VITICULTURE EN TOURAINE

Publié le par histoire-agriculture-touraine

XVIIIe siècle

MAILLARD Brigitte, Les campagnes de Touraine au XVIIIe siècle Structures agraires et économie rurale, les PUR (Presses Universitaires Renne), 1998, 497 pages.
http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/06/les-campagnes-de-touraine-au-xviiie-siecle.html
p. 200-208
VI. De la vigne et du vin
 

1809

LAURENCIN Michel, LA VIE EN TOURAINE AU TEMPS DE BALZAC, La vie au quotidien, collection dirigée par Jean-François SOULET, éditions. CAIRN, 2008, 335 p.
http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/09/la-vie-en-touraine-au-temps-de-balzac-michel-laurencin.html
p. 149-155
 

p. 159
Sous l’Empire, en 1809, avec près de 36 000 hectares, la vigne occupe 6 % du territoire départemental et produit près de 472 000 hl de vins [13,1 hl/ha]. Sa répartition fort inégale (même si, dans chaque commune, un coin de terre est réservé à la plante), fait apparaître plusieurs zones de forte densité viticole. L’arrondissement de Tours, à lui seul, produit 60 % de la récolte, devant celui de Chinon (33 %) et celui de Loches (7 %). […] Parmi les vins blancs les plus appréciés, le Vouvray, sur plus de 2 300 hectares, a un rendement moyen de 15 hl/ha. Sept communes sur les onze que compte le canton des bords de la Loire produisent plus de 34 000 hl de vin. Le pineau domine sur les pentes des coteaux exposés au midi ; le menu pineau donne au vin sa douceur, le gros sa force et sa vigueur. Par endroits, il doit laisser la place au grosleau [Grolot] . Partout, la vigne occupe un espace qui varie de 10 à 16 % du territoire communal. À Vouvray, les ceps sont plantés sur 240 ha, soit plus de 7 % des terres cultivables, autant que le froment. La récolte du vin blanc, tardive, se fait à la Toussaint, et la vigne est l’objet de soins fréquents et attentifs. Le vigneron, en plus de pratiquer la taille, doit pratiquer deux façons : une consistant à « lever » la vigne, à biner, une autre à la rabattre. Parfois on enterre les feuilles après la vendange, à la fin de l’automne. […] Dans le triangle formé par la Loire et le Cher, entre les villes d’Amboise, Bléré et Montlouis, plus de 4 000 ha produisent 64 000 hl de vins rouges et blancs dont le rendement atteint 16 hl/ha. À Montlouis, le vignoble occupe 1 000 ha : 300 en terres argileuses, 400 en terres sablonneuses et 300 dans le roc. Le vin blanc provient des pineaux, gros et menus ; le rouge, du cô. Le premier produit 6 poinçons de Touraine à l’hectare (environ 1 600 litres), le second 3 seulement. Là encore, la surface consacrée à la vigne égale et souvent dépasse la superficie consacrée au froment. Vers Amboise, à côté du cô [Côt ou Malbec] le macé-doux fournit un vin rouge de moindre qualité, mais au rendement supérieur.
Le vin que Balzac consomme à Saché, chez M. de Margonne, lors de ses séjours estivaux, et qui est cultivé dans toute la région du sud de Tours, de Joué à Saint-Avertin, d’Azay-le-Rideau à Ballan, n’a rien à envier à ses célèbres voisins. Le « vin noble » de Joué, d’origine bourguignonne (petit Arnoison noir [Pinot noir], Malvoisie, meunier, pineau gris de Bourgogne) donne des rendements voisins et parfois supérieurs. Il règne en maître sur les coteaux de l’Indre, comme le « petit blanc » de Saché, sur 260 ha des 2 800 que compte la commune chère à Balzac. À Artannes, sur l’autre rive, il l’emporte même sur le blé, et à Villandry il occupe une aire égale à celle de la noble céréale. La Touraine, c’est aussi, pour les contemporains de l’auteur de la Comédie humaine, le pays des cépages rouges, du « breton » [Cabernet] de Bourgueil et de Chinon, à l’endroit où la Vienne vient rejoindre le fleuve royal.
A Bourgueil, sur la rive droite de la Loire, les 2 800 ha fournissent plus de 33 000 hl d’un vin rouge, apprécié par les visiteurs venus de Paris, au rendement moyen de 12 hl/ha, de Saint-Nicolas-de-Bourgueil à Ingrandes. À Benais, il occupe même près de 40 % du sol cultivable des coteaux et de leurs rebords, laissant les parties basses aux cultures délicates. À Bourgueil, les 175 ha de vignes se partagent ainsi entre les terres de coteau, le « tuf » (75 ha), et les sables (100 ha). C’est même sur le tuffeau qu’il produit le plus, plus de 8 barriques à l’hectare. Les vignes de breton rouge sont paisselées, c’’est-à-dire attachées au printemps à des échalas d’un mètre de hauteur (les passeaux ou charniers). Les ceps sont plantés en jouelles, c’est-à-dire en rangées espacées par des intervalles dont l’importance varie selon la nature du terrain, de 6 à 8 pieds. Ces jouelles sont élevées de 3 à 4 pieds, supportées par des pieux de 6 pieds de hauteur servant parfois de support à des perches transversales. On les élève ainsi pour tenter de les soustraire aux effets très néfastes des gelées. Le mode de plantation le plus souvent adopté est d’ouvrir des fossés appelés augrots, de 26 à 30 pouces de largeur, sur 10 et même 20 pouces de profondeur. On met une épaisse couche d’ajoncs et de bruyères au fond, ou des tiges sèches de maïs.
Sur les bords de la Vienne, autour de Chinon, règne aussi en maître le « breton », sur un peu plus de 400 ha ; le rendement de 14 hl/ha fournit près de 6 000 hl de vin. À Cravant, la vigne occupe un peu plus d’espace que le froment, soit 10 % du sol cultivé. Ce cépage « breton », base du vin de Bourgueil, se conserve ici longtemps. Il donne des vins légers en vieillissant, acquérant ainsi un bouquet agréable. C’est, note un observateur de l’époque avec un peu de malice, « le plus salutaire à un convalescent ! ». Par endroits, la terre chinonaise produit un vin blanc : c’est la « vigne folle » [cépage Folle blanche] des pays de la Loire. Là encore, les ceps sont plantés en jouelles, et les intervalles sont souvent ensemencés. Ainsi la vigne n’occupe-t-elle qu’un cinquième du sol en moyenne. On travaille au pic pour lever la vigne et biner au printemps, des deux côtés des rangées de ceps. […]
 

1865

http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2021/12/etude-des-vignobles-de-france-par-jules-guyot-entre-1861-et-1867.html
GUYOT Jules, Etude des vignobles de France, Tome II, Régions du Centre-Sud, de l'Est et de l'Ouest, Paris 1868, Cote A231
p. 648-682
Indre-et-Loire
 

Entre 1882 et 1906

http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2021/11/le-vignoble-tourangeau-devant-le-phylloxera-1882-1906.html
Source : Archives départementales d'Indre-et-Loire, cote 8BH°722
Le vignoble tourangeau devant le phylloxéra.
Par J.-B. MARTIN
Ingénieur agronome
Directeur honoraire des Services Agricoles
Correspondant de l'Académie d'Agriculture
Edité par "L'Action Agricole de Touraine" 
Année [vers 1945-1950]
 

1921

LAROUSSE AGRICOLE Encyclopédie illustrée, Publié sous la direction de E. CHANCRIN (ingénieur agronome, inspecteur général de l'Agriculture) et R. DUMONT (ingénieur agricole, professeur d'Agriculture), 1921, (1ère édition), 2 tomes
http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/06/larousse-agricole-1921.html
 

1929

MAURY Régis. Les vignobles de la Touraine. In: Norois, n°95ter, Novembre 1977. Géographie rurale. pp. 139-158.

p. 148
Les vignobles occupent une surface économiquement importante en Touraine :

14 049 hectares ayant fait l'objet d'une déclaration en 1975, soit 3,76 % de la SAU.

Mais en 1938, ils recouvraient plus du double : 29 820 hectares et en 1929, 36 840 hectares.
 

1933

CONSTANT Georges, L'agriculture du département d'Indre-et-Loire, Tours, office régional agricole du Centre et de l'Indre-et-Loire, 1933, 288 p. par Georges CONSTANT. Cote ADIL_8°363
p. 117-155
VII. Viticulture
 

1938

MAURY Régis. Les vignobles de la Touraine. In: Norois, n°95ter, Novembre 1977. Géographie rurale. pp. 139-158.

p. 148
Les vignobles occupent une surface économiquement importante en Touraine :

14 049 hectares ayant fait l'objet d'une déclaration en 1975, soit 3,76 % de la SAU.

Mais en 1938, ils recouvraient plus du double : 29 820 hectares et en 1929, 36 840 hectares.

1961

CHANCRIN E. et LONG J., Viticulture Moderne, Encyclopédie des connaissances agricoles, Hachette, 1961
p. 66
Vignobles de la Touraine
Ils produisent des vins de consommation courante à base de Groslot, et quelquefois d’hybrides, et des vins A.O.C.


Coteaux de Touraine, appellation générique qui s’étend sur la plus grande partie du département d’Indre-et-Loire et sur un certain nombre de communes du sud-ouest du Loir-et-Cher.
Les vins rouges, rosés et blancs des coteaux de Touraine sont obtenus à partir du Cabernet franc appelé ici Breton ou petit Breton, du Côt, du Pineau gris, du Gamay à jus blanc, du Groslot qui n’est admis que pour les rosés, du Chenin blanc (Pineau de la Loire) et du Sauvignon.


Vouvray, Mont-Louis, vins mousseux ou non, à base surtout de Chenin blanc.


Bourgueil, Saint-Nicolas-de-Bourgueil, vins rouges ou rosés provenant du Cabernet franc ; Chinon, vins rouges, rosés et blanc (Cabernet franc et Chenin blanc).


À ces vignobles peuvent être rattachés ceux du Loir (Indre-et-Loire et Sarthe), avec en blanc, le cru de Jasnières.


Il existe un Comité interprofessionnel des vins d’appellation contrôlée de Touraine.
L’Indre-et-Loire produit près de 1 million d’hl de vin, sur un peu moins de 30 000 ha de vignes ; le Loir-et-Cher la même quantité, sur 22 000 ha environ.
 

1961

Petite géographie du département d’Indre-et-Loire, par E. MILLET (instituteur) en collaboration avec A. DUPUIS (Inspecteur de l’Enseignement primaire), Editions Barcla -Tours, 1961. 20 p.
p. 13
La vigne est la seconde richesse du département avec ses 37 000 ha qui produisent une gamme de bons vins et de crus renommés (Vouvray, Montlouis, Chinon, Bourgueil)
 

 

1975

MAURY Régis. Les vignobles de la Touraine. In: Norois, n°95ter, Novembre 1977. Géographie rurale. pp. 139-158.

p. 148
Les vignobles occupent une surface économiquement importante en Touraine : 14 049 hectares ayant fait l'objet d'une déclaration en 1975, soit 3,76 % de la SAU. Mais en 1938, ils recouvraient plus du double : 29 820 hectares et en 1929, 36 840 hectares.
 

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