LUMINAIS René-Marie (1788-1870)

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Extraits :

René Marie Luminais

Né le 7 mars 1788 à Bouin (Vendée)

Décédé le 2 janvier 1870 à Nantes

Homme politique

"René Marie Luminais s'occupe de vastes entreprises agricoles, desséchant et mettant en exploitation de grands étangs aux environs de Château-la-Vallière [Rillé] (Indre-et-Loire)."

Député de la Loire-Atlantique de 1830 à 1834, siégeant sur les bancs de l'opposition.

Député d'Indre-et-Loire de 1848 à 1849, siégeant comme républicain modéré


 

Annales de la Société d'Agriculture, Sciences, Arts et Belles-Lettres du département d'Indre-et-Loire. Deuxième Tome XLI, Tours, 1862.
Extraits p. 125-132


Recherches sur la vie, les doctrines économiques et les travaux de J.-J.-Louis Graslin par M. Luminais. Ouvrage couronné par la Société académique de la Loire-Inférieure. In-8° de 76 pages, Nantes, veuve C. Mellinet. Article signé par SOURDEVAL (de) Charles, secrétaire perpétuel.

"M. Luminais, à qui le département d'Indre-et-Loire doit la création d'une importante valeur agricole par le dessèchement de l'étang de Rillé, a en outre représenté ce département à l'Assemblée nationale de 1848. Retiré à Nantes aujourd'hui, il vient d'honorer les loisirs de sa retraite en se livrant à d'intéressantes recherches sur la vie et les travaux d'un homme éminent, dont le nom appartient à la Touraine à plus d'un titre, car il vit le jour dans les murs de cette ville, et il fit partie de la première Société d'agriculture de Tours, lors de sa fondation, en 1761.
Jean-Joseph-Louis Graslin naquit à Tours, le 13 décembre 1728, d'une famille honorable et considérée dans la finance [....] Ses connaissances, sont haut savoir l'avaient fait remarquer ; il fit partie de plusieurs académies, le la Société d'agriculture de Tours, de celle de Limoges, de l'Académie impériale de Saint-Pétersbourg.[....]La Société royale d'agriculture de Limoges, adoptant les doctrines économiques, alors en vogue, de l'école de Quesnay, mit en 1767, au concours, la question suivante : Démontrer apprécier l'effet de l'impôt indirect sur les revenus des propriétaires de biens-fonds.
L'école de Quesnay, dite des Physiocrates, avait proclamé que la production agricole était seule réelle, que les autres n'en étaient qu'une modification de peu d'importance, où les avantages étaient balancés par les frais. La conséquence de cette proposition était que, la terre seule produisait, elle devait être chargée directement de tout impôt, et que l'impôt indirect était une vaine forme employée, puisqu'il retombait toujours sur la propriété. [....] M. Graslin, qui pendant son enfance avait résolu un problème d'arithmétique par la seule intuition, saisit avec la même facilité l'erreur jusque là non combattue à laquelle se livrait la Société royale de Limoges dans le courant naissant de la science économique. [....] Il reçut une mention honorable, laquelle eut les honneurs d'une savant explication donnée par l'illustre Turgot, alors intendant de la généralité de Limoges, et présidant, pour la circonstance, la Société royale d'agriculture. Le mémoire ainsi mentionné fut publié la même année sous le titre de : Essai analytique sur la richesse et sur l'impôt (Londres, 1767, in-8° de 408 pages). Le volume parut sans nom d'auteur, et la ville de Londres est un pseudonyme pour Paris. etc...
 

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