BONNIGAL Théodore

Publié le par histoire-agriculture-touraine

BONNIGAL Théodore

LE BLACK-ROT DANS LE MIDI
Rapport de la délégation de la Société d'agriculture, sciences arts et belles-lettres d'Indre-et-Loire
Nature, causes et remèdes
Caractères microscopiques et culture artificielle avec une planche photographique en couleurs
Tours, Imprimerie Louis Dubois, 10, rue Gambetta, 1896, 57 p.
Publicité p. 51

T. BONNIGAL
Propriétaire-Viticulteur, à Fombèche
Saint-Martin-le-Beau (Indre-et-Loire)
Chevalier du Mérite agricole
Nombreuses récompenses dans les Expositions et Concours
(Diplômes d'honneur, Médailles Argent, etc.)
VIGNES AMÉRICAINES 
Boutures, Racinés et Greffés
VASTES PÉPINIÈRES 
Spécialité de
Rupestris-Monticola (ou phénomène du Lot) et de Riparia-Gloire
Invitation à visiter sur place - Authenticité garantie
ENTREPRISE DE DÉFONCEMENTS À LA VAPEUR ET AU MANÈGE
Plantations à Forfait, etc.
VINS BLANCS ET VINS ROUGES
1er Choix, des Coteaux du Cher
Adresse Télégraphique : BONNIGAL-FOMBÈCHE, Saint-Martin-le-Beau
 

1895

Annales de la Société d'agriculture sciences, arts et belles-lettres du département d'Indre-et-Loire. Tome LXXX, année 1895, Tours 1895
p. 60-61
Rapport sur le concours départemental de viticulture en 1895 spécialement réservé aux vignes reconstituées.
PETITE CULTURE
Vignobles d'au moins 1 hectare
M. BONNIGAL, à Fombèche (Saint-Martin-le-Beau)
L'ensemble de la propriété comprend 2,20 ha de vignes greffées, 0,66 ha de pieds-mères et un champ d'expériences de 30 variétés des meilleurs porte-greffes, de 1 an à 5 ans.
Le tout est complété par une pépinière de greffes destinées à la vente et se présentent dans de bonnes conditions.
Le clos de Bléré est planté en Côts sur Riparia et Solonis après défoncement à la main à 0,50 m. Ces greffes sont en bon état et plantées à 1,50 m sur 1,30 m.
Le clos de Bel-Air comprend des Pinots de 2, 3 et 5 ans, plantés sur défoncement à la vapeur à 0,60 m au moins. La vendange abondante et l'aspect vigoureux de l'ensemble assurent un grand avenir à la plantation qui, sans nul doute, maintiendra l'excellente réputation des vins de Saint-Martin-le-Beau.
Au clos Moulin, la végétation des greffes sur Riparia est encore plus belle ; cela tient au terrain argilo-siliceux reposant sur le fond argileux. Le long du chemin qui donne accès au champ, on remarque un amoindrissement notable dans la vigueur, ce qui s'explique par le changement absolu de la nature du sous-sol qui devient sableux et d'une profondeur de 3 mètres permettant l'extraction du sable de mine. Le Rupestris serait certainement le porte-greffe à préférer dans le cas qui nous occupe.
M. Bonnigal estime que l'installation complète d'un hectare coûte de 3 000 à 3 500 francs et que les travaux nécessités chaque année varient de 200 à 250 francs par hectare.
M. Bonnigal est certes un des premiers qui se soient occupés de la reconstitution à Saint-Martin-le-Beau. Les améliorations apportées dans son vignoble, plein d'avenir, ont démontré aussi l'utilité des défoncements surtout quand il s'agit de reconstituer une vieille vigne française détruite par le phylloxéra.
Le champ d'expériences établi dans un foyer phylloxérique a permis à M. Bonnigal de s'assurer, sur le terrain même, de la résistance des différents porte-greffes préconisés : aussi la Commission lui accorde-t-elle, pour les services rendus à la région, le 7e prix et une médaille d'argent offerte par M. Dugué, professeur départemental d'agriculture.
 

1897

Annales de la Société d'agriculture d'Indre-et-Loire, Tome LXXVIII, 1898
p. 86-87
GRANDE CULTURE
M. BONNIGAL, à Saint-Martin-le-Beau
M. Bonnigal a un vignoble qui comprend 2,90 ha de vignes de 2 à 6 ans, de 0,66 ha de vignes greffées sur place, enfin de 0,60 ha de vignes greffes plantées dans l'année. En tout 4,16 ha de vignes reconstituées, plus 2 ha de pieds-mères.
Nous visitons d'abord une pépinière de pieds-mères d'environ 0,50 ha, plantée en Riparia-Rupestris. On a laissé 2 mètres entre les rangs et &,50 m sur le rang.
L'espace laissé libre a été utilisé par une plantation de racinés de Riparia Gloire et de Rupestris Monticola. Il est à regretter que M. Bonnigal ait planté ces Riparis-Rupestris sans les bien connaître et sans s'assurer au préalable de leur valeur. La culture est assez bonne.
Nous passons ensuite dans une pièce de vigne de 0,35 ha. Le terrain est perucheux très caillouteux. Un rang de gros pinots sur Aramon-Rupestris-Ganzin n°1 ; 5 rangs sur Rupestris Monticola, les autres sur Riparia, quelques-uns sur Viala.
Le tout a 3 et 4 ans. La végétation en est moyenne, la fructification médiocre.
Peu de différences entre les différents plants, qu'ils soient sur Riparia ou Rupestris. Si ce n'est l'Aramon-Ruespestris-Ganzin n°1 qui semblerait être moins fructifère. Mais il est difficile de porter un jugement sérieux, les vignes ayant considérablement souffert de la gelée.
Les autres pièces que nous traversons diffèrent peu de la première. Les précoces Malingre que nous trouvons çà et là se montrent toujours moins fructifères que les gros pinots. Comme cépages rouges, M. Bonnigal a des Côts, des Gamays, des Groslots, des Cabernets, des Castets et des Merlots.
L'ensemble du vignoble de M. Bonnigal se présente très bien ; malgré un défaut de végétation que des fumures appropriées feraient disparaître facilement.
Les pépinières de pieds-mères sont belles et très sélectionnées.
En dehors du vignoble que nous avons visité, le concurrent possède une importante pépinière de greffes. Il a en outre planté à moitié fruit un vignoble sur la commune de Sargé.
La Commission appréciant le mérite de ce courageux viticulteur décerne à M. Bonnigal le 3e prix de la Grande Culture une médaille de vermeil offerte par la Société nationale d'encouragement à l'Agriculture. A son collaborateur Prioux Jules, une médaille de bronze du Ministère de l'agriculture et une somme de 30 francs.
 

Publié dans Personnage, viticulture

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