BUSCO Amédée (1802-1835)

Publié le par histoire-agriculture-touraine

Biographie

Amédée Louis Bathélémy BUSCO est né le 11 Floréal an X (1er mai 1802) à Grenoble. Son père Charles Daniel et son grand-père paternel sont négociants sur la Grande rue.

De 1822 à 1826, il étudie l’agriculture à l’Institut agricole de Roville (Meurthe).

Le 23 août 1826, il épouse Marie-Charlotte Mathieu de Dombasle (1805-1811), (fille de Christophe Joseph Alexandre Mathieu de Dombasle, fondateur et directeur de l’Institut agricole de Roville).

En septembre 1827, Amédée Busco et son beau-frère Léon Joseph Antoine Mathieu de Dombasle (1803-1838) s’installent en fermage sur le domaine du Verneuil (commune d’Auverse, département du Maine-et-Loire) où ils créent un Institut agricole sur le modèle de Roville. Suite à une mauvaise gestion, ils font faillite en 1830.

http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/07/institut-agricole-du-verneuil-maine-et-loire-1827-1830.html

Le 21 juin 1829, nait sa fille, Charlotte Félicie Cornélie. C’est le jour où a lieu un grand concours de charrues sur le domaine du Verneuil, Amédée Busco très occupé par l’organisation de cette importante journée, mande Eugène Louviot, commis au Verneuil pour déclarer la naissance à la mairie d’Auverse.

Entre 1831 et 1832, Amédée Busco tente de remonter seul, non loin de là, au Vivier-des-Landes (commue de Courcelles-de-Touraine, département de l’Indre-et-Loire) un Institut agricole. Cet établissement ne voit jamais le jour car il n’arrive pas à s’entendre sur les conditions avec le propriétaire.

http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/08/institut-agricole-du-vivier-des-landes-indre-et-loire.html

 

En 1833, Amédée Busco et les frères Boucher lancent un nouvel institut sur le domaine de Sigonneau (commune de Marray, département de Loir-et-Cher). Suite au peu de succès dans le recrutement des élèves, l’établissement ne voit jamais le jour.

http://histoire-agriculture-touraine.over-blog.com/2017/07/institution-agricile-de-sigonneau-loir-et-cher.html

 

En 1833, Amédée Busco, s’installe à Bouges (Indre) comme "cultivateur". Faute d’informations supplémentaires, nous supposons qu’il est régisseur du château de Bouges (Indre) appartenant à l’homme d’affaire lorrain Georges Timothée Masson (1774-1857), voir ci-dessous.

Fin 1834, dans le cadre d’une mission Saint-simonienne en Egypte, il quitte la France pour fonder un Institut agricole, voir ci-dessous.

Amédée Busco meurt de la peste le 19 mars 1835 avec plusieurs autres membres de cette mission.

 

Sources :

Archives départementales de l’Isère en ligne. Etat-civil, naissances à Grenoble, 1802-1803, acte n° 606, page 157.

Archives départementales de la Meurthe-et-Moselle en ligne. Etat-civil, mariages à Roville-devant-Bayon, 1793-1872, page 338.

Archives départementales du Maine-et-Loire en ligne. Etat-civil, N-M-D à Auverse, 1821-1839, acte n° 28, pages 179-180.

Archives départementales de l’Indre en ligne. Etat-civil, N-M-D à Bouges, 1823-1842, acte n° 7 page 435. Le consulat de France au Caire communique le décès d'Amédée Busco au maire de Bouges.

L'Ami de la religion, journal ecclésiastique, politique et littéraire. Tome 85, Paris 1835. p. 682. Trois Saint-simoniens sont morts de la peste à Alexandrie ; ce sont MM. Busco, de Grenoble, gendre de M. Mathieu de Dombasle ; le docteur Fourcade, ancien chirurgien de cavalerie ; et Alric, statutaire, qui venait d'être nommé directeur de l'école de dessin au Caire.

Cultivateur à BOUGES (Indre) en 1834

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Bouges

Le 21 novembre 1826, Talleyrand revend Bouges à un homme d'affaires lorrain, Georges Timothée Masson (1774-1857), qui possède également en Berry le château de Villedieu et ses 4 500 hectares de terres, mais passe le plus clair de son temps à Nancy. Il doit sa fortune à la manufacture de tabac fondée par son père à Nancy et possède de grands domaines tels que Guermange et Art-sur-Meurthe. Maire-adjoint de Nancy en 1814, il y reçoit le tsar Alexandre Ier de Russie.

Son fils, Antoine Achille Masson (1815-1882) administre les domaines de Bouges et de Villedieu au décès de sa mère en 1839. Il épouse en 1850 Adélaïde Joséphine Bachasson de Montalivet, deuxième fille d'Adélaïde de Saint-Germain et du ministre Camille de Montalivet qui obtiendra de Napoléon III l'autorisation de transmettre son nom aux descendants de son gendre.

On attribue à Antoine Achille Masson la transformation du parc de Bouges en parc à l'anglaise. Sans doute est-ce lui qui effectue également des aménagements intérieurs10 : installation du billard dans l'actuelle salle de jeux ; transformation de la chambre contiguë en salle à manger ; installation d'un piano dans le petit salon, avec une partie du mobilier de la chambre de Talleyrand.

Mission SAINT-SIMONIENNE en Egypte 1834-1835

 

LEVALLOIS Michel, "Les saint-simoniens en Egypte". Bulletin de la Sabix, 2014.

URL. http://sabix;revues.org/1110

Extrait page 2 :

"Saint-simoniens", puisqu'héritiers intellectuels du penseur Henri Saint-Simon (1760-1835), c'est à l'initiative du Père Enfantin (1796-1864), qu'Emile Barrault (1799-1869) et de Michel chevalier (1806-1879) qu'ils ont entrepris une nouvelle expédition en Egypte entre 1833 et 1851, et se sont institués continuateurs de la mission de régénération de l'Egypte voulue par Bonaparte. Ils ont pris le relais des hommes du "moment post-napoléonien", que furent Soliman Pacha, Clot Bey et Linant de Bellefonds (1799-1883), mais leur œuvre demeura longtemps oubliée.

Extrait page 45 :

Cette entreprise collective et officielle a été également riche d'initiatives militantes individuelles. Il faut citer celles de Clorinde Rogé et de Suzanne Voilquin pour l'éducation des filles, l'instruction médicale et de la santé pour les femmes, celles d'Antoine Ollivier, Amédée Buso, Charles Duguet pour la création d'exploitations agricoles modèles. Elles furent souvent des échecs, mais elles contribuèrent à préparer les esprits à des réformes dans les domaines les plus variés.

 

JOUVE Dr., Vie et œuvre d'Alexis Petit, par le Dr JOUVE, Dossier du trimestre, Société des amis d'Ismaÿul Urbain et d'études saint-simoniennes. N° 11, Lettre trimestrielle, décembre 2002, Cote A346

Extrait, page 4 :

Petit est dépité : "Pas un homme que séduit l'espoir d'une vie riche et glorieuse, qu'entraîne la pensée de la régénération de l'art ou la conception d’un art nouveau". Mais il va cependant justifier son voyage à Paris en ramenant l'agronome Amédée Busco, gendre de Mathieu de Dombasle, directeur de l'école de Roville. Enfantin pense que "la forme de service personnel est épuisée", il veut faire de Petit "un contremaître de l'entreprise industrielle" en lui confiant la direction du futur Institut agricole d'Egypte. Le 8 décembre 1834, Busco présente à Mehemey Ali le projet d'une ferme modèle, regroupant les enseignements agricole, horticole, arboricole, sylvicole et viticole. Il demande au vice-roi 5 à 600 hectares et la construction de bâtiments pour héberger les professeurs et les cent élèves de 14 à 18 ans dont les études dureront 2 ans. Le ministre de la Guerre, Kourchid Bey, convaincu par le projet, offre ses propres terres, mais, le 19 mars 1835, Busco meurt d'une crise d'apoplexie. Alexis Petit, bien que co-fondateur de l'Institut agricole d'Egypte, se désintéresse de la question et ne reprend pas le flambeau.

p. 2

Alexis Petit suit pendant un an les cours de l'école d'agriculture de Roville, sans résultat, avant d'essayer, sans plus de succès, à la profession d'avocat...

 

L'Ami de la religion, journal ecclésiastique, politique et littéraire. Tome 85, Paris 1835,p. 682. "Trois Saint-simoniens sont morts de la peste à Alexandrie ; ce sont MM. Busco, de Grenoble, gendre de M. Mathieu de Dombasle ; le docteur Fourcade, ancien chirurgien de cavalerie ; et Alric, statutaire, qui venait d'être nommé directeur de l'école de dessin au Caire."

 

Revue de l'Académie du Centre. 2011. L'expérience d'une ferme communautaire industrielle d'un Saint-Simonien mystique, Alexis Petit, Vauzelles, Velles, (1836-1871) par le Docteur Bernard JOUVE. p. 23-29
Extrait p. 25
Déçu, Petit repense alors à Roville. Il joint Matthieu de Dombasle qui, séduit, lui propose d'envoyer en Égypte son gendre agronome Amédée Bosco. Ce dernier est particulièrement intéressé par cette proposition : "Je vous avoue que je serai fier d'importer dans la féconde vallée du Nil toutes les améliorations éprouvées en France." Il prépare activement son voyage en modifiant pour l'Égypte les instruments aratoires créés par son beau-père et en emportant de nombreux plants de végétaux inconnus en Égypte : luzerne, trèfle incarnat, "beau froment de France", ray-gras d'Italie, blé du Chili et de Pologne, grande orge, orge à éventail, maïs blanc, fourrages variés, choux cavalier, haricots nains, chicorée, tétragonia, etc.
Le 8 décembre 1834, Busco présente à Mehemet Ali le plan d'une ferme agricole modèle et d'une école regroupant l'enseignement agricole, horticole, sylvicole, et viticole. Il demande au vice-roi cinq à six cents hectares et la construction de bâtiments pour loger deux cents élèves de 14 à 18 ans pendant deux ans.
Alexis Petit est co-fondateur, contremaître de l'entreprise industrielle. Kourchid Bey, ministre de la Guerre, intéressé par le projet offre mille hectares de ses propres terres. Le 19 mars 1835 Busco meurt d'une crise l'apoplexie alors que les travaux sont déjà avancés. Alexis Petit hésite puis refuse de diriger l'école. L'expérience agricole avec Busco a été brève mais importante pour la suite. etc.
 

 

Mission SAINT-SIMONIENNE en Egypte 1834-1835

LEVALLOIS Michel, "Les saint-simoniens en Egypte". Bulletin de la Sabix, 2014.
URL. http://sabix;revues.org/1110

Extrait page 2 :

"Saint-simoniens", puisqu'héritiers intellectuels du penseur Henri Saint-Simon (1760-1835), c'est à l'initiative du Père Enfantin (1796-1864), qu'Emile Barrault (1799-1869) et de Michel chevalier (1806-1879) qu'ils ont entrepris une nouvelle expédition en Egypte entre 1833 et 1851, et se sont institués continuateurs de la mission de régénération de l'Egypte voulue par Bonaparte. Ils ont pris le relais des hommes du "moment post-napoléonien", que furent Soliman Pacha, Clot Bey et Linant de Bellefonds (1799-1883), mais leur œuvre demeura longtemps oubliée.

Extrait page 45 :

Cette entreprise collective et officielle a été également riche d'initiatives militantes individuelles. Il faut citer celles de Clorinde Rogé et de Suzanne Voilquin pour l'éducation des filles, l'instruction médicale et de la santé pour les femmes, celles d'Antoine Ollivier, Amédée Buso, Charles Duguet pour la création d'exploitations agricoles modèles. Elles furent souvent des échecs, mais elles contribuèrent à préparer les esprits à des réformes dans les domaines les plus variés.

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JOUVE Dr., Vie et œuvre d'Alexis Petit, par le Dr JOUVE, Dossier du trimestre, Société des amis d'Ismaÿul Urbain et d'études saint-simoniennes. N° 11, Lettre trimestrielle, décembre 2002, Cote A346

Extrait, page 4 :

Petit est dépité : "Pas un homme que séduit l'espoir d'une vie riche et glorieuse, qu'entraîne la pensée de la régénération de l'art ou la conception d’un art nouveau". Mais il va cependant justifier son voyage à Paris en ramenant l'agronome Amédée Busco, gendre de Mathieu de Dombasle, directeur de l'école de Roville. Enfantin pense que "la forme de service personnel est épuisée", il veut faire de Petit "un contremaître de l'entreprise industrielle" en lui confiant la direction du futur Institut agricole d'Egypte. Le 8 décembre 1834, Busco présente à Mehemey Ali le projet d'une ferme modèle, regroupant les enseignements agricole, horticole, arboricole, sylvicole et viticole. Il demande au vice-roi 5 à 600 hectares et la construction de bâtiments pour héberger les professeurs et les cent élèves de 14 à 18 ans dont les études dureront 2 ans. Le ministre de la Guerre, Kourchid Bey, convaincu par le projet, offre ses propres terres, mais, le 19 mars 1835, Busco meurt d'une crise d'apoplexie. Alexis Petit, bien que co-fondateur de l'Institut agricole d'Egypte, se désintéresse de la question et ne reprend pas le flambeau.

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Alexis Petit suit pendant un an les cours de l'école d'agriculture de Roville, sans résultat, avant d'essayer, sans plus de succès, à la profession d'avocat...

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L'Ami de la religion, journal ecclésiastique, politique et littéraire. Tome 85, Paris 1835,p. 682. "Trois Saint-simoniens sont morts de la peste à Alexandrie ; ce sont MM. Busco, de Grenoble, gendre de M. Mathieu de Dombasle ; le docteur Fourcade, ancien chirurgien de cavalerie ; et Alric, statutaire, qui venait d'être nommé directeur de l'école de dessin au Caire."

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Revue de l'Académie du Centre. 2011. L'expérience d'une ferme communautaire industrielle d'un Saint-Simonien mystique, Alexis Petit, Vauzelles, Velles, (1836-1871) par le Docteur Bernard JOUVE. p. 23-29
Extrait p. 25
Déçu, Petit repense alors à Roville. Il joint Matthieu de Dombasle qui, séduit, lui propose d'envoyer en Égypte son gendre agronome Amédée Busco. Ce dernier est particulièrement intéressé par cette proposition : "Je vous avoue que je serai fier d'importer dans la féconde vallée du Nil toutes les améliorations éprouvées en France." Il prépare activement son voyage en modifiant pour l'Égypte les instruments aratoires créés par son beau-père et en emportant de nombreux plants de végétaux inconnus en Égypte : luzerne, trèfle incarnat, "beau froment de France", ray-gras d'Italie, blé du Chili et de Pologne, grande orge, orge à éventail, maïs blanc, fourrages variés, choux cavalier, haricots nains, chicorée, tétragonia, etc.
Le 8 décembre 1834, Busco présente à Mehemet Ali le plan d'une ferme agricole modèle et d'une école regroupant l'enseignement agricole, horticole, sylvicole, et viticole. Il demande au vice-roi cinq à six cents hectares et la construction de bâtiments pour loger deux cents élèves de 14 à 18 ans pendant deux ans.
Alexis Petit est co-fondateur, contremaître de l'entreprise industrielle. Kourchid Bey, ministre de la Guerre, intéressé par le projet offre mille hectares de ses propres terres. Le 19 mars 1835 Busco meurt d'une crise l'apoplexie alors que les travaux sont déjà avancés. Alexis Petit hésite puis refuse de diriger l'école. L'expérience agricole avec Busco a été brève mais importante pour la suite. etc.
 

Publié dans Agronomes, Personnage

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