BARBANÇOIS Léon-François, de (1717-1795) (père)

Publié le par histoire-agriculture-touraine

Léon François de BARBANÇOIS
Né le 17 avril 1717  
Décédé le 19 frimaire an VI (10 décembre 1795) chez sa fille Gabrielle Marie à Châteauroux

Carrière militaire : page à la petite écurie du Roy en 1732, premier écuyer en 1735, très brillante carrière militaire dans les Gardes-Françaises. Pendant la Guerre de Septa Ans, il participe à la campagne de Westphalie (1762) et à la bataille de de Grüningen (28 août 1762). Suite au traité désastreux du 10 février 1763 qui mit fin à la Guerre de Sept Ans, Léon François de BARBANÇOIS rentre sur ses terres de Villegongis situées dans la Champagne berrichonne (Indre).
Par Lettres-Patentes signées à Marly en mars 1767, enregistrées par le Parlement de Paris le 18 mai 1768, il est élevé au rang de marquis. Le village de Villegongis prend cette occasion le nom de Barbançois-Villegongis.

Agriculture et élevage ovin : de 1767 à sa mort en 1795 il se consacre à ses domaines du Berry et en particulier à la production lainière de qualité?

1776

Histoire de l'introduction et de la propagation des Mérinos en France. Ouvrage posthume de M. TESSIER, Inspecteur général des Bergeries royales, Membre de la Société royale et centrale d'agriculture, de l'Institut de France (Académie des sciences), de l'Académie de médicine, etc., et Chevalier des ordres de Saint-Michel et de la Légion d'honneur. Imprimé par ordre de la Société royale et centrale d'agriculture dans un recueil de ses Mémoires pour l'année 1838, Paris, Imprimerie de L. bouchard-Huzard, rue de l'Eperon, 7. 1839. 94 p. 

Extrait :
p. 6-7
M. Léon François de Barbançois (1717-1795), brigadier des armées du roi, propriétaire dans le Berry, où il avait une terre appelée Villegongis, sachant que les béliers et brebis Mérinos d'Espagne avaient été très avantageusement introduits en Suède [1723], pensa que son pays serait encore plus propre à en recevoir et à les faire prospérer, la race indigène ayant déjà un certain degré de finesse. Il obtint en 1768, le madame d'Etigny [veuve d'Antoine Mégret d'Etigny, propriétaire à Etigny dans l'Yonne], trois béliers, qu'il mit à la monte avec des femelles de son troupeau [race locale de la Champagne berrichonne]. Les laines qui en résultèrent passèrent les espérances. Des manufactures de Châteauroux, Elbeuf et Louviers les trouvèrent égales à celles d'Espagne et en firent de beaux draps. Ces essais furent mis sous les yeux de Turgot, contrôleur général des finances, l'un des ministres qui aient su le mieux apprécié le mérite d'une tentative, et dont les vues d'utilité publique n'ont jamais été contestées. Aussi fit-il venir d'Espagne, en 1776, deux cents (200) bêtes à laine, béliers et brebis compris. Ils furent distribués entre M. de Trudaine, intendant des finances, qui les plaça dans sa terre de Montigny dans la Brie, M. de Barbançois (à Villegongis dans l'Indre), M. Daubenton et M. DupinM. de Barbançois eut pour sa part 40 mères et 6 béliers, qui arrivèrent à Villegongis en 1777. Dans la suite [après 1786] il y joignit quelques béliers de Rambouillet. De ces animaux et de ceux du pays il composa deux troupeaux, un de race pure et l'autre de métis. Cette distinction a-t-elle continué ? je ne puis l'assurer ; ce qu'il y a de certain, c'est que ses enfants conservent encore aujourd'hui (1839) un troupeau qui a de la réputation. Au reste ces détails (on les trouve au trimestre d'automne de 1791, de la Société d'agriculture de Paris) m'ont paru d'autant plus dignes de confiance, qu'ils ont été donnés par M. le duc de Charost, administrateur des auspices de Paris, homme auquel les arts, les sciences et l'humanité ont de grandes obligations. On aurait pu dire de lui qu'il était identifié avec l'amour du bien. M. de Trudaine plaça sa portion de l'importation dans sa terre de Bourgogne.
Celle de M. Daubenton lui servit à Montbard pour ses expériences.
Je n'ai pas su ce qu'était devenue celle de M. Dupin.
Les importations de M. de la Tour d'Aigues et de M. Turgot semblent être le prélude de toutes celles dont il va être question [Rambouillet 1786 etc...]

1791

La Société royale d'agriculture de Paris décerne à Léon François de BARBANÇOIS un médaille d'or pour son élevage de moutons mérinos d'Espagne.

Mémoires d'agriculture, d'économie rurale et domestique publiés par la Société royale d'Agriculture. Paris, Trimestre d'automne 1791.
p. xij (12)
La Société avait annoncé qu'elle distribuerait dans cette assemblée (Séance publique le 28 décembre 1791, dans la salle où se faisaient les examens de la Sorbonne), des Médailles d'or aux personnes qui se seraient distinguées par l'emploi de quelque procédé nouveau ou peu connu, ou qui auraient concouru de manière efficace, aux progrès de l'Agriculture, et au bien-être des cultivateurs ; ces prix ont été décernés, savoir :

p. xix-xx (19-20)
A M. de Barbançois, résidant à Châteauroux (NDLR il est réfugié chez sa fille depuis le début de la Révolution), département de l'Indre ; M. de Barbançois est parvenu, depuis plusieurs années (1768), à force de soins et de dépenses, à se procurer des bêtes-à-laine des plus belles d'Espagne : il les a multipliées avec autant de zèle que de succès, au point d'en avoir actuellement un troupeau considérable ; il a répandu dans le département qu'il habite les animaux de cette espèce, il fait connaître les procédés employés par les Espagnols pour le lavage des laines, et la France doit le compter au nombre des principaux auteurs de l'amélioration de ses laines.
 

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