DEMERMÉTY François Marie (1778-xxxx)

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François Marie DEMERMÉTY (de MERMÉTY)

Né le 26 février 1778 à Dijon
Épouse Marie Corbabon le 13 août 1806 à Gevrey-Chambertin


Maire de Couchey (Côte d’Or) de 1822 à septembre 1827


Propriétaire, Viticulteur, collectionneur de cépages
Membre du Comité central d'agriculture de la Côte-d'Or, membre correspondant des sociétés d'Angers, de l'Allier, de Bade et de Vienne, il s'intéressa au perfectionnement de la culture de la vigne et de l'œnologie.

Nommé membre correspondant de la Société centrale d'agriculture en 1850.

Publications :

Essai d'un viticole de la Côte-d'Or, par M. Demerméty, Dijon, Douillier, 1842, In-8.

Essai d'un viticole de la Côte-d'Or. 164. - Rapport sur une nouvelle culture de la vigne.

Observations de viticulture et d'œnologie à l'occasion d'un mémoire allemand envoyé au Congrès de Dijon en 1845, par le Baron L. de Babo, de Weinheim, et traduit par M. Demerméty

Biographie :

KERLOUEGAN (François), "François-Marie Demerméty, un propriétaire éclairé à Couchey (Côte-d'Or) vers 1840", Bull. municipal Couchey, n° 72, 1992, p. 3-4 ; n° 73, 1992, p. 3-5 ; n° 74, 1992, p. 3-4.

TAINTURIER Yves, Le vin, les vignes et les vignerons de la commune de Couchey de 1830 à 1930, Mémoire Master, université de Dijon, 1994

https://www.unpaysundrapeau.fr/figures-de-couchey/

1842


Journal d'agriculture et d'horticulture : rédigé et publié par le Comité central d'agriculture de la Côte-d'Or.
Tom. VII. (Janvier 1843)
p. 1-9
Essai d'un viticole de la Côte-d'Or [1er article]
EN COURS DE TRANSCRIPTION : TRES INTERESSANT (essais de vinification sur plusieurs cépages)
Dijon, ce 28 novembre 1842
DEMERMÉTY
Membre de la Société d'Agriculture de la Côte-d'Or.

1843


Journal d'agriculture et d'horticulture : rédigé et publié par le Comité central d'agriculture de la Côte-d'Or.


p. 158
Séance du 2 avril 1843
Extrait :
3° M. Demerméty donne lecture d'une lettre que lui a adressée M. le comte de Goess, président de la société impériale d'agriculture de Vienne en Autriche. Dans cette lettre, M. le comte de Goess remercie M. Demerméty de l'envoi qu'il lui a fait de sa brochure intitulée Essai d'un viticole de la Côte-d'Or, et témoigne le désir de faire des échanges de cépages.
Le Comité, sur proposition de M. Demerméty, et dans le but d'entrer en correspondance avec la
société impériale d'agriculture, décide que les douze numéros du Journal pour 1842 et les trois de 1843 seront adressés à la société de Vienne, avec offre de correspondance.

p. 222
Séance du 4 juin 1843
Extrait
Après la lecture du procès-verbal de la dernière séance, dont la rédaction est adoptée, M. le Secrétaire dépose sur le bureau les brochures et journaux reçus pendant le mois.
On y remarque les Mémoires de la société impériale de Vienne et les considérations sur l'état de la culture de la vigne en Autriche. M. Demerméty, en déposant ces brochures allemandes, communique la lettre du secrétaire de la société impériale, qui accepte l'échange des publications du Comité de la Côte-d'Or.

p. 270-273
Essai d'un viticole de la Côte-d'Or.
(2me Article)
EN COURS DE TRANSCRIPTION (suite du prcédent)
Dijon, rue Berbisey, ce 6 septembre 1843.
DEMERMÉTY,
Membre résidant du Comité central d'Agriculture de la Côte-d'Or, et membre correspondant de la Société Industrielle d'Angers et de la Société d'Agriculture de l'Allier.

1844

Source :
L'agriculture comme source de richesse, comme garantie du repos social.
Recueil uniquement consacré aux progrès de l'agriculture, des sciences qui s'y rapportent, dans la Gironde et les départements environnant; par une réunion de cultivateurs et d'agronomes et sous la directions spéciale de Mr Auguste PETIT-LAFITTE, professeur à la chaire d'agriculture de Bordeaux, membre de l'Académie royale des sciences, de la société d'agriculture et de la société Linnéenne de la même ville, correspondant de la Société royale et centrale d'agriculture de Paris, de la Société industrielle d'Angers, etc...
Cinquième année.
A Bordeaux, chez Th. LAFARGUE, imprimeur-libraire, rue Puits de Bagne-Cap, n° 8.
1844
32 p.

p. 24-27
SYNONYMIE DE LA VIGNE
M. Bouchereau, Conseiller de Préfecture du département de la Gironde, nommé Vice-Président de la 2e session du Congrès de Vignerons français et étrangers, tenue à Bordeaux, au mois de septembre dernier, crut devoir présenter à cette assemblée le catalogue de la riche collection de vignes qu'il entretient dans sa propriété de Château de Carbonnieux, concurremment avec la Société Linnéenne de Bordeaux.
Voici, le discours prononcé en cette circonstance par cet œnologue distingué, les passages qui ont plus spécialement trait à la collection dont il s'agit : nous croyons que tous les viticulteurs les liront avec intérêt.


Messieurs, 
C'est dans le champ de l'examen, de l'analyse, de la pratique enfin que je crois utile surtout que les esprits se dirigent en laissant de côté les vaines théories.
La carrière est immense. L'étude seule des diverses variétés de vignes qui peuplent nos vignobles, présent un horizon presque sans limite. C'est elle qui depuis quelque temps a fait des progrès : progrès lents mais certains.
Le défaut de communications qui régnait autrefois en France, les craintes mal fondées, de la part de beaucoup de propriétaires, qu'avec les ceps de leurs vignes, on ne transportât ailleurs aussi la qualité de leurs vins, avaient été de puissants obstacles à la réalisation d'un pareil travail, dont la nécessité était cependant depuis longtemps comprise.
Le gouvernement de l'empire, sous le ministère de Chaptal, avait fait des efforts qui ont été infructueux.
Mais l'idée mère était restée, elle a fructifié ; des résultats ont été obtenus et de plus grands encore sont attendus avec une vive impatience.
M. le comte Odart, que nous avons le bonheur, Messieurs, de voir à notre tête, celui à qui va si bien le titre que nous aimons à lui décerner : de Nestor des vignerons français, l'auteur de l'Exposé des divers modes de culture de la vigne et des divers procédés de vinification, ouvrage, fruit autant du savoir que de l'expérience, M. le comte Odart, dans l'Essai d'ampélographie [1841 ??] qu'il a fait paraître, a éveillé l'attention publique qui ne sera satisfaite que lorsqu'il aura publié la suite de ce traité, lequel permettra, je l'espère, à la France, de le présenter avec orgueil à l'Espagne, si fière du traité qu'a publié sur les vignes de ce pays, Don Simon Roxas Clemente.
Des collections nombreuses de variétés de vignes ont été réunies dans diverses localités.
Je vous citerai entre autres :
Celle de M. Hardy, jardinier en chef du palais du Luxembourg, à Paris, due à M. le duc Decazes, grand référendaire de la Chambre des Pairs ;
Celle de la Dorée, près Tours, réunie par M. le comte Odart ;
Celle de M. Demerméty, à Dijon ;
Celle de M. Reynier, à Avignon ;
Celle de M. Cazalis-Allut, à Montpellier ;
Celle de M. Izard de Capdeville, à Montauban ;
Celle de M. Tourès, à Machetaux [Tonneins, Lot-et-Garonne] ;
Celle réunie à Carbonnieux, sous notre direction, et sous les auspices de la Société Linnéenne de Bordeaux.
Permettez-moi de dire quelques mots sur cette dernière, dont je vais mettre sous vos yeux le catalogue général à l'état d'épreuve.
Cette collection provenant de plants tirés des pays mêmes vignobles, a dû prendre un grand accroissement par des envois successifs reçus d'Espagne, de Portugal, de Turquie, d'Italie, etc., sur la recommandation adressée à nos Consuls dans ces contrées par M. le duc Decazes, qui n'a cessé d'apporter le plus bienveillant intérêt au développement de la collection de Carbonnieux.
Toutes les honorables personnes dont je vous ai parlé, comme propriétaires de diverses collections de vignes, les ont également mises à notre disposition pour compléter celle de Carbonnieux, avec une obligeance dont je suis heureux de trouver l'occasion de leur rendre un témoignage public, ainsi qu'à MM. Aubergier, de Clermont, et Vibert, d'Angers.
Comme vous le verrez par le catalogue qui va vous être distribué, le nombre des variétés inscrites est de 919 ; mais ce chiffre ne présente pas le nombre réel des variétés ; ce chiffre est au-dessus de la réalité à cause des doubles emplois, soit du même nom, soit du même cépage sous plusieurs noms.
D'un autre côté, dans cette collection comme dans toute autre collection nombreuse, des erreurs existent, causées par le peu de soin des personnes chargées de vous transmettre les cépages que vous demandez.
Je ne présente donc pas la Collection de Carbonnieux comme complète dans toutes ses parties.
Je puis facilement classe les variétés qu'elle renferme sous les dénominations suivantes : certaines, douteuses, erronées.
Dans la première catégorie, je rangerai les variétés sur lesquelles il ne peut exister aucun doute : là, se trouvent renfermées toutes celles qui appartiennent aux grands vignobles de France, ou dont les caractères sont si tranchés qu'il n'y a pas à s'y méprendre ;
Dans la seconde, celles qui viennent de sources peu sûres ;
Dans la troisième, celles enfin, dont l'erreur m'a paru plusieurs fois évidente.
Toutes ces déductions faites, il en restera encore un très grand nombre, dignes de fixer notre attention d'une manière positive, et dans toutes, nous pourrons examiner cette prodigieuse abondance de variétés différentes dont un grand nombre est peu ou pont cultivé ; car Messieurs, le nombre des espèces cultivées diminue chaque jour. Le cercle des nouvelles plantations a été très rétréci dans le choix des cépages, au grand progrès de l'agriculture et de l'œnologie.

1845

Congrès de Dijon. Actes du Congrès des vignerons français. Quatrième session tenue Dijon en août 1845. Dijon, Douiller, 1846, in-8e.

Observations de viticulture et d'œnologie à l'occasion d'un mémoire allemand envoyé au Congrès de Dijon en 1845, par le Baron L. de Babo, de Weinheim, et traduit par M. Demerméty

Les congrès de vignerons français, par M. GUILLORY aîné. Paris Lib. de la Maison Rustique. 1860.
p. 284 etc.
Résumé des séances générales de la quatrième session du Congrès de vignerons français tenue à Dijon en août 1845.
Deuxième séance générale du 26 août 1845
p. 319
M. Sauzey rend compte dans un rapport substantiel, des visites faites au Jardin botanique de Dijon ; il accorde de justes éloges à la bonne direction de ce jardin dont l'importante collection de vignes a fixé l'attention. Créée au printemps de 1834, la collection du Jardin de Dijon acquit dès lors un accroissement rapide. Les vignes y sont disposées en presque totalité sur une butte ou monticule avec inclinaison à l'exposition du sud, par contrées, et par départements pour celles des vignobles de France (1). Il fait ressortir aussi le mérite des autres établissements visités. 

(1) L'éloignement de la remarquable collection que M. Demerméty a formé chez lui à Pontaillé, avec un zèle et une persévérance bien louables, et sur une plus large échelle qu'au jardin botanique, ne nous a pas permis, à notre grand regret de la visite.

1848

Mémoires publiés par la Société nationale et centrale d'agriculture. Année 1848-1849, deuxième partie.


p. 618
Chapitre 1er. De la dégénérescence des cépages abandonnés sans culture
Extrait :
M. Demerméty, viticulteur très distingué de la Côte-d'Or, m'a fait observer que le gamay dégénérait aussi en petits grains, mais qu'il reprenait souvent ses caractères primitifs après 3 à 5 ans.

p. 644-645
Extrait
Note (1)
M. de Merméty m'a informé que le gamay pouvait aussi se transformer en une variété à petits grains ; mais telle est la fécondité de ce plant, qu'après trois ou cinq ans il revient à son état normal. on donne dans la Côte-d'Or, le nom de millerender à cette disposition que possèdent certaines variétés de tourner à petits grains, et on dit qu'il est millerend.
J'avais, dit M. de Merméty, un cep dont les feuilles étaient devenues profondément échancrées et qui ne rapportait plus rien ; avec du fumier et une taille courte, en cinq à six ans, je l'ai ramené à donner des feuilles entières et de beaux fruits. Ce fait intéressant montre que, avec des soins attentifs, il est certains cépages dont on peut modifier les aptitudes. Ces faits parlent bien haut en faveur de la théorie des phytons (p. 655 L'observation nous montre que sur un cep il peut naître des sarments, bourgeons, individus ou phytons, ayant des caractères propres qui peuvent se perpétuer par la division du nouvel individu pour donner naissance à une variété distincte)

p. 649-650
Mes observations s'accordent complètement avec ce qu'a dit à ce sujet un viticulteur des plus distingués, M. de Merméty (1).
(1) J'avais, dit-il, un cep provenant d'un semis âgé de six à sept ans, il n'avait pas encore été couché. Quoique taillé depuis plusieurs années, il n'avait point encore donné de fruits ; pour l'y amener, je le fumai immédiatement après l'avoir taillé très court : il ne poussa qu'une seule tige, mais de 2,5 mètres de longueur, de laquelle sortaient deux branches latérales, l'une de 50 cm de la taille, la seconde à 60 cm plus haut. Ces branches latérales n'avaient guère que 0,5 m de longueur.
Au printemps suivant, je fis, à partir du tronc du cep, une rigole en ligne droite ; je l'y cochait et l'enterrai, en relevant et faisant sortir de terre les deux branches latérales vis-à-vis de leur insertion dans la branche mère, dont je relevai à son tour l'extrémité, disposant le tout de manière à obtenir trois ceps à peu près également espacés ; puis je les laissai à deux yeux.
A la pousse, la branche la plus rapprochée du tronc donna des feuilles très échancrées et à peu près semblables à celles que la mère branche avait portées l'année précédente. Les feuilles de la branche suivante étaient bien moins échancrées, et l'extrémité relevée de la mère branche rapporta des feuilles entières et non lobées.
M. Marion observe au congrès qu'il est reçu parmi les vignerons que, dans chaque espèce de vigne, les ceps qui portent les feuilles les plus rondes (les moins lobées) sont ceux qui rapportent le plus de fruit.
M. de Merméty observe aussi que sur le couchage à feuilles rondes il y avait trois raisins, tandis qu'il n'y en avait point sur les deux autres couchages dont les feuilles étaient lobées.
Ce fait fortifie la croyance que le couchage des ceps dans la terre tend à faire diminuer les échancrures de leurs feuilles et à les porter à fructification.
 

1850

Mémoires publiés par la Société nationale et centrale d'agriculture. Année 1848-1849, deuxième partie.
p. 759
Correspondants nommés le 9 février 1850
....
De Merméty (Côte-d'Or)
 

Publié dans Personnage, viticulture

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