Rupestris Ganzin n°1 : 65
Cabernet Sauvignon sur Aramon x Rupestris Ganzin n°1 : 140
Côt sur Aramon x Rupestris Ganzin n°1 : 80

Groslot sur Bourisquou n° 601 : 90
Gris Meunier sur Bourisquou n° 601 : 90
Pinot Blanc sur Bourisquou n° 601 : 80
Gamay Teinturier sur Bourisquou n° 601 : 70
Cabernet Sauvignon sur Bourisquou n° 601 : 85
Côt sur Bourisquou n° 601 : 60

Côt sur Solonis Riparia 1616 : 75
Groslot sur Solonis Riparia 1616 : 60
Gamay Teinturier sur Solonis Riparia 1616 : 85

Côt sur Chasselas x Rupestris 901 : 45
Groslot sur Chasselas x Rupestris 901 : 35
Gamay Teinturier sur Carignan 501

Côt sur Taylor Narbonne : 125
Cabernet Sauvignon sur Taylor Narbonne : 145
Gamay Teinturier sur Taylor Narbonne : 125
Pinot Blanc sur Taylor Narbonne : 85
Gris Meunier sur Taylor Narbonne : 100
Groslot sur Taylor Narbonne : 75

Côt sur Riparia x Rupestris 101-14 : 190
Cabernet Sauvignon sur Riparia x Rupestris 101-14 : 200
Gris Meunier sur Riparia x Rupestris 101-14 : 165
Gamay Teinturier sur Riparia x Rupestris 101-14 : 150
Pinot Blanc sur Riparia x Rupestris 101-14 : 150
Groslot sur Riparia x Rupestris 101-14 : 190

Groslot sur Bourisquou : 60
Gamay Teinturier sur Bourisquou : 40
Cabernet Sauvignon sur Bourisquou : 45
Pinot Blanc sur Bourisquou : 30
Gris Meunier sur Bourisquou : 38
Côt sur Bourisquou : 80

Groslot sur Riparia x Rupestris n° 3306 : 80
Gamay Teinturier sur Riparia x Rupestris n° 3306 : 60
Pinot Blanc sur Riparia x Rupestris n° 3306 : 50
Gris Meunier sur Riparia x Rupestris n° 3306 : 50
Cabernet Sauvignon sur Riparia x Rupestris n° 3306 : 60
Côt sur Riparia x Rupestris n° 3306 : 75

Total 3 708
 

Publié dans viticulture

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