LOISELEUR Armand (1838-1890)
Armand Félix LOISELEUR
Né le 2 septembre 1838 à Saumur, fils de Pierre Armand Loiseleur, notaire et de Louise Baudry
Épouse Marie Élina Loiseleur (1839-xxxx), le 9 septembre 1860 à Chinon
Décède à Bourgueil le 20 mai 1890
Notaire à Neuillé (Maine-et-Loire) de 1860 à 1875
Viticulteur sur le domaine du Grand Clos, commune de Bourgueil (Indre-et-Loire)
Membre de la Société d’agriculture d’Indre-et-Loire de 1875 à 1881
Président du Comice agricole de l’arrondissement de Chinon de 1877 à 1890
Maire de Bourgueil de 1881 à 1884
1872
ADIL, Recensement Bourgueil 1872 p. 89
Grand-Clos
Loiseleur Armand, agriculteur, 33 ans né en Maine-et-Loire
Loiseleur Marie, sa femme, 33 ans, née en Indre-et-Loire
Loiseleur Félix Armand, leur fils, 25 ans, né en Indre-et-Loire
5 domestiques
1875
Société d’agriculture d’Indre-et-Loire
Séance du 12 février 1875
M. Armand Loiseleur est proclamé membre de la Société d'Agriculture d'Indre-Loire : Loiseleur, ancien notaire, propriétaire au Grand-Clos, à Bourgueil, présenté par MM. Oyre, Goussard de Mayolles et Ferré
Séance du 8 janvier 1881 : M. Loiseleur démissionne
1890
ADIL p. 95, acte de décès N° 44
Le 21 mai 1890, décès de Loiseleur Armand Félix, époux de Marie Élina Loiseleur, âgé de 51 ans
Déclaration : 21 mai 1890 à 10h
Déclarant : Girault Eugène Alphonse, 50 ans, notaire, demeurant à Bourgueil, non parent ; et Foucher Pierre, 59 ans, vétérinaire, demeurant à Bourgueil, non parent.
Défunt : LOISELEUR Armand Félix, époux de Marie Élina Loiseleur, âgé de 51 ans, propriétaire, demeurant à Bourgueil, né à Chinon, fils de feu Pierre Armand Loiseleur et de Louise Baudry, rentière demeurant à Bourgueil, est décédé le 20 mai 1890 à 18h.
1890
Nécrologie
Bulletin agricole de la Touraine, Juin 1890, p. 65-66
CHRONIQUE
MORT DE M. A. LOISELEUR
PRÉSIDENT DU COMICE DE CHINON
Le comice de Chinon vient de faire une perte irréparable par la mort de son président qui était à la tête de la société depuis 1877.
Originaire du Chinonais, après avoir été notaire une douzaine d’années dans les environs de Saumur, M. A. Loiseleur vint prendre (en 1875) la direction du domaine du Grand Clos, à la porte de Bourgueil, appartenant à sa femme qui était en même temps sa cousine ; les vignes étaient négligées et vieilles, il fallait les disposer pour la culture à la charrue, arracher les parties usées, en replanter d’autres. Le nouveau propriétaire étudie la viticulture, et se met hardiment à l’œuvre.
En 1878, le comice de Chinon allait se réorganiser, A. Loiseleur fut élu président, s’entoura de quelques amis dévoués comme lui à l’agriculture et au bout de peu d’années le chiffre des membres de la société, tombé à une centaine, s’élève à 700.
Devenu maire de Bourgueil, A. Loiseleur y organisa l’éclairage au gaz et travailla avec ardeur au tracé du chemin de fer départemental.
Pendant quinze ans, il ne ménagea aucune peine ni dépense, pour aider au progrès de la viticulture et combattre ses ennemis ; il transforma son vignoble par de nouvelles plantations, de nouveaux cépages, essayant les nouvelles tailles et les engrais artificiels, expériences dont tous ses voisins tiraient profit.
Plusieurs médailles aux expositions universelles françaises et étrangères et la croix du mérite agricole ont couronné ses travaux.
Mais une cruelle maladie minait notre laborieux président, qui travailla jusqu’à la dernière heure. Il vient de nous être enlevé, plus promptement qu’on ne s’y attendait, laissant ses nombreux amis pénétrés de désolation et de regrets.
LE BUREAU DU COMICE DE CHINON
1895
ADIL_8°2575
Dictionnaire biographique des notabilités du département d’Indre-et-Loire, Paris, Henri Jouve,
LOISELEUR (Mme veuve Marie-Élina), née à Chinon le 25 mars 1839, veuve de feu Armand Loiseleur, notaire, maire de Bourgueil, président du Comice agricole de l’arrondissement de Chinon, chevalier du Mérite agricole. Propriétaire au Grand-Clos près Bourgueil, Mme veuve Loiseleur est elle-même chevalier du Mérite agricole. Les vins de son Clos dits crûs du Chinonais ont obtenu la médaille d’or au Concours général agricole de Paris en 1894 et antérieurement dans les Expositions universelles d’Anvers, Amsterdam, Paris, 1889