RAMOND Jean-Ernest (1831-1904)

Publié le par histoire-agriculture-touraine

Jean-Ernest RAMOND
Né le 16 décembre 1831 à Eymet (Dordogne), fils de Jacques Philippe Ramond (180-x) et de Jeanne Charlotte Lowelly de Melsen (1805-x)
Époux de Marie-Louise Cécile Mispoulet (1837-x)
Décédé à le 27 mars 1904 à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne)

Propriétaire viticulteur à Sainte-Eulalie-d’Eymet (Dordogne), créateur du porte-greffe de vigne Riparia-Ramond
Chevalier du mérite agricole par décret du 14 juillet 1886.
Officier du Mérite agricole par décret des 12 et 21 juillet 1891
Maire de Sainte-Eulalie-d'Eymet de 1889 à 1901, parti Républicain
Conseiller général (parti républicain) de la Dordogne, canton d’Eymet, (1889-1901)
 

 

1880-1885

Annales de l'Institut national agronomique : administration, enseignement et recherche, Paris, le 29 décembre 1894 :
"M. Ramond fut l'un des premiers qui entreprit la lutte contre le phylloxéra. En 1885, il avait déjà reconstitué 10 hectares de vignes, greffées sur Riparia.
 

1887

Benjamin Pierre D'AUXERRE, propriétaire à Ferrière-Larçon (Indre-et-Loire), importe 12 500 boutures du porte-greffe de vigne Riparia Ramond (porte-greffe de vigne tolérant au calcaire, créé en Dordogne par M. Jean-Ernest Ramond) en 1887, pour reconstituer son vignoble ravagé par la phylloxéra.

1888

La Vigne américaine et la Viticulture en Europe. 20e année, N° 5, Mai 1896

NOTES SUR LE RIPARIA RAMOND (p. 135-146]

Extrait, p. 139-140]
[Extrait de la réponse de M. Couderc] :
"Ce Riparia m'était donc connu et très familier, bien que je l'eusse, du reste, complètement oublié et délaissé, n'en ayant plus que les deux pieds de ma collection, quand le professeur d'agriculture de la Charente, M. Dubourg, m'envoya en 1888 le Riparia-Ramond qu'il avait découvert comme celui qui supportait le plus de calcaire dans la Charente. Dès la seconde année je reconnus vite mon ancienne connaissance, le premier Riparia Fabre, et depuis il s'est montré absolument identique dans toutes ses parties aux pieds primitifs venant de Saint-Clément. Le Riparia Ramond est un Labrusca Riparia et non un Riparia-Rupestris. Pour moi cela saute aux yeux."
 

1890

Journal d'agriculture pratique. Premier semestre. 1890
p. 83
Dix-huit champs d'expériences ont été établis par M. Dubourg [professeur départemental d'agriculture de la Charente], dans des terrains de nature diverse, en vue de rechercher les cépages qui s'adaptent le mieux au sil calcaire des champagnes. Parmi les plants ayant le plus de chances de réussite, M. Dubourg signale de Riparia-Ramond, qui, planté à Sainte-Eulalie, canton d'Eymet (Dordogne) dans un terrain aussi stérile que les Causses de l'Aveyron, est resté depuis cinq à six ans (1884] plein de vigueur.

Journal d'agriculture pratique, 2ème semestre, 1890
p. 95
Concours régional de Périgueux
Médaille d'or grand module
M. Ramond (Ernest), à Sainte-Eulalie-d'Eymet, arrondissement de Bergerac : reconstitution d'un grand vignoble en bonnes variétés françaises, greffées sur américains, en sol argilo-calcaire, avec défoncements et grands transports de terre.


Annales de l'Institut national agronomique : administration, enseignement et recherche, Paris, le 29 décembre 1894 :
"M. Ramond fut l'un des premiers qui entreprit la lutte contre le phylloxéra. En 1885, il avait déjà reconstitué 10 hectares de vignes, greffées sur Riparia. Il a essayé et réussi à adapter plusieurs autres porte-greffes, principalement le Vialla et le Solonis, qu'il abandonne pour le Riparia soigneusement sélectionné et qu'il prétend parfaitement acclimaté sur ses terrains calcaires. Les cépages employés comme producteurs sont les anciens cépages du pays, le Malbec surtout, à côté du Gros Gamay Teinturier, de l'Alicante-Bouschet et des Folles Noires. "
"Comme dans toute la Dordogne, M. de Monicourt s'est d'abord adressé aux producteurs directs qu'il a vite abandonnés pour s'adresser aux porte-greffes. Le Riparia a donné les meilleurs résultats. L'Herbemont planté en 1888-1889 n'a donné que 26 pour cent de reprise. La greffe se fait sur porte greffe bouturé. Les boutures porte-greffes sont prises sur plants sélectionnés et plantées en terrains argilo-calcaires à sous-sol très calcaire. Comme M. Ramond, M. de Monicourt estime qu'il y a là une acclimatation du cépage américain et que le Riparia employé dans ces conditions est celui qui offre le plus de chances de succès. 
 

1896

La Vigne américaine et la Viticulture en Europe. 20e année, N° 5, Mai 1896

NOTES SUR LE RIPARIA RAMOND (p. 135-146]
Extrait, p. 136
Tout d'abord cependant, j'avais été curieux de voir ce que MM. Viala et Ravaz, bien placés, grâce à leurs champs d'expériences de la Charente, pour juger le Riparia-Ramond, en disaient dans leur nouvelle et toute récente édition de l'Adaptation.
Dans la 1ère édition (1892) après une courte description de ce cépage, ils écrivaient :
"Le Riparia-Ramond n'est certainement pas un Riparia pur, ses caractères paraissent établir une parenté avec le Rupestris. C'est ce qui expliquerait qu'il vienne un peu mieux que les autres Riparias dans certains calcaires, analogues aux parties les plus riches et les moins crayeuses des groies charentaises. Nous verrons que cette faculté appartient aussi aux hybrides bien caractérisés de Riparia-Rupestris. Mais pas plus que les autres Riparias, le Riparia-Ramond et avec lui le Riparia-Martineau ou les autres nombreux Riparias plus ou moins recommandés pour les calcaires, ne réunissent dans les marnes blanches ou dans les calcaires tendres du Crétacé [sols où la proportion d'ions calcium libres est importante] ; ils s'y chlorosent tous rapidement une fois greffés."

Extrait, p. 139-140]
[Extrait de la réponse de M. Couderc] :
"Ce Riparia m'était donc connu et très familier, bien que je l'eusse, du reste, complètement oublié et délaissé, n'en ayant plus que les deux pieds de ma collection, quand le professeur d'agriculture de la Charente, M. Dubourg, m'envoya en 1888 le Riparia-Ramond qu'il avait découvert comme celui qui supportait le plus de calcaire dans la Charente. Dès la seconde année je reconnus vite mon ancienne connaissance, le premier Riparia Fabre, et depuis il s'est montré absolument identique dans toutes ses parties aux pieds primitifs venant de Saint-Clément. Le Riparia Ramond est un Labrusca Riparia et non un Riparia-Rupestris. Pour moi cela saute aux yeux."
 

Publié dans Personnage, viticulture

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article