BERNIER Paul (1868-1957)
Paul BERNIER
Né le 10 juillet 1868 à Ligueil (Indre-et-Loire)
Décédé le 20 août 1957 à Mouzay (Indre-et-Loire)
Avocat
Député d'Indre-et-Loire
Maire de Mouzay
Conseiller général
Propriétaire-cultivateur à Mouzay (La Chaumerie)
Président du Comice agricole de l'arrondissement de Loches : 1921-1939
http://mouzay.fr/paul-bernier/
Site internet de la commune de Mouzay
Élu Maire le 3 mai 1908 jusqu’en octobre 1941 démis de ses fonctions comme Franc Maçon
Il est né à Ligueil le 10 juillet 1868, et il est mort le 20 août 1957 à Mouzay dans sa propriété de la Chaumerie.
Il a été Avocat à la Cour d’appel de Paris. – Député d’Indre-et-Loire de 1919 à 1942 inscrit dans le groupe républicain radical et radical socialiste. – Directeur du journal « Le Lochois » et du « Progrès de Loches ». – A été maire de Mouzay (1908-) et conseiller général d’Indre-et-Loire.
Il a été Sous-secrétaire d’État à l’Air du 3 juin 1932 au 31 janvier 1933 dans les gouvernements Édouard Herriot (3) et Joseph Paul-Boncour puis Ministre des Postes, Télégraphes et Téléphones du 30 janvier au 9 février 1934 dans le gouvernement Édouard Daladier !
Le pouvoir de Vichy décide que les maires ne seront plus élus mais nommé et en automne 1940 le « nettoyage » commence. Paul Bernier avait comme la plupart de ses collègues députés voté à la fois les changements constitutionnels et les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain. D’abord maintenu comme maire de Mouzay il sera démis en octobre 1941 en raison de son appartenance à la franc-maçonnerie : il est frère dans la loge des Démophiles de Tours. (d’après le livre Voter Pétain, par Jean-Marin Fleutot)
L'Indre-et-Loire La Touraine des origines à nos jours. Pierre AUDIN, Raymond BAILLEUL, Claude CROUBOIS, Suzanne PERINET, Jean-Pierre SURRAULT. Éditions Bordessoules, 1986. 470 p.
Paul Bernier, né à Ligueil, est, lui aussi, avocat. À 30 ans, il est conseiller municipal à Paris dans le quartier difficile de la Monnaie. Revenu en Touraine, il dirigé "Le Lochois", s'occupe d'agriculture. Il est député de 1919 jusqu'en juillet 1940. Il est sous-secrétaire d'État à l'Aviation en 1932-1933.
https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/(num_dept)/707
Né le 10 juillet 1868 à Ligueil (Indre-et-Loire), mort le 20 août 1957 à Mouzay (Indre-et-Loire).
Député d'Indre-et-Loire de 1919 à 1942. Sous-Secrétaire d'Etat à l'Air de 1932 à 1933.
Ministre des P.T.T. en 1934.
Après avoir terminé ses études de-droit, Paul Bernier s'inscrit au Barreau. de Paris.
Bientôt attiré par la politique, il se fait élire en 1898, alors qu'il n'a que 30 ans, conseiller municipal de Paris (6e arrondissement, quartier de la Monnaie) et le restera jusqu'en 1900. Il devient par la suite maire de Mouzay et conseiller général d'Indre-et-Loire pour le canton de Ligueil.
Dès 1904 il se consacre à l'agriculture et préside le Comice agricole de l'arrondissement de Loches, et l'Union des. comices du département d'Indre-et-Loire. Il assume en même temps la direction politique du journal Le Lochois.
Il se présente aux élections générales du 16 novembre 1919 sur la liste de la Fédération républicaine d'Indre-et-Loire, où il figurait en deuxième position, derrière M. Camille Chautemps. Il est élu par 22.232 voix sur 71.936 suffrages exprimés. Il s'inscrit au groupe radical-socialiste et devient membre de la Commission d'assurance et de prévoyance sociales et de la Commission du travail. Il siège en outre au Comité consultatif des assurances sur la vie. Il prend part à quelques débats portant principalement sur la création de nouvelles ressources fiscales (1920) et demande à interpeller le Gouvernement sur l'augmentation du troupeau bovin (1921). Il présente des rapports concernant le repos des femmes en couches.
Réélu aux élections générales du 11 mai 1924 sur la liste d'Union des gauches, par 42.996 voix sur 83.071 votants, il appartient à la Commission de l'armée et à la Commission d'assurance et de prévoyance sociales. Il prend part, en qualité de rapporteur de la Commission de l'armée aux discussions sur : les permissions agricoles, la convocation de réservistes, la libération des jeunes soldats rentrés du Maroc et de Syrie (1926); le recrutement de l'armée (1927 et 1928) ; il interpelle en outre le Gouvernement sur les spéculations provoquant la hausse des prix du blé et du pain (1926).
Aux élections générales des 22 et 29 avril 1928 qui ont lieu au scrutin uninominal par arrondissement, il est élu dans la circonscription de Loches, au deuxième tour de scrutin, par 7.616' voix contre 5.027 à M. Vavasseur son concurrent le plus favorisé. Il retrouve son siège à la Commission de l'armée et entre à celle de la marine militaire. Il se fait entendre au cours de la discussion : du budget de la guerre de l'exercice 1929, et de la loi de finances du même exercice (1929) ; du projet de crédits pour les besoins de la Défense nationale (1930); du budget de la Guerre de l'exercice 1931-1932, du programme d'organisation défensive des frontières (1931), de la prophylaxie de la tuberculose des bovidés, du projet de loi relatif aux ouvrages de côtes (1933). Il présente en outre un nombre considérable de rapports au nom de la Commission de l'armée sur des problèmes militaires et plus particulièrement sur le recrutement de l'armée.
Il est réélu dans la même circonscription aux élections générales des 1" et 8 mai 1932, au deuxième tour de scrutin par 10.293 voix contre 677 à son principal adversaire M. Thibault. Toujours membre de la Commission de l'armée il accède à celles des finances et des P. T. T. Le 3 juin 1932, il est nommé sous-secrétaire d'Etat à l'Air dans le 3e Cabinet Edouard Herriot, qui est renversé le 12 décembre suivant. Mais il retrouve ce même portefeuille dans l'éphémère Cabinet Paul Boncour du 18 décembre 1932 qui démissionne le 28 janvier 1933. Il n'intervient qu'une seule fois en qualité de sous-secrétaire d'Etat, à propos du lock-out des usines. Blériot, qui est évoqué au cours d'une interpellation. Reprenant sa place à son banc de député, il entretient ses collègues de l'organisation et de la défense du marché du blé, et du rétablissement de l'équilibre budgétaire (1933).
Le 30 janvier 1934, il est nommé Ministre des P. T. T. dans le deuxième Cabinet Daladier qui disparaît une semaine après, au lendemain de la manifestation du « 6 février ». Redevenu simple député, il se fait entendre à nouveau sur l'organisation et la défense du marché du blé, sur le programme de travaux concernant la Défense nationale, sur- les dépenses à envisager pour les besoins exceptionnels du Ministère de la Guerre (1934) et sur le recrutement de l'armée (1935 et 1936).
II retrouve son siège aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, au deuxième tour de scrutin par 9.069 voix contre 5.974 à M. Bois son rival le mieux placé. Il siège à nouveau à la Commission des finances et se fait entendre sur : la réforme fiscale (1936) ; le budget de la Guerre de l'exercice 1938 (1937) ; les investissements de la Défense nationale, l'organisation générale de la nation pour le temps de guerre (1938) ; le recrutement de l'armée (1939).
Il rentra dans la vie privée après la réunion des Chambres, le 10 juillet 1940, à Vichy, où il vota les pouvoirs constituants au maréchal Pétain et se retira à Mouzay pour y mourir le 20 août 1957, à 89 ans.
1919
La Dépêche du Centre et de l'Ouest, mercredi 29 octobre 1919
P. 92
Les Élections législatives
Les Candidats républicains
Bien que tous les candidats désignés par le congrès républicain soient connus de la démocratie tourangelle, on nous permettra cependant de rappeler en quelques lignes, quels services précieux ils ont déjà rendu au parti républicain, à la Touraine et au pays.
Paul BERNIER
Maire de Mouzay, à été conseiller municipal de Paris et conseiller général de la Seine. Né sans le Lochois, enfant de la Touraine où il possède une importante exploitation rurale, Paul Bernier est avant tout un agriculteur.
Comme il le dit lui-même avec cette éloquence familière et aisée qui lui vaut tant de sympathie, il a la passion des choses de la terre.
Dans le Lochois dont il est est le précieux collaborateur, il n'a cessé de faire les articles les plus remarqués sur l'organisation de la production agricole, la question des engrais et celle de la main-d'oeuvre.
Durant la guerre, il a apporté à l'administration qui fit souvent appel à sa compétence et à son dévouement l'aide la plus précieuse.
Si Paul Bernier est connu dans tout le département, sa notoriété est particulièrement grande dans l'arrondissement de Loches où il jouit de l'estime et de la sympathie de tous.
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