HÉRIBERT Lucien, éleveur de chèvres au Bois-Rond à Pussigny (37)

Publié le par histoire-agriculture-touraine

Lucien HÉRIBERT

Agriculteur, éleveur au Bois-Rond, commune de Pussigny (sud de Sainte-Maure au bord de la route nationale n° 10)

1958 :

  • il monte le premier élevage moderne de chèvres dans le département d'Indre-et-Loire, avec stabulation libre, salle de traite et fromagerie. Cet élevage est nommé "Elevage caprin de Touraine"
  • Membre fondateur du Syndicat des éleveurs de chèvre d'Indre-et-Loire en 1958.

1976 : médaille  (voir lien ci-dessous)

http://www.camembert-museum.com/pages/departements/37-indre-et-loire/

 

2018. La ferme du Bois-Rond est tenue par :

Dominique GUILLET
Le Bois Rond
37800 Pussigny
 
Ferme en agriculture biologique située en haut du coteau de Pussigny à mi-chemin entre Sainte-Maure et Dangé-Saint-Romain. Troupeau de 350 chèvres de plusieurs races, fabrication de fromages.
 

https://www.cdrp37.fr/images/docs/cartes-pdf/pussygny_sentier_pr.pdf

1958

Revue La Chèvre n°4 Octobre 1958, p. 5-7

III. Concours Interdépartemental de Sainte-Maure-de-Touraine (Indre-et-Loire) - 31 août 1958


CHAMPIONNATS : En Mâles... En Femelles...

CLASSE ÉLEVAGE : Mâles, Femelles....

AUTRES SECTIONS

CONCOURS INTERCANTONAL : HORACE, à M. Héribert, est 1er en classe d'élevage Mâles, tandis que ESPRIT DE VIN (à M. Cathelin) déjà cité remporte le 1er Prix de Championnat en classe adultes...

PALMARÈS ET RÉCOMPENSES

A - Concours Interdépartemental.
MÂLES
I. Classe Élevage (nés en 1958)
II. Classe 1 an (nés en 1957)
III. Classe Adultes
FEMELLES
I. Classe Élevage
II. Classe 1 an
III. Classe 2 ans (nés en 1956)
IV. Classe 3 ans
V. Classe Adultes

B - Concours Intercantonal
MÂLES
I. Classe Élevage (nés en 1958)
1er Prix - HORACE, à M. HÉRIBERT, à Pussigny : 1 200 fr., un Diplôme et une médaille offerte par "La Nouvelle République"
II. Classe Adultes


FEMELLES
I. Classe Elevage
1er Prix - HONTEUSE, à M. HÉRIBERT : 1 200 fr. et un Diplôme.
2e Prix - HARDY, à M. HÉRIBERT : 1 000 fr. et un Diplôme
3e Prix - HORTENSE, à M. HÉRIBERT : 800 fr.
4e Prix - HARMONIE, à M. HÉRIBERT : 5000 fr.
II. Classe Jeunes (nées 1956 et 1957)
III. Classe Adultes

C - Concours d'Animaux Croisés Alpins
MÂLES
FEMELLES

I. Classe Jeunes (nées 1957)
II. Classe Adultes

D. Race de Murcie

E. Race Poitevine

CHAMPIONNATS
MÂLES
FEMELLES

PRIX D'ENSEMBLE
Concours interdépartemental
Concours intercantonal
2e Prix ex-aequo - M. HÉRIBERT, à Pusssigny : 2 000 fr. - M. MÉRY, à Sainte-Maure : 2 000 fr.
AUTRES RÉCOMPENSES
"La Nouvelle République" et le "Journal de la France Agricole" avaient offert chacun 3 médailles.
De nombreux prix en nature avaient été offerts par les fabricants d'aliment du bétail : M. PERAULT, à Ligré, TOTALIMENT, MORUPUR, la LACTALINE à Tours.
Plusieurs journaux agricoles : "Figaro Agricole", "Rustica", "Vie à la Campagne", avaient offert plusieurs abonnements d'un an, 6 mois, et des numéros spécimens.
Notons enfin que les prix en espèce son été accordés grâce à la générosité de la ville de Sainte-Maure (150 000 F) et des Laiteries Coopératives de Saint-Epain (10 000 F) et Ligueil, La Chapelle-aux-Naux, Champigny-sur-Veude, Saint-Louans, Cravant, Parçay-sur-Vienne (5 000 F chacune).
Que tous ces généreux donateurs, qui ont permis le succès de cette Exposition Caprine en Touraine, reçoivent ici tous les remerciements du Comité d'organisation et du Syndicat des Éleveurs de Chèvres en Touraine.
 

1959

Revue La Chèvre, n° 8, Juillet-Aout-Sept 1959


CONCOURS DÉPARTEMENTAL DE TOURS (18 mai 1959)

Nombre de prix par éleveur :

Mme HUET : 10
M. CATHELIN : 7
M. HÉRIBERT : 5
Mme de SAINT-SEINE : 4
M. MÉRY : 4
M. FOUCHER : 4
Mme GUILLOU : 3
Mme POIRIER : 3
M. FOUCAULT : 2
Mme AUBINEAU : 1

Les plus beaux sujets de la race Alpine en Touraine étaient rassemblés à Tours le 19 mai, et c'est plus de 50 animaux qui firent l'admiration des visiteurs. Grâce à l'Union des Comices Agricoles d'Indre-et-Loire des prix intéressants furent distribués et nous remercions les fabricants d'aliments du bétail : la maison Sanders, Totaliment, Pairault de Ligré, Lactaline de Tours, qui ont généreusement distribué des "échantillons" de leurs fabrications.
Merci enfin aux juges, Mme et M. LE CONTE, de Millançay (Loir-et-Cher), qui avaient bien voulu accepter la charge de départager les concurrents.

Palmarès


I. FEMELLES
1ère Section : Femelles de l'année.
Excellentes : "Idée", à M. CATHELIN A., à la Chapelle-Blanche -- "Ietta de Grillemont" à MMe HUET à Savigné-sur-Lathan -- 'Inès", à Mme de SAINT-SEINE, à la Chapelle-Blanche
Très bonnes : "Idylle de l'Etang", à Mme HUET -- "Isba de Villechenay", à Mme HUET -- "Idille de Grillemont", à Mme de SAINT-SEINE.
Bonnes : "Ipomée", à M. CATHELIN A. -- "Image de Grillemont", "Indiana" et "Iéna", à Mme de SAINT-SEINE
2ème Section : Femelles nées en 1958
1er prix : "Ariane", à Mme GILLOU à Braye-sous-Faye -- 2e prix : "Hélice", à Mme HUET -- 3e prix : "Honteuse" à M. HÉRIBERT à Pussigny -- 4e prix : "Héliette" à M. HÉRIBERT, 5e prix "Historia", à Mme HUET -- 6e prix : "Hadja" à Mme HUET --7e prix "Hercule" à M. HÉRIBERT -- 8e prix : "Harmonie" à M. HÉRIBERT -- 9e prix : "Helvetia" à Mme HUET
3ème Section : Femelles nées en 1957
1er prix : "Gabi", à M. MÉRY, à Sainte-Maure -- 2e prix : "Gitane", à M. MÉRY -- 3e prix : "Gélinotte" à Mme HUET -- 4e prix : "Astrid" à Mme GUILLOU -- 5e prix : "Gitane" à Mme HUET.
4ème Section : Femelles nées en 1956 et avant.
1er prix : "Fontaine" à M. MÉRY -- 2e prix : "Ynette" à M. CATHELIN A. -- 3e prix "Corrida" à M. CATHELIN G., à la Chapelle-Blanche -- 4e prix : "Caty" à Mme POIRIER à Joué-lès-Tours -- 5e prix : "Dalhia" à M. MÉRY -- 6e prix : "Qui Vive" à Mme POIRIER -- 7e prix : "Delly" à M. FOUCAULT à La Chapelle-Blanche -- 8e prix : "Polka" à M. CATHELIN A. -- 9e prix : "Bichette" à M. FOUCHER -- 10e prix : "Foulaine" à Mme GUILLOU -- 11e prix : "Doris" à M. FOUCHER.

II. MALES
1ère Section : Boucs de l'année
Excellents : "Indus" à Mme de SAINT-SEINE -- "Indice" et "INCA" à Mme HUET
Bons : N°11, à M. FOUCHER G., à Neuillé-le-Lierre -- N°50 à M. FOUCAULT -- "Iblis" à Mme de SAINTE-SEINE
2ème Section : Boucs nés en 1958
1er prix : "Horizon" à Mme AUBINEAU à Druye -- 2e prix "Horace" à M. HÉRIBERT -- 3e prix "Habile" à M. CATHELIN G. -- 4e prix "Hazar" à Mme POIRIER.
3e Section : Boucs nés en 1957 et avant.
1er prix : "Fram" à M. FOUCHER à Neuillé-le-Lierre -- "Esprit de Vin" à M. CATHELIN Albert, champion de France à Paris (mars 1959) était hors concours.

Appréciation des juges
Excellent concours dans l'ensemble avec quelques bêtes tout à fait de tête.
MÂLES
"Esprit de Vin", champion de Paris cette année, toujours en splendide état, mérite pleinement sa distinction du Concours Général Agricole.
3e Section : nés en 1957.
"Fram" se présente seul. Malgré son poil pas encore mué, sa tête excellent, ses aplombs, le développement du corps et son tour de poitrine imposant lui font attribuer sans hésitation le 1er prix.
2e Section : nés en 1958.
4 bons sujets. "Horizon de Grillemont" l'emporte sur sa vivacité, sa tête et surtout son tour de poitrine. Le 2ème, "Horace", motte, est un animal puissant à poils un peu trop longs.

FEMELLES
En 2ème Section une excellent bicolore prend la tête. Dans les autres sections M. MERY présent un superbe lot, aussi bien dans la 3e Section que dans la 4ème où "Fontaine de Grillemont" se place 1er sur un lot pourtant très bon. Pas très grande "Fontaine" est admirablement proportionnée, tête ravissante, pis et veines laitières exceptionnels, descente de poitrine, tour de sangle, poil d'une finesse et peau d'une souplesse rares, croupe excellent malgré le poids de son pis.
A signaler l'état excellent, la solidité et l'accrochage du pis d' "Ynette" classée 2ème, qui pour ses 9 ans, rendait bien des points à des sujets de 5 et 6 ans.
La 4ème, "Caty", est une très jolie mantelée qui montre une largeur et une profondeur de poitrine frappantes.
La Présidente du Syndicat de Touraine, Mme de SAINT-SEINE, à qui l'on devait, ainsi qu'à M. FATOUX, Ingénieur des Services Agricoles, une manifestation aussi réussie, avait amené, sans concourir, un beau lot de son élevage, dont "Framboise de Grillemont", championne de Paris en 1959.

JEUNES DE l'ANNÉE
Bons lots de jeunes élèves de l'année, en mâles et femelles. Bonnes têtes, beaucoup de vivacité, excellent état de santé. Dans l'ensemble pas assez de développement. Mais actuellement tout est embryonnaire et l'on pourra se faire une idée sur certains que d'ici 2 ou 3 mois.
En résumé, excellente présentation qui met plusieurs élevages tourangeaux en vedette, et doit les encourager à persévérer dans une aussi bonne voie.

Mme LE CONTE
 

 

1960

La chèvre n° 13

Héribert

 

 

1963

La Chèvre, Revue des éleveurs de chèvres, n° 28, 6e année, juillet-août-septembre 1963, p. 10-11

"Elevage caprin de la Touraine"

"J'ai un très mauvais souvenir des chèvres, nous dit M. HÉRIBERT : quand j'étais encore écolier, je gardais le jeudi les vaches aux champs, et le quelques chèvres qui accompagnaient étaient toujours parties vagabonder à un kilomètre de moi..."

Aussi, ce qui me frappe au premier coup d'œil, c'est le circuit de la clôture électrique et son utilisation très étudiée soit pour clore la cour de la stabulation libre, soit sous le hangar pour protéger les bottes de paille du bardage ou pour empêcher les chèvres d'aller se coucher sur le foin qui leur est distribué dans un long râtelier à ras du sol, de même que les betteraves. La marque de cette clôture est "Clotseul" qui semble vraiment la plus efficace, puisque jamais aucune chèvre ne s'échappe.

"L'Elevage Caprin de Touraine" a été créé en 1958 et on peut dire que le troupeau est une synthèse de nos meilleurs élevages car, dès le départ, M. HÉRIBERT a acheté des boucs chez MM. FERRAND (à Anché), MÉRY (Les Archambaults à Sainte-Maure-de-Touraine) et Mme LE CONTE (présidente du Syndicat caprin de Loir-et-Cher, éleveuse à Villechenay commune de Millançay)

Il y a toujours eu des chèvres dans cette ferme et de mémoire d'homme les arrière-grand ‘mères ont toujours fait un Sainte-Maure réputé, cependant, ce n'était qu'un petit à-côté et non pas un rapport principal ; l'idée est venue de se lancer d'une façon moderne, car toutes les terres sont groupées autour des bâtiments et manifestement la qualité des récoltes est particulièrement adaptée à l'élevage de la chèvre qui ne produit bien que bien nourrie ; c'est une vieille et fausse croyance de dire qu'elle se nourrit de peu...

De plus l'écoulement des fromages ne posait pas de problème, étant sur une grande ligne de chemin de fer et de car vers Tours.

Il n'y a pas eu de temps perdu en fausse manœuvre dans la sélection, et on peut admirer qu'en si peu d'années la production du troupeau soit arrivée à un semblable niveau, ainsi d'ailleurs que son homogénéité, de bonne taille, de robe égale et de lactation très élevée.

L'originalité de cet élevage, ce sont ses diverses installations.

La stabulation libre, sous un grand hangar de 200 m2 de fabrication Intrabois, donc entièrement en bois traité ; une aire de promenade est clôturée par deux fils électriques comme tous les parcs. Le bardage du hangar est fait de bottes de paille pressées pendant l'hiver seulement ; le foin est stocké sous le hangar, les betteraves dans un profond silo à proximité. Il est facile de couper en deux le hangar, toujours grâce à la clôture électrique très largement et très astucieusement employée partout. Cette division sert pour la traite : en effet le troupeau est bloqué dans la moitié du fond puis, par une petite porte à la taille des seules chèvres et montée sur glissières, manœuvrée à distance, dix chèvres à la fois pénètrent dans la salle de traite ; une fois traites, elles sont relâchées dans la première partie du hangar.

La salle de traite demande une description car elle semble unique en son genre.

Les chèvres circulent sur une sorte d'estrade en couloir ; ce couloir longe trois côtés, dont deux sont divisibles en petites stalles individuelles par une porte en glissière sur laquelle est fixée une auge où les chèvres prennent le supplément distribué à chaque traite. Nous avons ainsi 10 chèvres, 5 à droite et 5 à gauche, enfermées dans une petite stalle, à environ un mètre du sol, les trayeurs se placent dans le milieu de la stalle, les bidons à côté d'eux ; quand les dix chèvres sont terminées, en ouvrant la porte de chaque stalle, on rétablit la circulation dans tout le couloir et les chèvres regagnent le hangar dans la partie réservée aux chèvre traites. Puis on recommence ; l'avantage du procédé, c'est d'abord de traite debout ce qui est moins fatigant ; c'est la propreté puisque nous sommes totalement en dehors de la partie étable, et surtout les chèvres mangeant tranquillement leur concentré, la production laitière a pu être augmentée de 10 litres par jour... sans oublier un gain de temps appréciable.

La fromagerie.

Pour compléter l'étude des installations il faut visiter la fromagerie, très bien installée dans un ancien logement, dont la salle de séjour a été garnie en son milieu de deux pièces isothermes construites en double paroi et en matière isolante : l'une, munie d'un climatiseur Philips, est maintenue à une température de 18°C quelle que soit la température extérieurs ; elle sert à l'emprésurage ; les marmites en émail ne sont pas posées à terre mais sur une table très basse, ce qui facilite la surveillance et la manutention, sans qu'il soit nécessaire de se baisser.

Le caillage dure de 18 à 24 heures suivant la saison, c'est un caillage pratiqué avec environ une cuillerée à café par 10 litres de lait.

La deuxième pièce, calorifugée également, sert à l'affinage et reçoit les fromages après qu'ils ont séjourné pour l'égouttage dans un couloir ; les claies en bois qui servent pour cet affinage sont empilées les unes sur les autres d'une façon très stable, détail qui fait gagner beaucoup de temps dans la manutention, car il n'y a jamais besoin de les reprendre et que toujours dans le même souci de confort on les pose à la hauteur que l'on veut ; ce hâloir est maintenu entre 15 et 16 °C.

Cette installation est assez coûteuse au départ, mais la dépense est rattrapée rapidement grâce à la régularité de la fabrication et donc dans la satisfaction du client. Il est certain qu'en travaillant dans une atmosphère à température constante on peut sortir un fromage qui sera aussi régulier que ceux fabriquée avec les grands moyens des usines.

La vente des fromages se fait uniquement en Sainte-Maure affiné, une bonne partie est expédiée sur Paris et aussi sur Tours.

Suivant l'usage il faut signaler quelques lactations remarquables et nous devons au passage noter :

"Kermesse", 700 kg en 1962 à 37 % de matière grasse
"Jolie", 834 kg à 33 % de matière grasse
"Jacquette", 1 028,85 kg à 33 % de matière grasse
"Julie", 947,5 kg à 33,44 % de matière grasse

Plusieurs récompenses, de nombreux prix sont venus encourager tout ce travail de sélection ; mais la plus grande récompense ce doit être de pouvoir regarder ce troupeau, ces installations et de faire en pensée un cour retour en arrière pour constater les progrès si rapides et l'amélioration de la vie familiale que tout cela a permis par rapport à ce qui aurait pu être sans audace, le courage et la persévérance de cet éleveur, si jeune...

E. DE GRAEVE (membre du conseil d'administration du Syndicat caprin d'Indre-et-Loire, éleveur au Cément à Chinon)

(Avril 1963)

1965

Archives Ina.fr

1965 - La fabrication du Sainte-Maure-de-Touraine

C'est avec une chèvre joyeuse qu'on fait un bon fromage !

Film tourné chez M. HÉRIBERT,  Le Bois-Rond à Pussigny. 

On y voit Lucien HÉRIBERT et son épouse Pierrette en pleine activité dans leur fromagerie

https://www.facebook.com/watch/?v=1759419437437801

2019

https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/heribert
La Nouvelle République le 5 mars 2019

HÉRIBERT
Héribert est un ancien prénom d’origine germanique, dont les racines signifient « armée » et « illustre ». Rare, porté par une trentaine de personnes seulement en France, il se trouve surtout dans deux départements très éloignés l’un de l’autre : la Marne et l’Indre-et-Loire. 
Dans la région Centre-Ouest. On ne compte pas plus de cinq Héribert dans la région, soit 16 % du total en France, tous en Indre-et-Loire.


Un saint de ce nom. Héribert a disparu comme prénom aujourd’hui en France, mais se donne toujours en Allemagne. L’allemand Heribert von Eichstätt, évêque d’Eichstätt en 1022, fut auteur d’hymnes et de prières, affilié à la famille des comtes de Rothenburg. Il faut dire que saint Héribert (car il existe un saint de ce nom, fêté le 16 mars) était allemand : cet Héribert, fils du comte de Worms, fit ses études à l’abbaye de Gorze, près de Metz. Devenu archevêque de Cologne, il construisit l’abbaye de Deutz, sur le Rhin, où il est enterré.


Le Sainte-Maure à l’Élysée. Au Bois-Rond à Pussigny, en Indre-et-Loire, une famille HÉRIBERT fabrique des fromages de chèvres de Sainte-Maure depuis le milieu du XIXe siècle. L’exploitation devient en 1958 l’un des premiers élevages modernes du département et son propriétaire un membre fondateur du Syndicat des éleveurs de chèvre d’Indre-et-Loire. Cette fromagerie, tenue désormais par Dominique GUILLET, approvisionne le palais de l’Élysée en Sainte-Maure sans interruption depuis le président Pompidou. Elle fait même partie des haltes gastronomiques des touristes chinois !
 

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